Les recherches

par

L'Orchestre Philharmonique de Vienne a participé une expérience menée par le Prof. Dr. Fritz Sterz et destinée à évaluer le risque d'infection par le virus entre les musiciens, en mesurant la propagation de l'air respiré à l'aide des sondes placées dans le nez des musiciens et de photographies.
Les premiers résultats montrent une propagation plus faible qu'attendu : rien à signaler au sein des cordes, des vents et des autres instruments ; seule la flûte traversière présenterait un danger pour ses voisins, l'air expulsé parcourant quelque 75 centimètres.
Ces résultats ont été mis à la disposition du ministère autrichien de la santé et de toute autre institution qui en aurait besoin.

A Munich, c'est le Professeur Christian Kähler, expert en dynamique des fluides, qui a analysé comment les chanteurs et les musiciens expulsent l’air et les gouttelettes.
Il conclut que la flûte, le hautbois et la clarinette peuvent poser des problèmes mais que les gros instruments à vent ne semblent pas "dangereux". Et le chant serait assez sûr : le mouvement de l’air est limité à 50 cm, pas assez pour provoquer une propagation. Evoquant les choeurs dont de nombreux membres ont été touchés par le virus, il impute la responsabilité de la contagion, non au concert, mais plus probablement à la proximité entre les chanteurs avant et après les concerts.

Et pour le Professeur Adam Finn (Université de Bristol), un lien entre le chant et la propagation du virus reste anecdotique. 

 

 

Les commentaires sont clos.