Naissance et renaissance à Macerata
Dans les Marches, le Macerata Opera Festival prépare l'édition de son centenaire : fondé en 1921, il a été suspendu en raison de la Seconde Guerre mondiale pour ne reprendre qu'en 1967, année depuis laquelle il se déroule chaque année sans interruption, célébrant en 2014 sa 50e saison.
Comme d'habitude, il se déroulera au Sferisterio, une structure théâtrale unique en son genre dont de nombreux chanteurs affirment qu'il s'agit de l'opéra à ciel ouvert doté de la meilleure acoustique en Italie. Construit en 1823 par Ireneo Aleandri, son nom et sa structure particulière doivent leur origine son usage premier, le pallone col bracciale, une sorte de pelote basque très populaire en Italie jusque dans les années 1920. Il peut contenir 2 800 spectateurs.
Le programme de cette édition ne doit rien au hasard. Aïda d'abord, puisque c'est avec cette oeuvre que, le 27 juillet 1921, le Sferisterio accueillait le genre pour la première fois. La nouvelle production est confiée à la metteuse en scène argentine Valentina Carrasco. Puis le théâtre de Macerata a choisi une icône de sa production, la Traviata dite "des miroirs", créée en 1992 par Henning Brockhaus et Josef Svoboda (et reprise ensuite pour sept autres éditions jusqu'en 2018). Mais il s'agit cette fois d'une nouvelle production.
Le calendrier sera complété par des rendez-vous avec la danse, la musique crossover, des conférences,... et on a entendu passer le nom de Vadim Repin.