Le Journal

Courageuses audaces à Montréal

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L’arrivée Michel Beaulac à la direction artistique de l’Opéra de Montréal a fait entrer dans les moeurs la présence annuelle d’un opéra de notre temps et a remarquablement diversifié les auditoires.
Au cours de la saison 2017-18, il y aura même deux ouvrages contemporains : Svadba et JFK et, pour la troisième année de suite, une oeuvre commandée par l'Opéra.
Svadba (Mariage), opéra de chambre a cappella d’Ana Sokolovic mettant en scène six femmes, a été créé au Festival d’Aix-en-Provence en 2015. Pour sa première montréalaise, l’oeuvre sera chantée en serbe.
JFK, une coproduction et commande de l’OdeM et de l’Opéra de Fort Worth, a été créé en avril 2016 au Texas. La musique est de David T. Little sur un livret de Royce Vavrek. Dans cet opéra qui se déroule 12 heures avant l’assassinat du président, l’OdeM nous promet une oeuvre spectaculaire, une musique poignante, un livret où les larmes s’illuminent de quelques sourires…

Liste des instruments volés à Strasbourg

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A Strasbourg, le magasin d’instruments Le salon de Musique a été victime d’un cambriolage dans la nuit du 9 au 10 février : une cinquantaine de flûtes, piccolos, clarinettes, saxophones et accessoires ont été dérobés par des voleurs compétents et avisés, qui ont procédé méthodiquement..
Pour déjouer le marché nauséabond de leur revente, les gérants ont décidé de publier la liste de toutes les pièces disparues accompagnées de leur référence : Nous avons le pouvoir de lutter contre les malfaisants qui nous volent plus que nos bien, ajoute le magasin qui invite les internautes à diffuser l’information pour que les voleurs puissent être retrouvés.

Masterclass de Guido Segers à Namur

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Dans le cadre des Rencontres Internationales de Cuivres (RIC) 2017 initiées par l'IMEP, une masterclass de Guido Segers, trompette solo de l’Orchestre de Munich, s'y déroulera ce jeudi 23 février à partir de 14h00.
La personnalité et le parcours de Guido Segers sont édifiants et l'occasion d'assister  à ces classes (entrée libre) est une rare opportunité en Belgique.

Guido Segers est né à Bree (Limbourg belge). Diplômé des Conservatoires Royaux de Bruxelles et de Liège (1ers Prix de trompette et de musique de chambre), il emporte rapidement les 1ers Prix aux Concours Pro Civitate et Tenuto.
De 1985 à 1990, il poursuit son perfectionnement auprès de Pierre Thibaud au CNSM de Paris et à partir de 1985, il est à la fois trompettiste solo à l’Orchestre National de Belgique et professeur aux Conservatoires de Bruxelles et Maastricht.

En 1994, Guido Segers est nommé trompette solo de l'Orchestre Philharmonique de Munich alors sous la direction de Sergiu Celibidache qui ne cache pas son enthousiasme : Après tant d'années, nous avons enfin trouvé le bon. James Levine qui lui succède confirmera d'ailleurs : Guido Segers est un trompettiste d'une précision incroyable.
Il ne néglige pas pour autant la musique de chambre : avec le Brass Munich Ensemble, il parcourt le monde entier pour plus de 50 concerts par an et il est membre fondateur du Quintette de Cuivres de l'Orchestre Philharmonique de Munich.
En soliste, on le retrouve avec des orchestres tels que le Philharmonique de Munich, l'ONB et l'Orchestre Symphonique du Limbourg pour des concerts enregistrés par la radio et la télévision.
L'enseignement et le soutien des jeunes artistes lui sont particulièrement chers. Ses classes de maître sont recherchées tant en Allemagne qu'au Festival du Schleswig-Holstein, à l'Académie Tibor Varga de Sion ou pour les Jeunesses Musicales de Croatie.
En 2000, il a d'ailleurs a fondé l'International Auditions Academy qui se déroule à intervalles réguliers à Munich.
Une collaboration musicale étroite lie Guido Segers à d'autres grands trompettistes tels Guy Touvron, Bernard Soustrot, Philip Jones ou le regretté Maurice André.

Entrée libre - Renseignements et inscriptions: acquistoantoine@gmail.com

Les grand moyens à l'Opéra de Bordeaux

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La Régie de l’Opéra National de Bordeaux a décidé de suspendre Charles Jude, Directeur de la danse, pour cause de posture globale de refus de collaborer adoptée depuis plusieurs mois par le Directeur de la danse.
L’Opéra de Bordeaux dirigé Marc Minkoswki indique dans le même document qu’il travaille, depuis plusieurs mois, à définir un nouvel équilibre entre un montant de ressources réduit et une activité artistique ambitieuse et que travail de fond requiert de toute l’équipe de Direction engagement, confiance et étroite collaboration. Une mission lourdement compromise par les soucis au niveau du ballet.
L'Opéra de Bordeaux négocie en ce moment avec les tutelles la future Convention Opéra National 2018-22, un label qui indique que l’effectif du ballet doit être de 39 danseurs. Actuellement au nombre de 32, ceux-ci avaient saisi la justice le 6 février pour demander que leurs contrats soient prolongés de deux ans afin de garantir un effectif permettant de danser les ballets du répertoire classique.
C’est Eric Quilleré, actuel Maitre de ballet, qui assurera la direction de la danse par intérim de la compagnie en attendant le règlement définitif de la situation actuelle.

Valentin Uryupin remporte le Concours Solti

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Le jeune chef d'orchestre russe Valentin Uryupin a remporté le Premier Prix du 8e Concours Georg Solti à Francfort et 15.000 euros. Lauréat aussi du prix du public, il a reçu une baguette originale Sir Georg Solti.
Le 2e Prix, doté de 10.000 euros, est allé à Wilson Ng (Chine, 27 ans) et le 3e Prix (5.000 euros) à l'American Farkhad Khudyev.
A la clé, des engagements avec l'Opéra de Francfort, l'Orchestre Museum, le Symphonique de la Radio de Francfort, la Badische Staatskapelle de Karlsruhe, ...
Rappelons que la décision du jury se base non seulement sur le dernier concert public mais aussi dans les deux jours de répétition.

Valentin Uryupin est né en Ukraine en 1985. Formé à l'École centrale de musique et au Conservatoire Tchaïkovski de Moscou en direction et en clarinette, il a déjà remporté plusieurs concours (Belgique, Italie, Allemagne, Suisse, Chine, Finlande, République tchèque, Russie) et joué avec de nombreux orchestres en Europe, en Chine et au Japon.

 

Diemecke au Teatro Colon

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Le chef mexicain Enrique Arturo Diemecke, actuel directeur musical de l'Orchestre Philharmonique de Buenos Aires (Argentine), vient d'être nommé directeur général artistique du Teatro Colón, le principal opéra d'Amérique du Sud.
Issu  d'une famille de musiciens originaire de Leipzig, Enrique Arturo Diemecke commence le violon à six ans et travaille plusieurs années avec Henryk Szering; il s'intéresse ensuite au cor français, au piano et aux percussions et poursuit ses études universitaires à Washington et à l’école Pierre Monteux avec Charles Bruck.
C'est après avoir remporté le Concours Exxon (chef d’orchestre) en 1983 qu'il débute sa carrière : Orchestre National du Mexique, Philharmonique de Bogota, Philharmonique de Buenos Aires au Théâtre Colon, Orchestre Simon Bolivar (Vénézuela),... Il a dirigé aussi de nombreux orchestres d'Amérique du Nord (Long Beach, Flint, Washington...) et européens (ONF, Lyon, Symphonique de la BBC, Philharmonique de Liverpool, Montpellier,...)
Passionné d'opéra et de musique symphonique, il a enregistré plus de 30 albums.

 

Prix Hindemith 2017

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Le Prix Hindemith 2017 d'une valeur de 20 000 euros a été décerné au compositeur canadien Samy Moussané (32 ans). Né à Montréal, Moussané comptait parmi les derniers protégés de Pierre Boulez.
Samy Moussa a étudié la composition et la direction à l'Université de Montréal. Actuellement, il complète ses études avec Matthias Pintscher et Pascal Dusapin. Il a été lauréat de la Fondation Ernst von Siemens musique et a reçu le Prix Opus 2015 du Compositeur de l'année.
Le Prix Hindemith vise à promouvoir les jeunes compositeurs et rappeler ainsi le volet éducatif de l'œuvre de Paul Hindemith (1895-1963). Il est allé à Matthias Pintscher, Jörg Widmann, Dai Fujikura, Johannes Maria Staud, David Hefti et, l'année dernière, à Anna Clyne.

Le retour du vynile se confirme

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Chaque année, au moment de la publication des chiffres de ventes, on en reparle : le disque vinyle fait son grand retour. Après sa quasi disparition avec l'avènement de la musique dématérialisée, popularisée par le mauvais format MP3, ce support grignote à nouveau de l'espace dans les rayons des disquaires. Ce que l'on annonçait comme un phénomène de mode est devenu, au fil des ans, un élément majeur capable de rendre le sourire aux maisons de disques. Car le bel objet se vend bien, et il se vend cher : en moyenne une vingtaine d'euros pour un album. Certains se négocient à la moitié de ce prix mais d'autres atteignent sans vergogne les 35 euros. Sans parler de l'achat de la platine équipée d'un port USB ou de capacités Bluetooth : deux et trois cents euros pour de la qualité.
En 2016, on a vendu plus de 267 000 disques vinyles en Belgique, soit six fois plus qu'en 2010. Chaque année, les ventes augmentent car le son du 33 tours serait plus original, plus chaud que celui de la musique numérique. Pourtant, d'après le spécialiste Dan Lacksman, compositeur-ingénieur du son et membre fondateur du groupe Telex : "On ne peut pas dire que la qualité du son soit meilleure. Il est juste différent. Son rendu dépend de toute façon du master original. Beaucoup d'albums ne sont en fait que des gravures de CD, ce qui détériore encore la qualité."
De plus, le support vinyle est techniquement limité. Il devient presque impossible d'améliorer la qualité de gravure alors que les progrès du numérique ne font que s'accentuer. Si le CD est lui aussi figé par le format et les choix initiaux, la musique dématérialisée se convertit de plus en plus à la haute définition téléchargeable sur des sites spécialisés et destinée aux puristes de sons non compressés.
Le succès du disque vinyle est donc à chercher ailleurs que dans sa qualité sonore intrinsèque. Acheter un disque permet d'avoir à nouveau en main quelque chose de réel, que l'on peut offrir comme cadeau -au contraire d'un fichier MP3. On peut le manipuler, le contempler, s'extasier sur la beauté de la pochette et même prendre du plaisir à le retourner toutes les 20 minutes, durée maximale d'une face. Un parfum de nostalgie dont il faut prendre soin car il se détériore à l'écoute...
Preuve de ce nouvel engouement, une enseigne comme la FNAC propose une vingtaine de platines différentes contre à peine l'un ou l'autre lecteur de CD.
Egalement limité techniquement par rapport aux nouveaux fichiers haute définition, le CD sera peut-être le prochain à disparaître des rayons... Avant un éventuel retour dans trente ans !

3 jeunes talents à Gstaad

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La 17e édition des Sommets Musicaux de Gstaad a décerné à Caroline Goulding, violoniste américaine de 24 ans, le Prix Thierry Scherz pour "la meilleure interprétation de la série des jeunes" qui lui offre l’enregistrement de son premier CD avec orchestre auprès du label Claves Records qui en assurera également la promotion.
Le violoniste français David Petrlik (21 ans) et le pianiste français Alexandre Kantorow reçoivent le Prix André Hoffmann doté de 5'000 CHF pour "la meilleure interprétation de l’œuvre contemporaine" de Toshio Hosokawa.
Ces trois lauréats se sont produits dans la série des Jeunes Talents.
Le jury était composé de Renaud Capuçon, directeur artistique du festival et mentor de la série des jeunes, Toshio Hosokawa, compositeur contemporain en résidence et Patrick Peikert, Directeur du label Claves Records.

Nicolai Gedda n'est plus

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Nicolai Gedda est décédé en Suisse à l'âge de 91 ans.
Pour l'annoncer, nous avons attendu que sa famille confirme la triste nouvelles à cause d'une rumeur qui avait circulé déjà en mai 2015.
L'un des plus grands ténor du XXe siècle s'est donc éteint après une carrière exceptionnellement longue puisqu'il chantait encore dans les années '90.
Après de jeunes années passées en Allemagne et une première formation musicale à Leipzig, il fait ses débuts en 1952 à l'Opéra de Stockholm dans le Postillon de Longjumeau (Adam). Il a bénéficié du soutien de Karajan et, en 1953, il était recruté par La Scala. Il collabora étroitement aussi avec l'Opéra de Paris qui lui confia avec bonheur de nombreux rôles de premier plan dans le répertoire français mais pas seulement : sa maîtrise de neuf langues lui permettait d'aborder nombre de rôles partout dans le monde. Son répertoire comprend une cinquantaine d'opéras différents (dont tous les grands opéras mozartiens) ainsi qu'un nombre imposant d'oratorios, de messes et de cantates.
Sa voix claire et chaleureuse, flexible et puissante convenait idéalement aux rôles lyriques.
Et à ce jour, Nicolai Gedda incarne sans doute le recordman mondial du nombre d'enregistrements discographiques classico-lyriques, toutes catégories, tessitures vocales et langues confondues.