Le Journal

Quand on aime...

par

Alvin Mills a fondé le Brentwood-Westwood Symphony Orchestra (Los Angeles) en 1955. A l'âge de 94 ans, il s'apprête à passer la main le 15 mai prochain.
Son modèle était Pierre Monteux. Rappelons qu'en 1961, à l'âge de 86 ans, Monteux avait encore accepté la direction de l'Orchestre Symphonique de Londres.

Deux remplacements impromptus

par

Barabara Haveman a fait hier soir ses débuts à la Scala : elle y a remplacé sa compatriote Eva Maria Westbroek (malade) pour la Première de la nouvelle production de la Fanciulla del West (Robert Carsen) dirigée par Riccardo Chailly. Le spectacle a reçu une ovation de 9 minutes.
Au même moment, à Vienne, la jeune américaine Alexandra LoBianco remplaçait Anne Schwanewilms en Leonore dans Fidelio.

Le Met à la rescousse

par

Le Metropolitan Opera a accepté de libérer Sonya Yoncheva de sa production de La Bohème pour reprendre le rôle de Norma à Londres en septembre prochain. Elle y remplacera donc Anna Netrebko qui avait signé le rôle mais vient d'annoncer que sa voix n'est plus adaptée.

Musique et parole chez les tout-petits

par

Une récente étude publiée par l'Académie américaine des sciences conforte l'incidence bénéfique de la musique sur l’apprentissage de la parole chez de tout petits bébés, ce que les musicothérapeutes et autres intervenants constatent de façon empirique depuis de nombreuses années déjà : exposés à la « pratique musicale », les bébés montrent une meilleure réceptivité neuronale aux structures rythmiques inhérentes à la parole et, par conséquent, une meilleure discrimination auditive (déterminante, on le sait, pour son acquisition).
Notre étude est la première à démontrer que l’exposition des bébés aux sons autres que les sons du langage peut influencer le traitement du langage, explique Christina Zhao, chercheuse à l’Institut des sciences de l’apprentissage et du cerveau de l’Université de Washington. A ma connaissance, nous sommes aussi les premiers à démontrer l’impact de la musique sur le cerveau de si jeunes enfants, ajoute-t-elle.
L’étude a été menée avec 39 bébés âgés de neuf mois qui ont participé avec leurs parents aux sessions de jeu de 12 à 15 minutes pendant un mois. Vingt bébés faisaient partie du "groupe musique" : ils écoutaient de la musique pour enfants en tapant le rythme, tandis que le groupe témoin jouait avec des jouets simples sans musique.

Le Boléro, fin !

par

La SACEM a tranché : le Boléro (Ravel) relève bien du domaine public depuis ce 1er mai.

Sur eBay...

par

La partition de la 7e Symphonie du compositeur britannique Malcolm Arnold a été retrouvée sur eBay par sa famille.
Connu surtout pour avoir écrit la musique du film Le Pont de la Rivière Kwai, Malcolm Arnold est aussi l'auteur de neuf symphonies dont la septième avait disparu. Egarée ou donnée sans doute au cours d'une épisode dépressif, selon sa famille.
La partition sera présentée au public au Collège d'Eton College.

Prix Ernst von Siemens 2016

par

Le compositeur danois Per Norgard a reçu lundi à Munich le Prix Ernst von Siemens 2016 (250.000 euros). Il a été honoré pour l'ensemble de son œuvre qui en fait "l'un des compositeurs les plus originaux du Nord" sans négliger la tradition musicale de Scandinavie.
Per Norgard est né le 13 juillet 1932 à Gentofte. Il a étudié à Copenhague avec Vagn Holmboe et Finn Høffding à Copenhague puis avec Nadia Boulanger à Paris. Ses premières oeuvres sont marquées par l'empreinte de Carl Nielsen et Jean Sibelius et par le langage musical de Vagn Holmboe. Dans les années '60, il rejoint l'avant-garde d'Europe centrale et les séries, et il développe sa propre méthode de composition où des modèles fonctionnent en parallèle dans différents tempos. Il puise son inspiration dans des thèmes d'Extrême-Orient et l'«Art Brut» des malades mentaux. Il compte à son actif huit symphonies, six opéras, de nombreux concertos, de la musique de chambre et des pièces chorales. Son opéra Gilgamesh a reçu le Prix Nordic en 1974.
Le Prix Ernst von Siemens est décerné par la Fondation suisse Ernst von Siemens depuis 1973, finançant quelque 150 projets dans le domaine de la musique contemporaine: commande de nouvelles œuvres, soutien de festivals, de concerts, de projets pour les jeunes et de publications.

Cachez cette bouteille... !

par

Pour promouvoir l’événement Tous à l’Opéra  (les 7 et 8 mai), la R.O.F (Réunion des opéras de France) a fait appel au directeur de l'Opéra Comique, Jérôme Deschamps, pour réaliser un clip mettant en valeur le libre accès pour public à de nombreux opéras nationaux.
Le clip montre un homme attablé invectivant une chanteuse qui travaille ses vocalises dans sa cuisine. La chanteuse, c'est Patricia Petibon, marraine de cette 10e édition de Tous à l’Opéra.
Mais, gros problème ! une bouteille de vin apparaît à l’écran alors que la loi Evin proscrit la promotion de l’alcool dans les spots publicitaires dans le cadre de la lutte contre l’alcoolisme. Et l’ARPP ( Autorité de régulation professionnelle de la publicité) a exigé le retrait du plan où apparaît ladite bouteille.

 

Formation musicale en libre accès

par

Alors que l'éducation musicale s'étiole, certains gouvernements en font une cause nationale.
En décembre dernier, l'Estonie finançait l'accès libre à la formation musicale pour tous ses citoyens via la plate-forme de sensibilisation musicale Meludia, une jeune start-up française.  Désormais, Malte suit l’exemple : ses 425 000 habitants peuvent, eux aussi, accéder gratuitement à Meludia pour une période initiale de trois ans. C'est le ténor maltais Joseph Calleja qui a su convaincre le Premier Ministre maltais Joseph Muscat.
Et le gouvernement maltais veut favoriser la sensibilisation à la musique dans différents domaines de la société : Meludia annonce son déploiement, en version maltaise, dans les écoles publiques et privées, les écoles de musique, à l’université, dans des maisons de retraite, les hôpitaux et les prisons.
Si le projet devait s'étendre à nos régions, on vous en avertirait, c'est promis !

Coup de théâtre pour le Boléro

par

Le Figaro annonce ce soir un rebondissement de taille : alors que le Boléro (Ravel) devait tomber dans le domaine public hier, une procédure restée secrète jusqu'ici, initiée par de nouveaux prétendants à l'héritage, pourrait prolonger les droits d'auteur de vingt ans. Ils négocieraient actuellement avec la Sacem (Société des droits d'auteur). A la clé, un bonus évalué à 20 millions d'euros !
Comment ? Ils veulent faire reconnaître la partition comme une œuvre collaborative et ainsi ajouter un co-auteur à l'ouvrage. Ils auraient d'ailleurs reçu un soutien de poids, celui des mystérieux héritiers de Ravel cachés derrière des sociétés écrans qui ont, eux aussi, ont une bonne raison de soutenir cette demande.
Si la Sacem inscrit ce co-auteur au bulletin de déclaration du Boléro, l'œuvre ne tombera dans le domaine public que dans vingt ans.
La Sacem se serait réunie en conseil d'administration extraordinaire vendredi dernier et aurait rejeté la demande mais la guerre pourrait à nouveau se poursuivre devant les tribunaux.