Le Journal

A l'Orchestre de Paris

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Le hautboïste espagnol Lucas Macías Navarro (37 ans) vient d'être nommé chef assistant de l’Orchestre de Paris pour la saison prochaine. Il y travaillera donc avec Daniel Harding.
Hautboïste au Lucerne Festival Orchestra sous la direction de Claudio Abbado et à l’Orchestre Mozart de Bologne, il est hautbois solo dans le Royal Concertgebouw Orchestra d’Amsterdam.

St-Martin-in-the-Fields en deuil

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L'Académie St.Martin-in-the-Fields a annoncé le décès ce 12 avril du violoniste néo-zélandais Alan Loveday à l'âge de 88 ans. Il était l'un de ses fondateurs.
Son enregistrement des Quatre Saisons de Vivaldi avec l'Académie et Sir Neville Marriner est resté une référence. Vendu à plus de 500.000 exemplaires, il fut le premier disque d'or de l'Académie.

Et s'il n'en reste qu'un...

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Le Concours Menuhin a attiré cette année bien plus de concurrentes que de concurrents.
Au stade des demi-finales, le constat est rude : la gent masculine ne compte plus qu'un représentant.
Se présenteront à ce stade de l'épreuve :
- Melle Louisa Staples (Royaume Uni, 16 ans)
- Melle Do Gyung (Corée du Sud, 18 ans)
- Mr Ziyu He (Chine, 16 ans)
- Melle Ariel Horowitz (Etats-Unis, 19 ans)
- Melle Youjin Lee (Corée du Sud, 20 ans)
- Melle Yu-Ting Chen (Taiwan, 20 ans)
- Melle Qing Yu Chen (Etats-Unis, 16 ans)
- Melle Jeein Kim Female (Corée du Sud, 20 ans)
- Melle Song Ha Choi (Corée du Sud, 16 ans).

A Toulouse, Carmen jette l'éponge

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Les représentations de Carmen par la Fabrique Opéra de Toulouse prévues au début du mois de mai ont été annulées car le «risque financier» trop élevé.
Pour rappel, La Fabrique Opéra est née en 2007. Pour redynamiser l’opéra et son public, Patrick Souillot monte alors un projet de spectacle coopératif avec, pour acteurs principaux, des jeunes lycéens de formations techniques et professionnelles. La structure nationale voit le jour à Grenoble et plusieurs associations locales portent le nom de La Fabrique Opéra (comme à Orléans ou Annecy).
A Toulouse, le projet "Carmen" démarré en janvier dernier implique quelque 400 lycéens et de nombreux musiciens et chanteurs tel le ténor Luca Lombardo.
Mais hier, le projet a été définitivement annulé : la direction de La Fabrique Opéra de Toulouse évoque un risque financier lié à l’annulation de la subvention accordée par la maison mère de La Fabrique Opéra et regrette que toute une équipe -principalement des jeunes, dont la plupart avait fait de Carmen leur projet de fin d’études- soit sacrifiée.
Mais au siège national de La Fabrique Opéra, on apprécie peu la présentation de la situation par les Toulousains et on répond : "Au terme d’une série de mises en garde de plusieurs mois restée infructueusenous avons été contraints de rompre le partenariat le 29 Janvier soit il y a deux mois et demi (et non pas une semaine, contrairement à ce qui a été allégué par l’association locale), et leur avons signifié par lettre recommandée. Cette rupture entraîne l’interdiction d’utiliser le nom La Fabrique Opéra. Dès le 8 Juin 2015, nous avions alerté par écrit sur la constitution d’une équipe trop importante et les coûts élevés impactant le budget du projet toulousain et brimant la dynamique des jeunes, qui doivent rester les premiers concepteurs de la réalisation des éléments de mise en scène. Nous réitérons le 8 août par écrit, les enjoignant à diminuer le budget et améliorer la dynamique amateur et associative du projet. (...) Nous n’avons d’autre choix que de nous séparer, décision douloureuse pour nous, mais nécessaire pour éviter un désastre comme celui-ci. La gestion des responsables du projet toulousain n’est en rien conforme avec la manière dont on gère une production sous le nom La Fabrique Opéra. Malgré cela, les acteurs de Carmen à Toulouse continuent à utiliser le nom et le concept La Fabrique Opéra. Le 7 mars, nous envoyons une nouvelle injonction écrite par LRAR de ne plus utiliser notre nom. Ils continuent tout de même à se réclamer La Fabrique Opéra dans la presse comme si de rien n’était.
Deux mois et demi après notre séparation, ils arrêtent aujourd’hui le projet. Le non-respect de leurs engagements est dommageable pour les spectateurs et pour le projet, pour les Toulousains. S’ils s’étaient mis en conformité avec les obligations liées à l’usage de notre nom au moment opportun, cela ne serait pas arrivé. A contrario, ils agissent au nom de
La Fabrique Opéra sans autorisation, dévoient le concept et nous causent un préjudice".
L'idée d'un spectacle monté par des bénévoles et des centaines de lycéens, telle qu'elle a été développée à Toulouse, vient de s'effondrer. Ce qui n'hypothèque pas pour l'heure d'autres projets sous la coupole de La Fabrique Opéra.

Zoltan Kodaly perd une voix ardente

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Nous venons d'apprendre le décès de Cynthia Jolly à l'âge de 94 ans.
Soprano, traductrice, critique et professeur de musique, Cynthia Jolly s'est largement consacrée à l'oeuvre de  Zoltán Kodály et à la diffusion dans le monde anglophone de ses mélodies et de ses principes d'éducation musicale.
Elle avait fait ses débuts à Budapest en 1948. Fascinée par les airs populaires que Kodály avait collectés, elle avait obtenu un financement du British Council et du Ralph Vaughan Williams Trust pour oeuvrer à leur redécouverte.
Zoltan Kodály l'incita aussi à se rendre à Somogy, dans le Sud-Ouest de la Hongrie, pour savoir si des changements étaient apparus dans la musique qu'il avait enregistrée.
Avec un philologue anglais et un étudiant agricole écossais, je me mets à faire ce que j'aurais hésité à faire dans mon propre pays, écrivait-elle en 1968.
Le compositeur a suivi de près les résultats et l'a incitée à les présenter lors d'une conférence à l'Académie Franz Liszt (Budapest).
Riche des enseignements reçus en Hongrie, Cynthia Jolly poursuivait parallèlement sa carrière de soprano, y compris des apparitions au Wigmore Hall (Londres). En novembre 1949, elle propose un programme de récital qu'un critique qualifiera de "groupe de chansons modernes plutôt piquantes". Il fut bien reçu puisque le même critique ajoute que «sa défense était convaincante».
Et quand Zoltan Kodály recevra  un doctorat honorifique de l'Université d'Oxford, c'est elle qui interprètera ses airs.
Vivant un temps à Rome et à Vienne, elle y a combiné ses activités professionnelles et des écrits destinés à des publications spécialisées en Grande-Bretagne.
Son dernier concert au Wigmore Hall semble remonter à 1963, dans un programme en allemand, russe et hongrois où elle révèle "son intelligence vive, son sens du style et son imagination musicale dans la caractérisation des oeuvres" selon un autre critique.

Licenciements au Conservatoire de Moscou

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Des raisons économiques sont à l'origine de licenciements au Conservatoire de Moscou aussi. Les médias font état cette semaine du licenciement de deux professeurs de renom, Svetlana Savenko et Elena Sorokina, actifs au département d'histoire de la musique russe.

Le Quatuor Aris se distingue à Weimar

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Le Quatuor Aris (Allemagne) vient de remporter la 7e édition du Concours International de musique de chambre Joseph Joachim doté de 10.000 euros.
Le 2e Prix (5000 euros) va au Trio Amati (Pays-Bas).
Organisé au Conservatoire de Weimar, le Concours réunissait dans son jury Anne-Kathrin Lindig (Présidente), Jonathan Aner, Bruno Canino, Isabel Charisius, Lukas Hagen, Erich Krueger, Irene Schwalb et Raphael Wallfisch.

Le "Nobel" italien à Jeffrey Tate

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Le chef britannique Jeffrey Tate (° 1943, Salisbury) est le lauréat du Prix A Vita Nella Musica 2016, considéré en Italie comme le Prix Nobel de la musique.
Parmi ses prédécesseurs, on compte Arthur Rubinstein, Andres Segovia, Karl Böhm, Carlo Maria Giulini, Yehudi Menuhin, Mstislav Rostropovich, Nathan Milstein, Leonard Bernstein, Nikita Magaloff, Isaac Stern, Maurizio Pollini, Raina Kabaivanska et Luca Ronconi, Salvatore Accardo, Claudio Abbado, Ruggero Raimondi,Daniel Barenboim, Carlo Bergonzi, Gidon Kremer, Aldo Ciccolini, Whun Chung Myung, Salvatore Sciarrino, Yuri Temirkanov,...>
Metteur en scène pendant ses études de médecine à Cambridge, Jeffrey Tate s'est spécialisé dans la chirurgie de l'œil. Abandonnant plus tard son poste à l'hôpital St Thomas (Londres) pour étudier la musique au London Opera Centre, il a ensuite occupé le poste de chef de chant au Royal Opera House (Covent Garden) sous la tutelle de Georg Solti puis d'assistant de Karajan à la Philharmonie de Berlin. On le retrouve aux côtés de Pierre Boulez à Bayreuth en 1976 pour la production du centenaire de la Tétralogie de Wagner mise en scène par Patrice Chéreau et, en 1979, pour la création mondiale de la version achevée de Lulu à l'Opéra de Paris. Ses débuts internationaux de chef d'orchestre ont lieu la même année au Metropolitan de New York. En 1985, il est nommé chef principal de l'English Chamber Orchestra puis, en septembre 1986, chef d'orchestre principal à Covent Garden. De 1989 à 1998, il est premier chef invité de l’Orchestre National de France et, de 2005 à 2010, directeur musical du Teatro San Carlo de Naples avant de rejoindre l'Orchestre Symphonique de Hambourg.

Concours Métamorphoses

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Le 9e concours biennal de composition acousmatique Métamorphoses organisé par Musiques & Recherches est en cours.
Catégories de participants:
La catégorie A : ouverte aux compositeurs de 28 ans et moins en 2016 et étudiants en composition électroacoustique (avec preuve de cette qualité). Il n'y a pas de frais d'inscription.
La catégorie B : ouverte aux compositeurs souhaitant concourir dans cette catégorie et qui auront 50 ans et moins en 2016. Les frais d'inscription pour la catégorie B s'élèvent à 20 € par compositeur.

Inscriptions en ligne : www.weezevent.com/metamorphoses-2016-concours-de-composition-acousmatique
Date limite d'inscription le 17 avril 2016.

Ensembles amateurs aux Halles de Paris

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Les Halles de Paris qui viennent d'entamer une nouvelle jeunesse abritent désormais une nouvelle Maison des Pratiques artistiques amateurs (MPAA).
Si, jusqu'à présent, les MPAA concernaient principalement les troupes de théâtre et de danse amateurs, ce nouveau lieu innove en se destinant en priorité aux grands ensembles musicaux.
Trois MPAA existent déjà à Paris : à Saint-Germain-des-Prés et dans les  14e et 20e arrondissements. La nouvelle venue, au centre de Paris, s'ouvre aux orchestres, choeurs, chorales et harmonies amateurs. "Il y a déjà une importante offre pour les musiques actuelles mais très peu pour les grands ensembles de type orchestre ou choeur. Ces effectifs demandent de la place, les lieux sont très rares à Paris et ce qui est rare est cher...",  explique Guillaume Descamps, le directeur.
La MPAA des Halles propose 5 salles de répétitions de 70 à 110 m2, construites avec des matériaux phoniques et pouvant accueillir des ensembles de 60 à 70 musiciens. Une équipe de régisseurs aide à la mise en place des chaises, des pupitres et du parc d'instruments.
Le prix de la réservation ? 6 euros l'heure. Et 5 euros supplémentaires en cas d'utilisation du piano pour (payer les frais d'accord) ou du parc de percussions. Et 5 euros supplémentaires si l'effectif dépasse les trente personnes. Soit un coût maximal 21 euros de l'heure, ce qui devrait apporter une aide précieuse aux ensembles amateurs. L'une des missions de la MPAA consiste à recenser ceux-ci pour réaliser un annuaire à destination des Parisiens en recherche d'une pratique artistique amateurs et pour coller au mieux aux besoins de ces structures. La base de données en recense déjà plus de 2000 dont plus de 400 choeurs et chorales et une soixantaine d'orchestres.
La MPAA ne pourra pas accueillir tout le monde en même temps. Si les salles sont bien ouvertes à tous, la MPAA est obligée de faire une sélection pour permettre une rotation. L'idée est d'accueillir des projets plutôt que des associations : ne pas planifier une structure de septembre à juin avec un créneau immuable chaque semaine, mais convenir d'une période suffisante pour monter un projet, généralement trois à quatre mois (et l'allonger si nécessaire) pour ne pas bloquer les salles pour des nouveaux projets qui arriveraient en cours d'année.
Il y a aussi une saison de programmation pour valoriser les projets nés dans les murs et Signal Sonore, le "festival maison". La MPAA des Halles est en Portes Ouvertes jusqu'à dimanche prochain avec de nombreuses répétitions publiques d'orchestres, d'harmonies et de choeurs.