Le Journal

203 inscriptions pour la 18e édition du « Santander International Piano Competition » de Paloma O'Shea

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Le 18e Paloma O'Shea Santander International Competition qui se tiendra du 25 juillet au 5 août prochains répond à une grande attente : 203 inscriptions venant de 36 pays de partout en Europe, Asie, Amérique du Nord et Espagne.
Cette 18e session s'annonce sous les plus belles augures artistiques. Certains pianistes inscrits ont déjà remporté d'autres compétitions internationales de piano. De plus, plusieurs candidats sont des musiciens formés dans certaines des meilleures écoles de musique dans le monde. Leur âge varie entre 16 et 30 ans.
Le processus de sélection commence dès maintenant. Les demandes de candidatures sont examinées minutieusement et les noms des pianistes retenus seront annoncés en février. Ils prendront part aux épreuves de présélection qui auront lieu en mars et avril à Madrid, Moscou, New York et Paris. Ces épreuves sont ouvertes au grand public. En avril, le jury de présélection annoncera les noms des 20 candidats retenus qui seront convoqués pour juillet 2015 au Palais des Festivals de Santander dans le nord de l'Espagne.
Le jury, qui compte des personnalités internationales du monde de la musique, sera présidé par le pianiste et professeur Gary Graffman. Les membres du jury seront Jian Li, Tomás Marco, Luis Pereira Leal, Michel Béroff, Péter Csaba, Christopher Elton, Homero Francesch, Márta Gulyás, Klaus Hellwig, Eldar Nebolsin et Blanca Uribe.
Les artistes invités seront le Cuarteto Casals en tant que partenaires pour la musique de chambre, et les deux concerts symphoniques seront donnés par le Radio Televisión Española Symphony Orchestra (qui célèbre son 50e anniversaire) sous la baguette du maestro Pablo González.
Le Concours Santander offre un prix de 90 000 Euros. Le gagnant et les finalistes auront également la possibilité de donner des concerts dans des lieux clés du monde entier, un important coup d'envol à leur carrière.

Liberté

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Sur mes cahiers d’écolier
Sur mon pupitre et les arbres
Sur le sable sur la neige
J’écris ton nom

Sur toutes les pages lues
Sur toutes les pages blanches
Pierre sang papier ou cendre
J’écris ton nom

Sur les images dorées
Sur les armes des guerriers
Sur la couronne des rois
J’écris ton nom

Sur la jungle et le désert
Sur les nids sur les genêts
Sur l’écho de mon enfance
J’écris ton nom

Sur les merveilles des nuits
Sur le pain blanc des journées
Sur les saisons fiancées
J’écris ton nom

Sur tous mes chiffons d’azur
Sur l’étang soleil moisi
Sur le lac lune vivante
J’écris ton nom

Sur les champs sur l’horizon
Sur les ailes des oiseaux
Et sur le moulin des ombres
J’écris ton nom

Sur chaque bouffée d’aurore
Sur la mer sur les bateaux
Sur la montagne démente
J’écris ton nom

Sur la mousse des nuages
Sur les sueurs de l’orage
Sur la pluie épaisse et fade
J’écris ton nom

Sur les formes scintillantes
Sur les cloches des couleurs
Sur la vérité physique
J’écris ton nom

Sur les sentiers éveillés
Sur les routes déployées
Sur les places qui débordent
J’écris ton nom

Sur la lampe qui s’allume
Sur la lampe qui s’éteint
Sur mes maisons réunies
J’écris ton nom

Sur le fruit coupé en deux
Du miroir et de ma chambre
Sur mon lit coquille vide
J’écris ton nom

Sur mon chien gourmand et tendre
Sur ses oreilles dressées
Sur sa patte maladroite
J’écris ton nom

Sur le tremplin de ma porte
Sur les objets familiers
Sur le flot du feu béni
J’écris ton nom

Sur toute chair accordée
Sur le front de mes amis
Sur chaque main qui se tend
J’écris ton nom

Sur la vitre des surprises
Sur les lèvres attentives
Bien au-dessus du silence
J’écris ton nom

Sur mes refuges détruits
Sur mes phares écroulés
Sur les murs de mon ennui
J’écris ton nom

Sur l’absence sans désir
Sur la solitude nue
Sur les marches de la mort
J’écris ton nom

Sur la santé revenue
Sur le risque disparu
Sur l’espoir sans souvenir
J’écris ton nom

Et par le pouvoir d’un mot
Je recommence ma vie
Je suis né pour te connaître
Pour te nommer

Liberté.

Paul Eluard, Au rendez-vous allemand, 1945

Pleyel à Fimalac

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Indépendamment de l'issue des procédures judiciaires, c'est Fimalac qui a obtenu la concession de la Salle Pleyel. Désormais, Pleyel convoquera le jazz, la comédie, la danse et la chanson mais la musique classique en est bannie malgré sa longue tradition. Objectif prioritaire: mettre la nouvelle salle philharmonique à l'abri de la concurrence.
Marc Ladreit de Lacharrière, patron de Fimalac, obtient la convention d’occupation pour quinze ans. Le patron de la holding, mieux disant financier, écarte donc Pascal Nègre, PDG d’Universal Music, associé au spécialiste de l’événementiel Eurosites, qui n’ajoutera pas cet « Olympia cinq étoiles » de 1 900 places à l’Olympia, dont il est déjà gestionnaire. Il évince également le producteur audiovisuel Morgane Groupe (organisateur des Francofolies de La Rochelle et du Printemps de Bourges) et Jean-Marc Dumontet (DB Investissement), déjà à la tête de théâtres comme Le Point Virgule, Bobino ou le Théâtre Antoine (avec Laurent Ruquier).
L’offre financière faite par Fimalac est la plus attractive : la cession de la salle (loyer fixe, revenu de 3 % sur le chiffre d’affaires et location du showroom des pianos Pleyel) devrait en effet assurer à la Philharmonie un revenu moyen de 1,8 million d’euros mensuels. Une bonne nouvelle alors que son budget de fonctionnement de 18 millions d’euros, doté à parité par l’Etat et la Mairie de Paris, a fondu.
A suivre...

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/culture/article/2015/01/08/le-patron-de-fimalac-reprend-la-salle-pleyel_4551653_3246.html#wlg5serLYAwYz89k.99

Décès de Julien Jalal Eddine Weiss

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Le musicien et compositeur français Julien Jalal Eddine Weiss, talent créatif du qanûn (la cithare sur table orientale) et du répertoire savant arabo-musulman, est décédé des suites d’un cancer ce 2 janvier à Paris. Il avait 61 ans.
Dès les années '70, Julien Jalal Eddine Weiss s’est consacré à la musique de l’Orient dont il était devenu un spécialiste mondialement reconnu. Guitariste de formation classique, élève de l’Ecole normale de musique, il est fasciné dès 1965 par le luth oriental (le oud) irakien. Il décide alors d’aller vers la musique du monde arabe et se passionne pour la sophistication de ces esthétiques basées sur un système microtonal. Du oud, il passe au qânun qui lui découvre plus de possibilités encore.
Julien Jalal Eddine Weiss partira ensuite à la rencontre des maîtres égyptiens, tunisiens, turcs, libanais, syriens et irakiens et rencontrera Mounir Bachir, son  père spirituel.
En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/disparitions/article/2015/01/06/julien-jalal-eddine-weiss-musicien-et-compositeur_4549797_3382.html#BgR0WJ5L7BvofZRe.99

Stradivarius en Chine

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On sait que la Chine s'intéresse désormais à tous les domaines de la musique classique européenne. Pour la première fois, un Stradivarius de 1727 passé aux mains d'un particulier habitant en Chine continentale. Le montant de la transaction n'a pas été divulgué.
Le violon appartenait à un philanthrope américain. Il devrait être mis à la disposition d'un violoniste chinois. Le magazine Strad annonce que l'acheteur (anonyme) envisage une Fondation destinée aux prêts d'instruments.

John Storgards invité à Ottawa

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Le chef finlandais John Storgårds vient d'être nommé pour trois ans chef invité de l'Orchestre du Centre National des Arts d' Ottawa (Canada). Le chef principal est le violoniste Pinchas Zukerman. Storgårds sera le deuxième chef invité de l'histoire du CNA (le premier était Franz-Paul Decker de 1991 à 1999).
Storgårds est chef principal de l'Orchestre Philharmonique d'Helsinki et chef invité de l'Orchestre philharmonique de la BBC. Il est également le directeur artistique de l'Orchestre de Chambre de Laponie.

La vie musicale en statistiques

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Chaque mois de janvier, Bachtrack (http://bachtrack.com/fr_FR/classical-music-statistics-2014) publie les statistiques de ses listings d'événements de musique classique pour l'année écoulée. En 2014, le site a recensé près de 25,000 événements permettant de dégager les tendances dans les salles de concert du monde entier.

Constats

1. les chefs sont de plus en plus jeunes
2014 a vu la disparition de plusieurs maîtres de la direction, Claudio Abbado, Lorin Maazel, Frans Brüggen, Rafael Frühbeck de Burgos et Christopher Hogwood. La moyenne d'âge du top 10 des chefs les plus actifs a chuté, trois d'entre eux ayant une trentaine d'années.
2. les orchestres américains sont les plus actifs
Les orchestres américains occupent la tête du classement avec six places dans le top 10. À certains égards, cela est représentatif de la façon dont se produisent les orchestres aux Etats-Unis, qui donnent souvent le même programme trois fois de suite en fin de semaine, alors que c'est une pratique peu courante en Europe.
3. Quels sont les compositeurs les plus joués ?
Les orchestres programment davantage de musique de la fin du 19e ou début 20e siècles. 2014 a vu une arrivée de Ravel et Dvořák au top 10 des compositeurs les plus joués, avec Rachmaninov non loin derrière à la 14e place du classement, augmentant ainsi de 8 places par rapport à 2013. Pour la première fois, Haydn est sorti de ce top 10.
4. Quels sont les oeuvres les plus jouées ?
Dans les salles de concert, Le Messie de Haendel règne toujours en maître incontesté – avec une pointe aux périodes de Noël et de Pâques – tandis que Beethoven a cinq de ses œuvres au top 10 ! Juste à côté, Rachmaninov gravit les échelons, sa Rhapsodie sur un Thème de Paganini bondissant de la 172e à la 16e place. Dans les baisses, Le Sacre du Printemps de Stravinsky, ce qui n'est pas étonnant après tant de programmations en 2013 pour le centenaire de sa création.
5. A l'opéra...
Règne sans partage de l'opéra italien ! Dans le top 10 des opéras donnés en 2014, 8 sont (généralement) chantés en italien, avec Carmen et  Die Zauberflöte comme seules oeuvres non-italiennes présentes au classement. Cela a une incidence sur les statistiques concernant les compositeurs d'opéra, qui voient Giuseppe Verdi rafler la première place avec 737 représentations, suivi de près par Puccini. Il est intéressant de noter que Benjamin Britten – un autre compositeur célébré en 2013 – s'est maintenu sur la scène lyrique avec 109 représentations, dont 68 ont été données hors des frontières britanniques. À la 11ème place arrive Gluck – un compositeur célébré en 2014.

L'OrgueStudio, un nouveau projet à l'Imep

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Un nouvel enseignement de l’orgue a fait son apparition dans le paysage des Hautes Écoles des Arts. En septembre dernier, Guido Jardon, directeur de l’IMEP, a confié à Benoît Mernier, professeur depuis 2002 et à Cindy Castillo, lauréate de l’Institut et du Conservatoire National Supérieur de Paris, la mission d’apporter de nouvelles perspectives aux études supérieures d’orgue pour atténuer les décalages existants entre l’orgue et le monde artistique actuel et permettre aux étudiants organistes de trouver leur voie dans ce monde-là une fois leur diplôme obtenu. À nouveau départ, nouveau nom. Les études d’orgue et d’improvisation à l’IMEP ont été rebaptisées OrgueStudio.
Cette nouvelle appellation sous-entend plusieurs significations complémentaires: l’idée d’une pédagogie de la pratique de l’orgue à travers une dimension scénique; l’élaboration de projets menés avec différents partenaires permettant d’élargir l’horizon du monde organistique et de nourrir l’imaginaire des étudiants; une approche conjuguée du répertoire et de la créativité (sous forme écrite et improvisée); une réflexion prospective sur l’orgue, sa réalité, son avenir…
Pour envisager l'avenir, il faut tirer les leçons du passé. L’enseignement de l’orgue a toujours tenu compte de l’évolution de l’instrument et de son usage. Il est remarquable que cette évolution ait toujours été liée aux (r)évolutions sociales, économiques voire industrielles. L’orgue de concert, par exemple, se développe au début du 20e siècle parallèlement à l’avènement de l’électricité et des salles de concert. Le modèle de l’orgue de concert a suscité une pédagogie spécifique, élaborée tout d’abord au Conservatoire de Paris et reprise ensuite dans la plupart des institutions musicales occidentales.
Cette pédagogie semble devoir inventer à présent de nouveaux moyens pour répondre aux réalités du monde musical d’aujourd’hui : le concept du concert lui-même n’est-il pas en profonde mutation, en quête de nouveaux lieux et de nouveaux publics? Il est normal que l’orgue, instrument intimement inscrit dans la vie de nos sociétés, évolue dans sa pratique selon les nouvelles modalités qu’impliquent les bouleversements actuels. Les festivals proposent de plus en plus de concerts-spectacles autour de l’orgue. Il est important que l’enseignement ne suive pas à retardement ce mouvement mais l’anticipe.
L’OrgueStudio créé à l’IMEP repose donc sur cet ambitieux projet: à l'instar d'un opéra studio, davantage fonctionner par projet, par production. Depuis septembre, les étudiants et leurs professeurs ont ainsi travaillé en partenariat avec la classe de chant et avec celle de musique électronique. Deux projets ont vu le jour. L'un intitulé "nell'organo", littéralement "dans l'orgue", une appellation historique venue de l'Italie du 17e siècle qui met l'orgue au centre du groupe instrumental. L'autre, intitulé "orgue et technologie", qui a associé un outil moderne, l'iPad, à l'orgue.
Premier projet (octobre et novembre 2014, autour de l’orgue de la chapelle du Séminaire de Namur): les deux premières semaines ont été consacrées au travail de recherche et de transcription d'œuvres allemandes du 17e siècle pour consort de violes de gambe et voix solistes sous la houlette de Cindy Castillo. La transcription a de tout temps été un moyen efficace d’appropriation mais aussi de renouvellement tant du répertoire que des gestes techniques instrumentaux. Une fois les partitions prêtes, les étudiants se sont mis en duo et trio avec des étudiantes en chant pour préparer et donner deux concerts au mois de novembre. Ils témoignèrent de beaux moments de partage musical et de prise de conscience de la réalité du terrain. Ils en appelleront assurément d’autres…
D
euxième projet (le 18 décembre dernier): Un projet "orgue et technologie" proposant des improvisations avec iPad. L’organiste suédois Hampus Lindwall, grand connaisseur du répertoire d'aujourd'hui et improvisateur hors-pair, est venu donner une classe de maître d'une journée préparée en amont par des ateliers d'improvisation libre donnés par Benoît Mernier. L'idée maîtresse était de pouvoir connecter des œuvres du répertoire baroque entre elles par des improvisations résolument contemporaines. Les ateliers de préparation avaient permis de mettre en valeur quelques éléments musicaux permettant l'introduction ou la transition entre deux chorals de Bach par exemple. Au cours de la journée, les étudiants ont retravaillé ces improvisations au moyen de l’électronique. Au départ de ces mêmes fragments extraits de leurs œuvres, ils ont improvisé tout en les traitant avec des programmes de transformation sonore. Les choses ont alors pris une toute autre tournure. Ce ne fut pas seulement un enrichissement de timbres grâce à des artifices technologiques. La technologie, en particulier le maniement digital intuitif de la tablette, a provoqué des idées nouvelles. Au lieu d'avoir un seul organiste jouant et manipulant l'iPad, le jeu en duo s'est naturellement mis en place. L'organiste est alors libre pour jouer et registrer, l’organiste-DJ étant plus libre pour gérer les transformations sonores. On est donc complètement passé en mode d'improvisation collective. L'organiste répondait aux idées et vice versa. Cette journée mémorable s’est clôturée par un concert passionnant qui a permis de créer des passerelles originales et inouïes entre les œuvres du programme grâce aux improvisations avec iPad.
Une partie non négligeable des collaborations interdisciplinaires développées dans l’OrgueStudio sera consacrée aux nouveaux arts et aux nouvelles technologies visuelles et sonores. L’orgue est en soi un laboratoire de sonorités. Adjoindre à cet instrument les possibilités informatiques et électroniques est porteur d’émotions inouïes qui se révèlent dés à présent riches de possibilités passionnantes. Un partenariat avec la classe de musique électronique et d’informatique musicales créée récemment à l’IMEP va permettre la concrétisation régulière de ces découvertes de territoires inconnus.
L’idée n’est pas de rester confiné dans le champ de l’expérimentation et de la recherche mais de mettre d’emblée ce nouvel alliage en situation de concert. L’OrgueStudio se veut un lieu et un espace ouverts de recherche et d’innovation tentant de donner un autre souffle à la vie de l’orgue sans nier ni délaisser pour autant les aspects traditionnels de la carrière des organistes.
Aventures à suivre dès ce 20 janvier à l'Abbatiale de Leffe (Dinant) où se déroulera dès 14H une évaluation représentative des projets de l'OrgueStudio en compagnie de la classe de chant.

Dernière Isolde

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Le public a longuement ovationné Waltraud Meier dimanche dernier au Berliner Staatsoper). A 58 ans, la mezzo allemande venait de chanter pour la dernière fois Isolde, un des grands rôles de sa vie. C'est sous la baguette de Daniel Barenboïm que s'est déroulée cette soirée d'adieux.

Lou Koster revient

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En février prochain sortira sous le label Naxos l'oeuvre orchestrale de la compositrice luxembourgeoise Lou Koster interprétée par l' Estro Armonico Luxembourg sous la baguette de Jonathan Kaell. Lou Koster était largement autodidacte. Pianiste, elle connut ses plus grands succès dans l'entre-deux-guerres où elle assurait l'accompagnement de films muets. Orchestrées à partir des versions originales au piano, des pièces comme Lore-Lore et Moselträume sont devenus tubes au cours des années '30: une œuvre  tour à tour subtile, sensuelle,audacieuse, riche de rebondissements et d'émotion. Oubliés depuis les années '60 et récemment redécouverts, les enregistrements à paraître sont annoncés fidèles témoignent d'une joie irrépressible de faire de la musique. A suivre.

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