Le Journal

Les cheffes d'orchestre commencent à fleurir un peu partout...

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Mirga Gražinytė-TylaOriginaire de Lituanie la cheffe d'orchestre Mirga Gražinytė-Tyla a été nommée adjointe de Gustavo Dudamel à la direction du Los Angeles Philharmonic Orchestra qu'il dirige depuis 2009, succédant à Esa-Pekka Salonen.
Mirga Gražinytė-Tyla a été lauréate 2012 du prestigieux Prix Nestlé Jeunes chefs d'orchestre du Festival de Salzbourg suite à quoi elle a dirigé l'Orchestre de Chambre Gustav Mahler lors d'un concert au Festival de Salzbourg. Elle a été nommée directeur musical du "Salzbourg Landestheater" à partir de la saison 2015/16 où en 2014/15, elle procèdera à de nouvelles productions de La Flûte enchantée et Tahrir (première mondiale). La saison dernière, elle a participé à une grande tournée avec Gidon Kremer et la Kremerata Baltica et a fait ses débuts avec le Wiener Kammerorchester à Vienne. Au cours de 2013/14 en tant que premier maître de chapelle de l'Opéra de Berne, elle a dirigé de nouvelles productions La Traviata et de La Petite Renarde rusée. Elle a également dirigé plusieurs productions au Théâtre de Heidelberg dans Aida et Carmen ainsi que de nouvelles productions de Die Entführung auf dem Serail et Las Cartas de Frida du compositeur mexicain Marcela Rodriguez. Mirga Gražinytė-Tyla a également dirigé l'Orchestre de la Radio danoise et le MDR Orchestra de Leipzig,

Louis Langrée prolongé au festival "Mostly Mozart"

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LangréeLe contrat de Louis Langrée en tant que directeur musical du festival "Mostly Mozart" au Lincoln Center de New York a été recnduit pour trois ans. Il occupe la fonction depuis 2002. Originaire de Mulhouse, Louis Langrée, âgé de 53 ans, le chef est également aujourd'hui directeur musical de l’Orchestre Symphonique de Cincinnati (depuis 2013) et dirige la Camerata Salzburg où il a succédé à Leonid Kavakos en 2011. De 2001 à 2006, il a été directeur musical de l'Orchestre Philharmonique de Liège.

A Valence, Helga Schmidt quitte le "Palais des Arts"

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Bel ouvrage de Santiago Calatrava, le Palais des Arts a été sujette à d'importantes avaries en 2013 © crescendo-magazine
Bel ouvrage de Santiago Calatrava, le Palais des Arts a été sujette à d'importantes avaries en 2013 © crescendo-magazine

L'Autrichienne Helga Schmidt qui a fait du Palais des Arts de Valence une des plus importantes maisons d'opéra du monde, jette l'éponge. Intendante et directrice artistique de la prestigieuse maison, le ministère de la culture espagnole avait décidé, en janvier dernier, de lui adjoindre un directeur financier.  Il y a quelques semaines, Zubin Mehta qui avait ouvert le "Palais des Arts Reine Sofia" en octobre 2006 et était président du Festival de la Méditerranée qui se se tient tous les ans à Valence, avait quitté ses fonctions craignant que, suite aux restrictions financières, la Maison ne devienne un théâtre de province: difficile à accepter quand on sait que depuis son ouverture, et jusqu'en 2011, la direction musicale de l'opéra était confiée à Lorin Maazel. Le départ d'Helga Schmidt a éré négocié entre les parties.

"Grandes Maisons" en crise : Salzbourg n'est pas épargnée

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Le Festival de Salzbourg est lui aussi confronté à d’importantes difficultés financières. En 2013 déjà, sa direction annonçait un déficit budgétaire de 1,6 millions d’euros, malgré un record d’audience. La somme avait finalement pu être comblée par une réserve d’argent. Cette année, la présidente du festival, Helga Rabl-Stadler adresse un appel aux investisseurs pour le maintien du festival. Les coûts liés à l’organisation du festival ne cessent d’augmenter -de 52 millions d’euros en 2011 à 64,8 millions en 2013-, alors que l’aide financière de 13,5 millions d’euros a peu évolué depuis 1998. La direction artistique d'Alexander Pereira depuis 2011 dont le mandat prend fin cette année où Pereira rejoint -non sans problèmes- la Scala de Milan- est elle aussi sujette à la controverse. Pereira aurait investi une part importante du budget dans la commande d'oeuvres nouvelles œuvres dans le but de marquer l’engagement du festival dans la création contemporaine. Il se défend en argumentant que le financement de ces commandes était "assuré par la contribution de sponsors". Parmi les mesures entreprises, Helga Rabl-Stadler a annoncé en mai dernier la réduction budgétaire de la 94e édition du festival (du 18 juillet au 31 août 2014) : celle-ci est évaluée à 61 millions d’euros contre 64,8 millions en 2013. La programmation comprend par ailleurs la suppression d’une vingtaine de représentations. Pour 2015, le budget global est estimé à 60 millions d’euros. Les pouvoirs publics autrichiens devraient quant à eux augmenter leur contribution de 2,5 millions d'euros, d’après une annonce faite en juin dernier par le conseil d'administration du Festival.

Carlo Bergonzi nous a quittés

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Avec le décès de Carlo Bergonzi survenu le 25 juillet à Milan -il avait 90 ans-, le monde lyrique perd un des plus grands interprètes du répertoire italien de sa génération. Partenaire légendaire de Maria Callas, Victoria de los Angeles, Leontyne Price,  Martina Arroyo, Montserrat Caballé, John Sutherland, Renata Scotto, Renata Tebaldi, Beverly Sills,... le ténor a vu le jour le 13 juillet 1924 à Polesine Parmense en Emilie-Romagne. Après l'étude du piano qu'il avait commencé à 14 ans, il se consacre dix années plus tard au chant qu'il étudie au Conservatoire de Parme avec le baryton Edmondo Grandini. Pendant la deuxième guerre mondiale, il est emmené dans un camps de concentration en Allemagne pour ses activités antifascistes. Sa carrière prend véritablement son envol en 1954 lors de ses débuts à La Scala. En 40 ans de carrière sur toutes les grandes scènes du monde, Carlo Bergonzi aura chanté 71 opéras et il laisse derrière lui une large discographie, autant de références. Ses dernières années furent consacrées à l'enseignement.
En 2009, Carlo Bergonzi reçut le "Lifetime Achievement Award" des Midem Classical Awards (MCA), aujourd'hui "International Classical Music Awards" (ICMA)

Rome se donne une chance

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L'Opéra de Rome tente de sauver son existence. Les baisses de salaire semblent en voie d'être acceptées. D'autres points stratégiques vont être examinés tels le niveau international de la maison et les stratégies pour réorganiser son fonctionnement. Et un fonds spécial de 25 millions d'euros devrait permettre d'apurer l'endettement de la maison. Réévaluation dans quelques mois.

Joshua Bell prolonge son contrat à St-Martin-in-the-Fields

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Le violoniste américain Joshua Bell a signé une prolongation de son contrat pour une durée de trois ans (jusqu'à l'été 2017) en tant que directeur musical de l'Académy of St- Martin-in-the-Fields.

Daniel Barenboïm s'exprime dans "Die Welt" à propos du conflit israélo-palestinien

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"Il n'y a pas de solution militaire". Daniel Barenboim a un passeport israélien et palestinien. En 1999, il a fondé le West-Eastern Divan Orchestra réunissant deses jeunes musiciens d'Egypte, de Syrie, de l'Iran, du Liban, de la Jordanie, de la Tunisie, d'Israël, de Palestine et d'Andalousie. "J'écris cela en tant qu'ambassadeur de la paix de l'Organisation des Nations Unies et en tant que personne qui a deux passeports, un Israélien et un Palestinien. J'écris avec un coeur lourd, parce que ce qui se passe à Gaza depuis plusieurs semaines confirme ma conviction de longue date qu'il n'y a pas de solution militaire au conflit israélo-palestinien. Ce n'est pas un conflit politique, mais un conflit humain entre deux peuples qui partagent la conviction profonde et apparemment inconciliables qu'ils ont droit au même lopin de terre. [...] L'essence du conflit reste incompris et inexploré. Un cessez-le-feu est indispensable. Je souffre avec mes compatriotes israéliens qui vivent actuellement dans la peur: le bruit constant de coups de feu, le sentiment que vous ou un de vos proches pourrait en être vistime. Mais j'éprouve aussi une profonde compassion face à la détresse et la peur terrible de mes frères palestiniens dans la bande de Gaza qui tous les jours vivent des pertes dévastatrices. Après des décennies de dévastation et de victimes des deux côtés, le conflit a maintenant atteint un niveau inimaginable de cruauté et de désespoir. C'est pourquoi je me permets de souligner que le moment est venu peut-être de chercher une solution réelle et exacte du problème. Un cessez-le-feu est bien sûr essentiel, mais il est loin d'être suffisant. Le seul moyen de sortir de cette tragédie, la seule façon de prévenir la tragédie et l'horreur consiste à forcer tout le monde à parler les uns aux autres. Il ne mène à rien qu'Israël refuse de négocier avec le Hamas ou de reconnaître un gouvernement d'union. Non, Israël doit écouter les Palestiniens, qui sont capables de parler une langue. La compassion est un devoir moral qui doit être décidé ensemble La première chose, un accord doit être conclu à ce sujet il n'y a pas de solution militaire. C'est alors seulement que l'on peut commencer à discuter d'une question de justice pour les Palestiniens, qui est attendue depuis longtemps, et de l'autre sur la sécurité d'Israël, qu'exigent à juste titre les Israéliens. Nous, les Palestiniens avons le sentiment que nous devons enfin obtenir une solution équitable, les droits auxquels chaque nation a droit sur cette terre: l'autonomie, l'autodétermination, la liberté, et tout ce qui va avec. Nous, Israéliens doivent reconnaître notre droit de vivre sur la même parcelle de terre. La division du pays ne peut venir qu'après que les deux parties ont non seulement accepté mais comprennent que nous pouvons vivre côte à côte, mais certainement pas dos à dos. Le cœur de l'approche si indispensable nécessite d'avoir de la compassion les uns pour les autres. À mon avis, la compassion n'est pas seulement une sensation qui résulte de la compréhension psychologique de la situation d'un autre être humain - c'est plutôt un devoir moral. Ce n'est que lorsque nous essayons de comprendre la situation de l'autre que nous pouvons faire un pas vers l'autre [...] Dans ce conflit, nous sommes tous perdants. C'est seulement avec la compréhension de l'autre que nous pouvons bâtir un avenir commun."

Frank Castorf très fâché sur Bayreuth

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Il avait été appelé en urgence l'an dernier pour mettre en scène le Ring du bicentenaire après le désistement de Wim Wenders. La critique ne l'avait pas épargné et le public l'avait fortement hué (voir notre journal 30 juillet et 1er août 2013). Pour la reprise cette année, il menace de porter en justice le direction de Bayreuth : le rôle d'Alberich a été remplacé en dernière minute par un autre chanteur sans son accord, les références au NPD (le parti néo-nazi actuel) ont été supprimées et son décorateur a été renvoyé sans lui demander son avis. Le metteur en scène a également déclaré que les cachets proposés par Bayreuth sont "une caricature".

Inquiétude sur la place des musiques de création dans la nouvelle grille de France Musique

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Suite à la disparition annoncée de différentes émissions musicales dédiées notamment aux musiques de création - contemporaines, jazz et expérimentales…- dans la nouvelle grille de France Musique, Futurs Composés s’inquiète de la diminution de la présence de ces musiques sur les antennes de Radio France, dont les missions de service public supposent de prendre en compte et de témoigner de la diversité du champ musical et plus particulièrement des musiques en création.
Futurs Composés demande à Radio France plus d’informations et de clarté sur sa nouvelle politique musicale et restera vigilant à ce que les musiques de création gardent leur place légitime au sein de France Musique, à travers la nouvelle grille des programmes de diffusion à l’antenne. Futurs Composés demande également que la Direction de la Musique de Radio France maintienne et garantisse les moyens alloués à la création musicale contemporaine, à travers ses commandes d’oeuvres nouvelles aux compositeurs, les captations et enregistrements de concerts à Paris et en région, le Festival Présences, les Alla Breve, et toutes les initiatives qui favorisent la large diffusion des oeuvres d’aujourd’hui.
Futurs Composés, le réseau national de la création musicale, rassemble plus de 200 membres : Centres nationaux de création musicale, compositeurs et compositrices, ensembles musicaux et compagnies, éditeurs et labels, festivals, indépendant(e)s, musicien(ne)s, Scènes nationales et conventionnées, structures de diffusion et de production, structures d’information et de formation, etc.