Le Journal

Un soutien de trois ans pour un jeune quatuor à cordes

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Un jury d'experts composé de rédacteurs de la rédaction musicale de SWR Kultur a nommé le Viatores Quartet « SWR Kultur New Talent 2024 ». Le quatuor, composé de Louisa Staples, Johannes Brzoska, Gordon K.H. Lau et Umut Saglam, a été fondé en 2023 à la Hochschule für Musik Hanns Eisler de Berlin. À partir de décembre 2024, l'ensemble sera soutenu dans le cadre du programme SWR pendant trois ans avec des engagements pour des concerts, des productions en studio et une présence dans les médias.

Louisa Staples, Johannes Brzoska, Gordon K.H. Lau et Umut Saglam étudient depuis 2023 chez Tabea Zimmermann à Francfort-sur-le-Main et depuis 2024 également chez Oliver Wille à Hanovre. Le jeune quatuor s'est déjà produit dans des salles de concert renommées telles que la Philharmonie de Berlin, le Konzerthaus de Berlin et les Hindemith Tage à Francfort-sur-le-Main. Il s'est également produit au festival de musique AIMA à Ayvalik, en Turquie.
Le nom de l'ensemble est dérivé de Viatore, le voyageur, et fait référence aux quatre origines et cultures différentes des membres de l'ensemble, qui viennent de Grande-Bretagne, d'Allemagne, de Hong Kong et de Turquie.

Paul Dessau, 130 ans

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Paul Dessau est un compositeur et chef d'orchestre allemand né le 19 décembre 1894 à Hambourg et mort le 28 juin 1979 à Königs Wusterhausen (République démocratique allemande).

Paul Dessau est issu d'une famille qui, en plus de son père mélomane, compte un oncle, Bernard Dessau, violoniste au Königlichen Oper Unter den Linden de Berlin, un grand-père chantre à la synagogue et un cousin, Jean Gilbert, chef d'orchestre et compositeur.

Initié jeune au violon, il étudie la direction d'orchestre à Berlin de 1909 à 1913.

Après la Grande guerre, Paul Dessau occupa des postes de chef d'orchestre à Hambourg, Cologne, Mayence et Berlin, tout en composant une musique d'avant-garde notamment pour le cinéma.

Engagé plutôt à gauche et d'origine juive, il quitta l'Allemagne dès 1933 pour la France, puis les États-Unis, avant de revenir en Europe après la Guerre et de se fixer à Berlin-Est. Il collabora alors avec Bertolt Brecht pour les musiques de scène de « Mère courage » et du « Cercle de craie caucasien ».

D'abord attiré par la musique dodécaphonique, il s'en est éloigné pour s'attacher à une musique réaliste, volontiers engagée et accessible au plus grand nombre.

Parallèlement à la composition d'œuvres pour le cinéma et le théâtre, il a écrit des œuvres chorales (In memoriam Bertolt Brecht, Requiem pour Lumumba, Lénine) et des opéras (Lancelot, Einstein).

Franz Seraph Destouches, 180 ans

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Franz Seraph von Destouches, né le  à Munich et mort le  dans sa ville natale, est un compositeur, chef d'orchestre, pianiste, violoniste, violoncelliste et pédagogue allemand de musique classique.

Fils de Joseph Claudius Destouches (1729-1795), chambellan de la cour bavaroise, écrivain et poète, Franz Seraph von Destouches est le frère cadet de Joseph Anton et Cajetan Destouches.

Il commence sa formation musicale en prenant des leçons de musique et d'harmonie auprès du moine augustin Theodor Grünberger à Freising.

Son père, qui était conseiller de la chambre fiscale de la cour de l'électeur de Bavière, l'envoie étudier la composition sous la direction de Joseph Haydn à Vienne de 1787 à 1791.

De retour à Munich en 1791, il y met en musique l'opéra-comique Die Thomasnacht qui est représenté au théâtre national et au théâtre de la cour en 1792.

D'abord violoncelliste dans la chapelle du Prince Esterházy et pianiste de concert, il devient directeur musical de la ville d'Erlangen de 1797 à 1799, puis chef d'orchestre de la cour au service du Duc Charles-Auguste de Saxe-Weimar-Eisenach jusqu'en 1810.

Entre 1811 et 1814, il occupe le poste de professeur de musique au séminaire de l'Université de Landshut.

De septembre 1814 à décembre 1820, Destouches est chef d'orchestre au service du Prince d'Oettingen-Wallerstein puis, de 1820 à 1842, chef d'orchestre de la cour de Hesse à Bad Homburg vor der Höhe.

Franz Seraph von Destouches passe ses années de retraite dans sa ville natale de Munich, où il meurt le 

Le Prix Hans Gál au Quatuor Confringo

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Le prix Hans Gál de l'Académie des sciences de Mayence et de la fondation Villa Musica est décerné cette année au quatuor avec piano Confringo. Selon le jury, le quatuor « se distingue par des interprétations ravissantes d'œuvres du romantisme tardif et du début de l'époque moderne ».

Le quatuor est composé de Eun Che Kim (violon), Philipp Sussmann (alto), Irena Josifoska (violoncelle) et Viktor Soos (piano). Les musiciens ont été récompensés individuellement par de nombreux prix lors de concours internationaux et ont étudié avec des pédagogues éminents tels que Herwig Zack, Jens Peter Maintz, Walter Küssner et Bernd Götzke. Ils sont boursiers du Concours musical allemand 2024.

Le jury comprenait les académiciens Claudia Eder et Julius Berger ainsi que la directrice artistique de la fondation régionale Villa Musica, Ervis Gega.

Le prix Hans Gál est décerné depuis 2020 par l'Académie des sciences et de la littérature de Mayence et la Villa Musica de Rhénanie-Palatinat. Le prix, d'un montant de 10.000 euros, est destiné à soutenir les jeunes ensembles. Le prix porte le nom du compositeur, musicologue et pédagogue Hans Gál (1890-1987), ancien directeur du Conservatoire de Mayence, qui devint plus tard la Hochschule für Musik et le Conservatoire Peter Cornelius. Après la prise de pouvoir par les nationaux-socialistes, Hans Gál, qui était d'origine juive hongroise, fut immédiatement mis en congé et quitta l'Allemagne la même année. Jusqu'à l'annexion de l'Autriche, la famille a vécu dans des conditions difficiles à Vienne et a émigré en Grande-Bretagne en 1938. En 1945, Hans Gál obtint la nationalité britannique et enseigna à l'Université d'Édimbourg jusqu'en 1955. En tant que compositeur, il laisse derrière lui une œuvre considérable qui s'inscrit dans la tradition de Johannes Brahms, Franz Schubert et Jean-Sébastien Bach.

 

Décembre à l'IMEP (suite)

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Concerts: Steinway Xmas days – Festival de piano et autres claviers

Du 16 décembre 2024 à 20:00 au 21 décembre 2024 à 19:00
Salle de concert de l'IMEP et Namur Concert Hall, rue Juppin 28 et 83 rue Rogier, Namur, 5000Un grand moment musical à ne pas manquer!

Cette année, l’IMEP organise son “Festival du piano et autres claviers” en collaboration avec le CAV&MA.

Durant toute la semaine, des événements auront lieu dans la salle de concert de l’Institut mais également au Namur Concert Hall. En effet, le Grand Manège a acquis deux pianos d’exception; un Chris Maene Straight Concert Grand et un Steinway modèle D. Ces merveilles vont chanter plus que d’ordinaire en ce mois de décembre 2024, des concerts, des récitals, des sessions éducatives, la présence de la compositrice Jacqueline Fontyn par exemple… Ne manquez pas ces “Steinway Xmas days”!

Audition de Noël de la classe de flûte à bec de Thomas Deprez

Le 20 décembre 2024 à 10:30
Salle B1.007 Musique Ancienne, rue Henri Blès 33A, Namur, 5000
Gratuit – Sans réservation

de la classe de flûte à bec vous invitent à célébrer Noël avec des oeuvres de J.S. Bach, A. Corelli, G. Sammartini, G.Ph. Telemann, A. Vivaldi, G.F. Händel.

Gautier Bouchat
Aurore Colin
Jacqueline Emontspohl
Rachel Galloy
Clémentine Rennotte
Louis Vansilliette

Avec la très aimable collaboration de Vitor Barbero au clavecin

"Primero sueño", l'adaptation opératique du poème de Sor Juana Inés de la Cruz créée à New York.

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En janvier prochain, le Met Cloisters de New York accueillera la première mondiale de Primero sueño, une œuvre créée par la compositrice Paola Prestini et l'auteur-compositeur-interprète Magos Herrera. L'adaptation opératique du poème éponyme de Sor Juana Inés de la Cruz, publié pour la première fois en 1692, sera jouée sous la forme d'une procession qui conduira le public à travers les cloîtres du musée new-yorkais.

Le poème "Premier Rêve" aborde la quête de la connaissance et la réflexion spirituelle, à travers les thèmes du mysticisme et de la relation avec la nature. Dans l'adaptation de Prestini et Herrera, le texte original sera présenté dans un format qui combine la musique et des éléments visuels, tels que des projections et des effets de lumière.

Magos Herrera jouera le rôle de Sor Juana, accompagnée par l'ensemble vocal Sjaella, qui donnera vie aux différentes images du poème. La mise en scène sera dirigée par Louisa Proske, avec la chorégraphe Jorrell Lawyer-Jefferson.

Le spectacle comprendra des dispositifs acoustiques et des sources lumineuses personnalisés que les chanteurs porteront, permettant au public d'entendre des aspects intimes de la voix de Sor Juana, et qui serviront également de surfaces de projection et produiront des effets de lumière pendant le spectacle.

 

Etienne Ozi, 270 ans

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Étienne Ozi (Nîmes,  - Paris, ) est un bassoniste, compositeur et pédagogue français.

Étienne Ozi est considéré comme le plus grand bassoniste de son temps. Ce Nîmois d’origine s’installe à Paris en 1779 et y fait une magnifique carrière. En effet, il joue jusqu’en 1790 au Concert Spirituel au moins 37 concertos pour basson dont 19 sont de sa composition2. L'Almanach musical, à propos d'un concert donné en , relate par exemple3 : « M. Ozi a joué sur le basson un concerto. Cet instrument prend sous les doigts de ce virtuose une harmonie si flatteuse pour l'oreille du spectateur, qu'on ne peut s'empêcher d'applaudir l'Artiste qui l'anime, et de prendre part au plaisir qu'il prend lui-même à jouer de cet instrument ».

Lié comme Mozart à la franc-maçonnerie4, il eut pour protecteur le duc d’Orléans et fut premier basson de la musique du Roi. Musicien pour de nombreuses institutions (du Cirque du Palais-Royal en 1790 à la Chapelle de musique de Napoléon, en passant par le Théâtre de la République et des Arts en 1799-1800), compositeur pour un basson à six ou sept clés et directeur de la maison d’édition du Conservatoire, Ozi est également connu pour son enseignement. Il fut en effet professeur à l’École gratuite de musique de la Garde nationale parisienne, futur Conservatoire national de musique de Paris, dans lequel il enseigna jusqu'en 1813. L'établissement affiche dès l'origine son intention d’unifier l’enseignement, à travers l’élaboration d’un ensemble d’ouvrages pédagogiques qui seront imposés aux élèves. Quatorze méthodes officielles, tenant compte de l’évolution la plus récente de la facture instrumentale, voient ainsi le jour entre 1800 et 1814, dont celle d'Ozi pour le basson.

D’impact international, la Nouvelle Méthode de basson6 d’Ozi adoptée par le Conservatoire pour servir à l’étude dans cet établissement (1802), premier manuel complet pour l’apprentissage du basson en France, « contient les Principes détaillés pour l’Étude du Basson, des Exercices dans tous les Tons avec Accompagnement de Basse, douze Sonates d’une difficulté progressive, Trente Gammes variées et Quarante deux Caprices. Elle renferme aussi la manière de conserver l’Instrument, et les Moyens de faire les Anches. »

Andreas Oswald, 390 ans

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Andreas Oswald (aussi : Johann Andreas Uswalt ou Ußwaldt, baptisé le 9 décembre 1634 à Weimar - 1665 à Eisenach) était un organiste et compositeur allemand de la période baroque.

Andreas Oswald est le fils d'Andreas Oswald père, organiste de la cour. En 1643, on suppose qu'il a déménagé à Eisenach où son père avait obtenu le poste d'organiste de la ville. À l'âge de 15 ans, Andreas Jr. est engagé comme organiste de la cour de Weimar, poste que son père avait déjà occupé. Il fut ainsi l'un des prédécesseurs de Jean-Sébastien Bach. Après la dissolution de l'orchestre de la cour en 1662, contraint de chercher du travail ailleurs, Oswald obtient le poste d'organiste de la ville d'Eisenach, succédant à son père récemment décédé. Bien qu'employé comme organiste, il acquiert à Eisenach une réputation de virtuose du violon et d'autres instruments. Il reste à Eisenach jusqu'à sa mort en 1665, à l'âge de 30 ans. Johann Christoph Bach, l'oncle de Johann Sebastian Bach, lui succède.

Nous devons la survie de toutes les œuvres d'Oswald, sauf une, aux efforts de Jakob Ludwig qui, en 1662, compila le Partiturbuch Ludwig, un manuscrit de 100 œuvres instrumentales, comme cadeau d'anniversaire à son employeur, le duc August II de Braunschweig-Wolfenbüttel. Avec dix-sept pièces incluses dans le manuscrit, il est le compositeur le plus représenté dans la collection.

Son Aria Variata incluse dans le Partiturbuch Ludwig, basée sur une mélodie semblable à un chant, peut être considérée comme l'une des œuvres les plus importantes du recueil.

 

Costanzo Antegnati, 475 ans

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Costanzo Antegnati, né le  à Brescia et mort le , est un organiste, facteur d'orgues et compositeur de musique classique italien.

Costanzo Antegnati naît dans une famille de prolifiques facteurs d'orgues1, une profession qui inclut également son père Graziadio. Il est éduqué musicalement par Giovanni Contino et Girolamo Cavazzoni.

À 21 ans, il est envoyé par son père, qui rassure le duc Guglielmo Gonzaga sur les capacités de son fils, à réparer l'orgue de la Basilique palatine de Sainte-Barbara à Mantoue. De plus, Costanzo travaille avec son père à la construction de l'orgue Antegnati, à la fois le plus grand et le plus célèbre du monde, qui est construit en 1581 pour les frères de l'église Saint-Joseph de Brescia.

En 1595, il est commandité par Catherine Gonzaga, fille du marquis Alfonso Gonzaga, pour la construction de l'orgue de l'église Saint-Erasmus Prepositurale de Castel Goffredo. Bien que peu de ses instruments subsistent, le remarquable orgue Antegnati de l'église Saint-Nicolas (1588) à Bergame est restauré en 1996. Il est surtout connu pour l'œuvre L'arte organica (1608) qui fournit des détails techniques sur 144 orgues construits par sa famille, des règles sur l'accordage des orgues et des clavecins, et des conseils concernant l'enregistrement des orgues2.

Costanzo est organiste à la cathédrale de Brescia de 1584 à 1619. Bien qu'il ait subi un accident vasculaire cérébral vers 1600, il continue d'être organiste principal1. Il est relevé de ses fonctions d'organiste en 1620 en raison de sa main gauche estropiée. Il n'est pas démis de ses fonctions et de son salaire, car il est jugé « digne de la ville ».

Il écrit plusieurs messes et madrigaux entre 1571 et 1592, et publie un livre de pièces d'orgues, incluant quelques-unes des siennes, en 1608. En 1571, il publie, à Venise, Il Primo Libro de Madrigali a Quatro Voci con uno Dialogo a Otto. Par la suite, il publie, presque tous les deux ans, des anthologies de compositions principalement sacrées (messes, psaumes et motets), mais aussi des œuvres profanes.

Le violon Stradivarius « Joachim-Ma » chez Sotheby's

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Sotheby's vendra le violon Stradivarius « Joachim-Ma » de 1714 en février, avec des estimations allant de 12 à 18 millions de dollars. Tous les bénéfices seront reversés au New England Consevatory of Music (NEC).

L'histoire du propriétaire est instructive.

Ma Si-hon, décédé en septembre 2009, était président de la Si-Yo Music Society, qui a présenté des concerts de musique de chambre dans le quartier chinois de New York à partir de 1971, avant d'être transférée au Lincoln Center, où elle s'est produite avec de grands noms jusqu'en 2004. Ma lui-même s'est produit sur un violon Stradivarius qui serait celui que Joseph Joachim a joué lors de la première du concerto pour violon de Brahms.

Ma est né près de Canton, en Chine, le 3 avril 1925, et est arrivé aux États-Unis en 1948. Il a obtenu une maîtrise au New England Conservatory et a joué dans le Cleveland Orchestra sous la direction de George Szell, avant de rejoindre le pianiste Tung Kwong-Kwong en tant que duo itinérant, se produisant aux festivals de Salzbourg et de Dartington, ainsi qu'en Extrême-Orient.

En 1958, Ma a inventé une sourdine considérablement améliorée pour les instruments à cordes, la sourdine Si-Hon. De 1971 à 1994, il a été professeur de musique à la Kent State University, dans l'Ohio. Dans son testament, il a légué le Strad au NEC, son alma mater.

Andrea Kalyn, présidente du NEC, a déclaré : « Après des années d'utilisation individuelle par nos étudiants, nous pouvons désormais mettre en place le plus grand programme de bourses d'études de l'histoire du NEC, honorant ainsi notre mission d'éducation et de formation de la prochaine génération de musiciens ».