Le Journal

Franz Schmidt, 150 ans

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Franz Schmidt (Presbourg,  – Perchtoldsdorf (près de Vienne), ) est un compositeur post-romantique, pianiste, violoncelliste et pédagogue autrichien.

Son premier professeur a été sa mère, Maria Ravasz, pianiste accomplie, qui lui a donné un enseignement systématique avec les œuvres pour clavier de Bach : « C'est par l'orgue d'église que la musique a pénétré pour la première fois mon âme » écrit-il dans son autobiographie2. Puis il travaille avec Rudolf Mader et Ludwig Burger1 et reçoit une formation complète en théorie de la part d'un frère franciscain, Félicien Moczik, l'organiste exceptionnel de l'église franciscaine à Bratislava qui disposait d'un instrument construit par un élève de Gottfried Silbermann. Son premier récital en tant qu'enfant prodige a lieu au Palais Grassalkovich.

Puis sa famille s'installe à Vienne en 18884, lorsqu'il a treize ans. Il étudie brièvement le piano en leçons privées avec Theodor Leschetizky, avant son entrée au Konservatorium der Gesellschaft der Musikfreunde, en 1890, où il étudie la composition avec Robert Fuchs (et à l'université avec Anton Bruckner dont il est l'admirateur), le violoncelle avec Karl Udel1 et Ferdinand Hellmesberger. En 1896, il obtient son diplôme avec la mention « Auszeichnung ».

De 1896 à 1911, Schmidt est membre de l'Orchestre philharmonique de Vienne sous la direction de Gustav Mahler (qu'il admirait comme chef d'orchestre, mais pas comme compositeur) et violoncelle solo de l'orchestre de l'opéra jusqu'en 1914. Il est l'exact contemporain d'Arnold Schönberg et a joué dans un quatuor de ce dernier et, en 1929 tient lui-même la partie de piano6 du Pierrot lunaire.

Professeur de violoncelle dès 19011, puis de piano à la Musikakademie de Vienne dès 1914, il en devient directeur en 1925 puis recteur de 1927 à 1937. En tant que professeur de violoncelle, de piano, de contrepoint et de composition (à partir de 1922), il forme de nombreux musiciens éminents : parmi ses élèves les plus célèbres figurent notamment, le pianiste Friedrich Wührer, Bruno Seidlhofer et Alfred Rosé -fils de Arnold Rosé, le fondateur légendaire du Quatuor Rosé, premier violon de l'Orchestre philharmonique de Vienne et beau-frère de Gustav Mahler- ; parmi les compositeurs Rudolf Wimmer, Theodor Berger, Marcel Rubin et Alfred Uhl1 sont dignes de mention. Pour des raisons de santé, il a abandonné en 1937 son enseignement.

Parmi ses amis figuraient Franz Schreker et Joseph Marx.

Schmidt s'est vu décerner le prix Beethoven par l'Académie prussienne de Berlin en 1902 pour sa première symphonie, « ce qui indique combien ses contemporains l'estimaient ». Deux musiciens de l'avant-garde viennoise, Berg et Schönberg, l'admiraient beaucoup1.

En 1951, la Franz-Schmidt-Gesellschaft, fondée à Vienne, encourage les concerts et les recherches sur sa vie et son œuvre. Elle est sise au prestigieux Musikverein.

Considéré comme un compositeur important en Autriche, il est peu connu hors de son pays. Bien que violoncelliste, il laisse peu d'œuvres pour son instrument, mais soigne particulièrement les parties d'orchestre ou de musique de chambre qui lui sont dévolues. Schmidt, qui est l'un des derniers et des plus fidèles élèves d'Anton Bruckner, n'en cultive pas moins un style résolument tourné vers le passé -en dépit de son intérêt pour Schönberg, Debussy et Hindemith. Il écrit dans la tradition de Brahms et est également influencé par Max Reger (notamment par l'usage de la fugue, des variations, des thèmes de chorals, des toccatas, chaconne et prélude) et se distingue par son originalité formelle et sa science de l'orchestration.

Il est l'auteur de quatre symphonies, dont les no 2 et 4 sont les plus remarquables8 et connues, car elles sont les plus originales dans la forme.

La seconde (1911-1913) est en trois mouvements, dont le deuxième est une suite de variations, parmi lesquelles deux font respectivement office de scherzo et d'adagio. « Le compositeur s'exprime ici avec une merveilleuse aisance dans un langage spécifiquement viennois, chaleureux, rayonnant de plénitude et de magnificence orchestrale […] La 2e symphonie de Franz Schmidt demeure donc un des grands moments, non seulement de la symphonie viennoise, mais de l'art de notre siècle […] »

La très émouvante quatrième symphonie (1932-1933) est dédiée à la mémoire de sa fille décédée peu après sa naissance1. Le compositeur nomma cette symphonie Requiem für meine Tochter (« Requiem pour ma fille »).

L'œuvre la plus vaste, la plus importante9 de Schmidt, est son oratorio Das Buch mit sieben Siegeln (Le Livre aux sept sceaux, 1938), qui demeure rarement joué en raison de la difficulté de son écriture chorale et soliste (la partie du narrateur, Jean, exige une tessiture de ténor particulièrement large ainsi qu’une énorme endurance). Curieusement, cette interprétation musicale de l'Apocalypse -reflet de la situation de l'époque- est exactement contemporaine de celle de Jean Françaix, dont l'approche musicale est sur tous les plans aux antipodes de la sienne. Schmidt a également écrit deux quatuors à cordes qui comptent parmi ses œuvres les plus contrapuntiques. S'y retrouve la forte influence de Johannes Brahms, vis-à-vis duquel Schmidt avait la plus grande admiration.

Parmi l'œuvre d'orgue « ouvertement néo-classique », qu'il aborde seulement vers ses cinquante ans11, il faut citer le « chef-d'œuvre incontesté» : la Chaconne en ut-dièse (1925). Schmidt n'étant pas organiste, la plupart de ses œuvres pour cet instrument sont créées par un professeur d'orgue de l'Académie, Franz Schütz.

La dernière œuvre du compositeur, malade et désorienté, est une cantate à la gloire de l'Anschluss et d'Hitler intitulée Résurrection allemande, que la mort l'empêcha d'achever.

 

 

Oksana Lyniv et Michael Barenboim, avec l'Orchestre de la Fondation Barenboim-Said, à l'occasion de son 20e anniversaire

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Les 29 et 30 décembre, l'Orchestre de la Fondation Barenboïm-Saïd fêtera son 20e anniversaire avec deux concerts uniques à Séville (Teatro de la Maestranza) et à Almería (Auditorio Municipal Maestro Padilla), respectivement.

Ils le feront sous la baguette de l'un des chefs d'orchestre les plus en vue aujourd'hui, Oksana Lyniv, et avec le violon de Michael Barenboim, fils de Daniel Barenboim, l'un des architectes de l'ensemble. Le programme comprend des œuvres de Berlioz (Le Roi Lear), Mendelssohn (Concerto pour violon) et Brahms (Première symphonie).

Microóperas de hoy, proposition innovante

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Microóperas de hoy est une proposition innovante qui réunit trois institutions culturelles clés de Barcelone : la CCCB, le MACBA et le Liceu. Ce projet interdisciplinaire rassemble des artistes de différents domaines pour offrir un nouveau regard sur l'opéra traditionnel, en le repensant dans une perspective contemporaine et inclusive.

Basé sur des préoccupations communes concernant la crise climatique, les communications inter-espèces et l'acoustique de la nature, le programme propose un itinéraire à travers le quartier du Raval. Une promenade à travers l'opéra compris comme un instrument qui génère des réflexions essentielles pour la vie, avec de la beauté, des contrastes, du génie et des émotions. Avec une approche spécialement conçue pour permettre à de jeunes artistes issus de disciplines visuelles, scéniques et littéraires de s'épanouir, le projet réfléchit aux limites du genre, en explorant la relation entre la musique, les nouvelles technologies et les nouvelles dramaturgies.

Chaque institution présente un micro-opéra de 20 minutes nouvellement créé, commandé à une équipe artistique différente, et les trois pièces qui en résultent seront jouées consécutivement le week-end des 8 et 9 février : le premier acte, El cielo no guardará el secreto, aura lieu au Teatre CCCB ; il sera suivi par Aura, à la chapelle du couvent des anges du MACBA, et culminera avec Desheretarás la tierra, à la Sala Foyer du Liceu.

125e anniversaire de la Tosca de Puccini

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Du 14 au 19 janvier, le Teatro dell'Opera di Roma commémorera le 125e anniversaire de la première de Tosca, jouée pour la première fois sur cette même scène romaine en 1900. Pour cet événement, une production a été préparée qui reproduira les esquisses originales de la mise en scène, conservées dans les archives historiques Ricordi.

Le rôle de Tosca sera interprété par la soprano espagnole Saioa Hernández [photo], qui partagera la scène avec le ténor Gregory Kunde dans le rôle de Mario Cavaradossi et le baryton russe Igor Golovatenko dans le rôle de Scarpia. La direction musicale sera assurée par Michele Mariotti et la mise en scène a été conçue par Alessandro Talevi.

Ces représentations font partie d'un programme spécial consacré à Tosca pendant la saison 2024-2025 à Rome. Outre la première en janvier, la production reviendra sur scène en mars, avec Anna Netrebko dans le rôle-titre, et en mai, avec Anna Pirozzi dans le rôle-titre.

 

Luxembourg Music Awards

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Les Luxembourg Music Awards ont été remis à la Philharmonie, à Luxembourg. Voici le palmarès de la musique classique : Camille Kerger, compositeur, Francesco Tristano, pianiste, compositeur

Ján Cikker, 35 ans

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Ján Cikker, né le  et mort le , est un compositeur slovaque et un représentant important de la musique classique slovaque moderne. Il a reçu le titre d'artiste national en Slovaquie, le prix Herder (1966) et le prix de l'Unesco (1979).

Ján Cikker est à Banská Bystrica en Autriche-Hongrie, l'actuelle Slovaquie. Ses premiers professeurs de musique sont sa mère, Mária Psotková, et Viliam Figuš-Bystrý. Après ses études secondaires, il étudie de 1930 à 1935 au Conservatoire de Prague, où il suit les cours de piano de Růžena Kurzová, de composition de Jaroslav Křička et ceux d'orgue et de direction d'orchestre avec Metod Doležil. De 1935 à 1936, il fait sa maîtrise au Conservatoire de Prague, où il est élève de Vítězslav Novák. Il déménage à Vienne, où il étudie avec Felix Weingartner de 1936 à 1937.

De 1939 à 1949, il enseigne au Conservatoire de Bratislava. Il est en même temps conseiller dramaturgiste du Théâtre national slovaque de 1945 à 1948. Il est obligé de quitter ce poste après le Coup de Prague en 19481. Il est finalement professeur de composition à l'École supérieure des arts de la scène de Bratislava (Vysoká škola múzických umení, VŠMÚ), où il enseigne à plusieurs compositeurs slovaques de premier plan. Il meurt le  à Bratislava, où l'on a ouvert un musée à son nom.

De 1978 à 1989, il est membre correspondant de l'Académie des arts de la RDA, section musique2.

Son style marqué se caractérise par la richesse typique d'ambiances et de personnages contrastés (danse, prononciation lyrique, expressive) et son œuvre, par l'accent mis sur une conduite humaine et éthique. Ses premières créations sont pour la plupart des œuvres instrumentales, mais des opéras s'ajoutent à partir des années 1950.

Ars Musica se dote d'un nouveau directeur artistique

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L'asbl Ars Musica, organisatrice d'événements dans le secteur de la musique contemporaine - dont son festival est le fleuron - vient d'élire un nouveau directeur artistique. L'association avait en effet dû se séparer de son directeur général en juin dernier.

A la suite de ce départ, le Conseil d'administration de l'asbl a modifié l'organisation de la direction, optant pour un partage de celle-ci en deux axes : la direction artistique d'une part, la direction administrative et opérationnelle d'autre part.

C'est à Katrien Dobbelaere, déjà en fonction en tant qu'adjointe à la direction, qu'a été attribué le poste administratif et opérationnel. Quant au poste artistique, il vient d'être confié à Patrick Leterme, musicien et ancien présentateur de la RTBF, actuellement artiste associé au Palais des Beaux-Arts de Charleroi. Il a été choisi par le jury d'Ars Musica à la faveur d'un vote portant sur 6 candidates et candidats sélectionné.e.s au deuxième tour parmi 20 candidatures examinées au premier tour.

 

 

 

 

 

Le 150e anniversaire du Palais Garnier

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Le 5 janvier 1875, le Palais Garnier est inauguré dans le cadre d'un vaste projet lancé par Napoléon III. Conçu par l'architecte Charles Garnier, il est devenu au fil du temps l'un des symboles de la capitale française et l'un des lieux les plus visités avec son million de visiteurs et près de 350 000 spectateurs venus du monde entier pour les représentations de l'Opéra national.
Pour célébrer le 150e anniversaire de l'inauguration de la « grande boutique », l'Opéra national de Paris organisera tout au long de l'année 2025 une série d'événements destinés à montrer le bâtiment dans toute sa splendeur, en célébrant son patrimoine artistique et culturel.

Kurt Böhme, 35 ans

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Kurt Böhme (né le  à Dresde - mort le  à Munich) était un chanteur d'opéra allemand (basse).

Il fit ses études au Conservatoire de Dresde avec le Dr Kluge, et débuta en 1930 à Bautzen dans l'un de ses futurs rôles de prédilection : Kaspar dans Der Freischütz. De 1930 à 1950, il fut membre de l'opéra de Dresde, puis de 1949 à 1967 membre de l'opéra d'État de Bavière et en 1955 de l'opéra d'État de Vienne. À son zénith durant les années 1950 et 1960, il était demandé dans le monde entier : Royal Opera House de Covent Garden à partir de 1936, Salzbourg de 1941 à 1959, Vienne à partir de 1943, le Metropolitan Opera de New York à partir de 1954.

Son répertoire comprend surtout les rôles mozartiens (Osmin, Sarastro), straussiens (Baron Ochs, Morosus) ou wagnériens (Fafner, Pogner, Henri l'Oiseleur) que le Festival de Bayreuth lui offrit de 1952 à 1967. Il alternait avec un grand talent d'acteur les rôles de basse-bouffe (le Baron Ochs dans Le Chevalier à la rose) et ceux de méchant (Kaspar en 1954 avec Wilhelm Furtwängler et en 1959 avec Eugen Jochum, Fafner dans L'Anneau du Nibelung en 1958 et 1964 avec Georg Solti). Il a participé aux créations mondiales d'Arabella de Richard Strauss (rôle de Dominik) à Dresde en 1933, sous la direction de Clemens Krauss, de Pénélope de Rolf Liebermann (rôle de Odysseus) en 1954 et de Irische Legende de Werner Egk (rôle de Aleel), dirigé par George Szell en 1955, toutes deux au Festival de Salzbourg.

D'une voix d'une ampleur peu commune, le chanteur a laissé une abondante discographie ; la raison pour laquelle Gottlob Frick, avec qui il avait tant en commun, l'ait durablement éclipsé, reste à ce jour énigmatique.

Irma Beilke, 35 ans

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Irma Beilke (24 août 1904 - 20 décembre 1989) était une soprano d'opéra allemande, une chanteuse de concert et une professeure de chant universitaire. Membre du Städtische Oper Berlin pendant des décennies, ainsi que de l'Opéra d'État de Vienne, elle s'est produite dans les rôles principaux du répertoire de soprano colorature et de soprano lyrique dans les principaux opéras et festivals internationaux, comme Blonde de Mozart et la traviata de Verdi. Elle participe à des créations mondiales, dont Capriccio de Richard Strauss. En 1945, elle a participé à la première représentation d'opéra à Berlin après la Seconde Guerre mondiale, dans le rôle de Marzelline dans Fidelio de Beethoven.

Née à Berlin, fille d'un homme d'affaires, Beilke reçoit sa formation musicale à Berlin auprès de H. T. Dreyer et de Gertrud Wirthschaft. Elle fait ses débuts sur scène dans le rôle d'une demoiselle d'honneur dans Der Freischütz de Weber à la Städtische Oper Berlin en 1921, où elle reste jusqu'en 1928. Elle est ensuite passée au Oldenburgisches Staatstheater puis, en 1930, à l'Opéra de Leipzig. Outre les rôles de soprano colorature, elle prend des rôles du répertoire de soprano lyrique. En 1936, elle retourne à Berlin. Lors de la première représentation après la Seconde Guerre mondiale, elle joue Marzelline dans Fidelio de Beethoven, sous la direction de Robert Heger, le 4 septembre au Theater des Westens, où le Städtische Oper a dû jouer en raison de la destruction de l'opéra. Elle y donne sa dernière représentation en 1958, dans le rôle de Mimì.

Mme Beilke a été invitée par l'Opéra d'État de Berlin, à Leipzig, par l'Opéra d'État de Bavière à Munich et par l'Opéra d'État de Vienne, où elle s'est produite de 1941 à 1945. À Vienne, elle a notamment interprété Amelia Goes to the Ball de Menotti et Regina dans Mathis der Maler en 1948.

En tant qu'invitée, Mme Beilke a interprété le rôle de Blonde dans Die Entführung aus dem Serail de Mozart au Festival de Glyndebourne en 1936 et au Royal Opera House de Londres en 1938, où elle a également joué Papagena dans Die Zauberflöte, Marzelline dans Fidelio et Sophie dans Der Rosenkavalier. Elle est également invitée à se produire à Paris, Bruxelles, Anvers, Milan, Florence, Barcelone, Zagreb et Belgrade. En 1950, elle se produit à Dublin dans le rôle de Mimì dans La bohème de Puccini et chante le rôle-titre de La traviata de Verdi.

Elle se produit en première mondiale dans Der Eulenspiegel de Hans Stieber à Leipzig en 1936, dans Die pfiffige Magd de Julius Weismann en 1939, dans le rôle-titre de Die Windsbraut de Winfried Zillig en 1941, en tant que chanteuse italienne dans Capriccio de Richard Strauss en 1942, et dans Preußisches Märchen de Boris Blacher à l'Opéra d'État de Berlin en 1952.

Elle se produit au Festival de Salzbourg à partir de 1939, dans le rôle de Blonde dans Die Entführung aus dem Serail, de Susanna dans Le nozze di Figaro de Mozart en 1942, et de Pamina dans Die Zauberflöte en 1943, année où elle chante également le solo de soprano dans la Neuvième Symphonie de Beethoven.

Beilke était également chanteuse de concert et a été engagée pour des rôles dans des films musicaux. Un grand nombre de ses interprétations ont été enregistrées sur vinyle. À partir de 1954, elle donne des cours de chant privés. À partir de 1958, après s'être retirée de la scène, elle est professeure à la Musikhochschule de Berlin jusqu'en 1968. En 1980, elle est nommée membre honoraire de l'Opéra d'État de Berlin.

Beilke est décédée à Berlin.