Le Journal

Madrileño del Año, 1ère édition

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C'est le Président du Teatro Real, Gregorio Marañón, qui a reçu le tout premier prix Madrileño del Año. Pour son travail à la tête du Teatro Real et en hommage à ses efforts et résultats pendant la pandémie. Le rapport du jury met également en évidence son parcours professionnel et personnel exceptionnel, son exemplarité, son dévouement et son sens de l'engagement, qui ont fait qu'il a toujours été au service de sa ville et de ses concitoyens, dans une triple facette : économique, culturelle et académique, au service de l'intérêt général dans la perspective de la société civile.

Gregorio Marañón a rejoint le conseil d'administration et le comité exécutif du Teatro Real en 1995, lorsque la fondation a été constituée. Il a démissionné en 1996, avant d'être nommé à nouveau administrateur et membre du comité exécutif en 2004. En décembre 2007, il a été élu président du conseil de fondation et de son comité exécutif, puis réélu en 2012, 2018 et 2021. Il est membre à part entière de l'Académie royale des beaux-arts de San Fernando et de l'Académie européenne des sciences, des arts et des lettres, et préside la Fundación Ortega-Marañón et le Teatro de la Abadía. Il est administrateur de la Bibliothèque nationale, du Real Alcázar de Séville et de la Casa Consistorial, des Archives historiques nationales de la noblesse et du Musée de l'armée. Il est président de Logista et d'Air City Madrid Sur. Il préside le conseil d'administration d'Universal Music España et est membre du conseil d'administration de Patrimonio Nacional. Docteur Honoris Causa de l'Université de Castilla-La Mancha, il est titulaire, entre autres, de la Grande Croix d'Alphonse X le Sage, de la Médaille d'or de la Communauté de Madrid et de la Médaille d'or de la Mairie de Madrid.

A la Camerata Salzburg

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Andreas Bräunig sera le nouveau directeur général de la Camerata Salzburg. Le chef d'orchestre berlinois (°1982) a été sélectionné parmi une trentaine de candidats de plusieurs pays. M. Bräunig succédera à la mi-novembre à Shane Woodborne qui a demandé la résiliation de son contrat en juin.

Avocat et gestionnaire culturel, Andreas Bräunig vient de l'Orchestre Baroque de Freiburg. Il y travaillait depuis 2015, dernièrement en tant que juriste interne et directeur général adjoint. Avant cela, il a travaillé pendant plusieurs années comme avocat, notamment dans le domaine du droit de la musique et des médias. Parallèlement à ses études de droit à Berlin, Grenoble et Freiburg, il a suivi une formation vocale classique.

Beethoven aux deux bouts de la planète

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En Espagne, la Franz Schubert Filharmonía (appelée jusqu'il y a peu Orquestra Simfònica Camera Musicae) ouvre sa saison avec l'intégrale des Concertos pour piano de Beethoven. En soliste, Paul Lewis et à la baguette Tomàs Grau.
Coïncidence, le Sydney Symphony Orchestra vient d'annoncer le même projet pour l'été prochain, avec Javier Perianes en soliste, sous la baguette de sa chef titulaire Simone Young.

La 10e de Beethoven

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La première mondiale de la 10e Symphonie de Beethoven aura lieu le week-end prochain. L'œuvre, laissée fragmentaire par le compositeur, a été complétée par des chercheurs à l'aide de l'intelligence artificielle. L'équipe dirigée par le musicologue Matthias Röder a programmé à cet effet une conscience informatique qui a appris à déchiffrer le style du compositeur sur une période de deux ans, en utilisant ses œuvres et ses sources. L'algorithme a permis de "poursuivre" la 10e Symphonie qui a finalement été achevée avec le compositeur Walter Werzowa.

La première aura lieu à Bonn avec l'orchestre Beethoven sous la direction de Dirk Kaftan. Le concert était initialement prévu pour le 250e anniversaire de Beethoven en avril, mais il a été reporté en raison de la pandémie.

La 10e symphonie de Beethoven n'est pas la première pièce augmentée par la technologie informatique : L'Inachevée de Schubert a été "augmentée" par une société de téléphonie mobile en 2019 et créé à Londres.

Une première en Espagne

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Le London Philharmonic dirigé par Alexander Zemtsov et le violoniste Mario Hossen vont créer ce mois à Madrid la version originale du 1er Concerto de Paganini : Mario Hossen jouera un Guadagnini de 1749 prêté par la Banque nationale autrichienne qui sera accordé selon les exigences du compositeur italien.
Selon Hispania Conciertos, le promoteur de ces concerts, cette œuvre du génie italien est un exemple de la technique exigeante de la scordatura dans la partie de violon solo. Cet accord tend les quatre cordes un demi-ton plus haut, ce qui permet d'élever davantage la voix du violon par rapport à l'orchestre.

 

Symposium « Musique et Médecine » à l'Imep

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Le samedi 13 novembre 2021, l'Imep annonce son symposium "Musique et Médecine" ouvert à tous (gratuit).
Objectifs :
Présentation des stratégies permettant de prévenir des troubles musculo-squelettiques chez les musiciens.
Présentation des stratégies permettant d’optimaliser l’ergonomie de la pratique instrumentale.
Bilan de dix ans de recherche en posturo-acoustique à l’IMEP.
Présentation d’approches innovantes en neurosciences corrélées avec la pratique instrumentale. (neurones miroirs, préférences motrices…)

Horaire de la journée
- 8H30: Accueil des participants.
- 9H00: Allocution de Monsieur Guido Jardon, Directeur Général de L’IMEP.
- 9H15: Dr Gianni Franco, Neurologue CHU UCL Namur Dinant, collab. ULiège, vice président Belgian Brain Council: Le cerveau et la musique, entre neurosciences et plaisir.
- 10H00: Dr Fabian Joisten, Médecin du sport et des musiciens: Pathologies liées à la pratique instrumentale.
- 10H45 à 11H00: Pause
- 11H00: Dr Frédérique Depierreux, neurologue CHU Liège: Robert Schumann et la dystonie de fonction.
- 11H50: Dr Lionel Lejeune, ORL phoniatre CHU liège: Problèmes de voix chez les chanteuses et chanteurs.Prise en charge par le phoniatre.
- 12H30 à 13H30: Lunch
- 13H30: Dr Jean-Pierre Delcour, chirurgien orthopédique et auriculothérapeute CHBA Seraing: l’Auriculothérapie.
- 14H15: Madame Isabelle Lechanteur, kinésithérapeute: Les réflexes archaïques
- 15H00 à 15H15: Pause
- 15.30: Madame Emma Gomez, kinésithérapeute: Le rythme et les fascias.
- 16H15: Monsieur Joseph Quoidbach, kinésithérapeute et professeur à l’IMEP : La Posturologie pour les musiciens.
- 17H00 à 17H15: Pause
- 17H15 à 18H00: Concert avec des membres de l’E.V.D.

Réservations
Pour les personnes extérieures à l’IMEP, les réservations sont obligatoires: billetterie@imep.be ou bien par téléphone : 081/73.64.37. Du lundi au vendredi de 8h30 à 12h30 et de 13h à 16h30

Nomination pour Victor Jacob

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Victor Jacob, 28 ans, finaliste et mention spéciale du Concours International de Besançon 2019, a été nommé chef assistant commun à l'Orchestre de Picardie et à l'Orchestre National de Lille pour la saison 2021-22. Il succède à Léo Margue, Jonas Ehrler et Lucie Leguay.
Lauréat du concours de chef assistant de l'Orchestre Philharmonique Royal de Liège en mai 2019, Victor Jacob était déjà l'invité de l'Orchestre de Picardie en décembre 2020.

Depuis 2016, l'Orchestre de Picardie et l'Orchestre National de Lille se sont engagés à développer leur complémentarité tout en cultivant leurs identités respectives : un protocole d'action de coopération territoriale permet la nomination d'un chef assistant commun et signe de l'engagement des deux orchestres en faveur de l'insertion professionnelle des jeunes chefs.

 

 

Gustavo Gimeno à Berlin

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Ce soir, Gustavo Gimeno dirigera pour la première fois les Berliner Philharmoniker. Le concert aura lieu à la Philharmonie de Berlin.
Au programme, entre autres, le Concerto pour violon n° 2 op. 63 Prokofiev avec en soliste Augustin Hadelich qui se produira lui aussi pour la première fois avec les Berliner Philharmoniker.

Ce concert est une nouvelle étape dans la carrière internationale de Gustavo Gimeno qui est chef principal de l'Orchestre Philharmonique du Luxembourg et du Toronto Symphony.

La succesion de Paul Dujardin à Bozar

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Le Conseil d’Administration de Bozar a proposé mardi à la Vice-Première Ministre et Ministre des Institutions culturelles fédérales, Sophie Wilmès, que Sophie Lauwers soit désignée directrice générale de Bozar. Membre du comité de direction du Palais des Beaux-Arts, Sophie Lauwers y est directrice des expositions et, à ce titre, elle était sans doute, parmi les différents candidats à la succession de Paul Dujardin, celle qui connaît le mieux l’institution, ses enjeux, son architecture, ses possibilités, ses difficultés et ses équipes.
Sa désignation sera très prochainement soumise pour approbation au Conseil des ministres.

Madame Lauwers pourra ensuite poursuivre, avec l’ensemble du comité de direction, le développement et les missions de Bozar dans un esprit de renouveau et de continuité, ont commenté Madame Wilmès et le CA de Bozar.
Dès sa mise en place, en juin dernier, celui-ci s’était donné comme mission première de mener à bien le processus de recrutement d’un nouveau directeur général. Depuis la fin du mandat de Paul Dujardin en tant que directeur général du Palais des Beaux-Arts de Bruxelles, à la fin de l’année 2019, cette fonction est assurée par un comité de direction.

La nomination de Sophie Lauwers résulte d’un processus "extrêmement rigoureux" qui a permis, en moins de quatre mois, de sélectionner la nouvelle directrice parmi 18 candidatures, expose le communiqué. Les dossiers ont été sélectionnés "sur la base de critères très précis" établis par le conseil d’administration. C’est le comité de rémunération, présidé par Isabelle Mazzara, qui a mené la procédure, avec le soutien d’un bureau de recrutement externe. Ce dernier a notamment soumis les candidats retenus pour la sélection finale à une évaluation, poursuit le communiqué commun diffusé mardi soir.

Pour la Vice-Première ministre, cette nomination "marque aussi un renouvellement de Bozar". "Un nouveau conseil d’administration, de nouvelles personnalités sont arrivées. Il y a de la diversité dans les profils, un bon équilibre entre les hommes et les femmes au sein de l’institution. Bozar peut désormais se projeter dans l’avenir et aller de l’avant dans la construction d’un projet culturel et artistique de qualité. Bozar continuera son développement pour se renforcer comme atout dans le rayonnement culturel de la Belgique et de sa capitale, Bruxelles", a conclu Sophie Wilmès.

Depuis son arrivée à Bozar, Sophie Lauwers s’est consacrée corps et âme à l’artistique. Discrète et efficace, elle préfère toujours tourner les projecteurs vers les artistes dont elle montre le travail. Avec un intérêt certain pour l’art contemporain mais aussi et surtout une curiosité insatiable pour les univers les plus variés.

Issue d’un milieu qui ne l'y prédisposait pas, elle a tracé sa voie au fil des expériences et des rencontres. C’est ainsi qu’elle se lance… durant un an, dans des études de sinologie avant de bifurquer vers l’Histoire. Quand elle sort diplômée de la VUB, ce n’est ni pour poursuivre des recherches ni pour enseigner : elle entre dans une agence de publicité tout en se demandant très vite ce qu’elle fait là. Déjà intéressée par le monde de l’art contemporain, elle commence à organiser de petits événements, travaille avec l’un ou l’autre artiste et se rend compte rapidement que c’est vraiment cela qui lui convient. De projet en projet, elle finit par intégrer l’équipe de Bruxelles 2000 avant d’être repérée par Paul Dujardin qui lui propose de rejoindre le Palais des Beaux-Arts pour coordonner les expositions. Elle fait ses premiers pas dans la prestigieuse institution en mars 2001 avant de grimper petit à petit les échelons.

Richard Strauss en question à Munich

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Le conseil municipal de Munich entame cette semaine une série de réunions pour discuter de la possibilité de renommer des rues portant le nom de personnes ayant des liens avec le nazisme.
Les archives d'État de Munich ont examiné les noms de plus de 6 000 rues et 372 d'entre elles font l'objet d'un examen par le conseil municipal. Il s'agit, entre autres, de la Richard-Strauss-Strasse et du Richard-Strauss-Tunnel, ainsi que de l'Arabellastrasse et de l'Arabellapark inspirés par l'un des opéras du compositeur, Arabella.

Les relations de Strauss avec le nazisme ont fait l'objet de nombreuses études. Ses sympathies pour le régime lui valent d'être nommé président de la Chambre de musique du Troisième Reich, poste dont il est ensuite contraint de démissionner après l'interception d'une lettre qu'il a écrite à l'écrivain juif Stefan Zweig. Les tensions avec le régime ne l'empêchent pas d'être chargé d'écrire la musique de l'Hymne olympique pour les Jeux de Berlin (1936). Dans les années qui suivent, le compositeur conserve une position entre distance et complaisance, tentant de faire face aux difficiles années de guerre.

Selon le Süddeutsche Zeitung, deux listes ont été établies à Munich : une "liste courte" de 45 rues (qui inclut Strauss) dont la discussion est jugée urgente, et une liste longue pour plus tard.
Le changement de nom est une solution extrême et rare : dans la plupart des cas, des mesures moins radicales sont ennvisagées, comme une plaque explicative.