Le Concerto pour orchestre Sz.116/BB 123 est une œuvre composée en 1943.
En 1940, Béla Bartók, fuyant le nazisme, arrive aux États-Unis. Il n’y est pas heureux, n’appréciant pas le pays, se trouvant face à de sérieuses difficultés financières et, surtout, supportant mal l’éloignement de son pays. Dès fin 1942, une leucémie est diagnostiquée ; il doit alors renoncer à ses concerts.
Alors qu’il refuse l’aide financière de ses amis, la Société des auteurs américains le prend en charge et, grâce au chef d’orchestre Serge Koussevitzky, lui commande une nouvelle œuvre pour 1 000 dollars par une lettre de commande datée du 4 mai 19431 : le Concerto pour orchestre, auquel il travaille d’août à octobre 1943.
La première a lieu au Symphony Hall (Boston) le 1er décembre 1944 par l’Orchestre symphonique de Boston. Il écrit : « …l’exécution était excellente ».
Koussevitzky est très enthousiaste au sujet de l’oeuvre, et indique que c’est « la meilleure pièce orchestrale des 25 dernières années ».
Néanmoins, Bartók révise l'œuvre en février 1945, la principale innovation consistant en une coda légèrement plus développée dans le Finale.
L'œuvre est publiée chez Boosey & Hawkes à New York en 1945.
François-Henri-Joseph Blaze, dit Castil-Blaze (né à Cavaillon le et mort à Paris le ) est un musicographe, critique musical, compositeur, éditeur français et également auteur provençal en langue d'oc.
Fils du compositeur et écrivain Henri-Sébastien Blaze, il est le frère du pharmacien militaire et écrivain Sébastien Blaze (1785-184?) et de l'écrivain Elzéar Blaze.
Après son enfance passée à Cavaillon, il monte à Paris pour faire des études de droit mais aussi apprendre la musique, notamment au Conservatoire de musique. Après avoir passé à nouveau quelques années dans le Vaucluse, Castil-Blaze se réinstalle définitivement à Paris.
Une grande partie de son activité consiste à adapter des opéras français et étrangers pour différentes scènes de la province française. Dans ces cas-là, Castil-Blaze adapte le livret ainsi que la musique. Ce travail d’arrangeur sera largement critiqué, mais Castil-Blaze affirmait que cela permettait à une partie du public de se familiariser avec l’opéra.
Castil-Blaze s’est largement fait connaître comme critique. À partir du , il publie dans Le Journal des débats des Chroniques musicales. Dans ces chroniques assez irrégulières, au nombre d’une trentaine par an, Castil-Blaze semble jouir d’une certaine liberté. La plupart des chroniques critiquent des œuvres lyriques, mais d’autres sont consacrées à des réflexions sur la musique, à des nécrologies de compositeurs (Weber en 1826, Beethoven en 1828) ou à des critiques de concerts. Castil-Blaze a écrit dans Le Journal des débats jusqu’en 1832, avant de rejoindre Le Constitutionnel. Il a aussi collaboré à la Revue musicale de Fétis ainsi qu’à d’autres journaux ou revues. Castil-Blaze est sans doute, en France, le premier critique musical à avoir étudié la musique.
Castil-Blaze est l’auteur de plusieurs ouvrages et articles, portant sur la théorie de la musique, son histoire et l’histoire du théâtre. Il a lancé une série de trois ouvrages consacrés aux trois grands théâtres lyriques de Paris : l’Opéra, le Théâtre-Italien et l’Opéra-Comique. Il n’a pu terminer et publier que les deux premiers avant sa mort, le troisième, resté à l’état de manuscrit, est conservé à la Bibliothèque nationale de France. Ces ouvrages suscitent aujourd’hui l’intérêt mais aussi la méfiance des historiens car ils contiennent de nombreuses anecdotes, pas toujours vérifiées.
Castil-Blaze a écrit la traduction française du livret du Barbier de Séville de Rossini en y rajoutant des dialogues parlés pour la plupart empruntés à Beaumarchais, en en modifiant la structure qui passe de deux à quatre actes et en changeant certaines tessitures vocales. Cet opéra avait été donné en italien à Paris le au Théâtre-Italien. La première de la version en français date du à l’Odéon. Après de nombreuses vicissitudes dues aux rivalités des théâtres parisiens, l’opéra en français avec ses dialogues parlés (opéra-comique) est donné le à l’Opéra-Comique avec un très grand succès et s’installe au répertoire.
Comme compositeur, Castil-Blaze a surtout réalisé des arrangements dont le plus célèbre est Robin des Bois ou les Trois balles, adaptation de 1824 du Freischütz de Weber, œuvre finalement bien éloignée de l’original. De plus, l’opéra reprend des morceaux de musique d’autres compositeurs dans la droite ligne du pasticcio baroque et rossinien. Cette version créée à l’Odéon le sera reprise en 1835 à l’Opéra-Comique et en 1855 au Théâtre-Lyrique, concurrencée à partir de 1841 par la version du Freischütz fidèlement adaptée par Berlioz.
Mais Castil-Blaze est également l'auteur d'un opéra en quatre actes, Belzébuth ou les Jeux du roi René, Montpellier (intégrale) et Paris, Conservatoire (extraits) 1842, d’un opéra comique en un acte, La Colombe, de plusieurs œuvres originales, en particulier d’œuvres sacrées, dont deux messes solennelles.
Castil-Blaze a enfin exercé comme éditeur, d’abord pour publier ses propres œuvres, littéraires comme musicales, mais il ne s’y est pas limité : il a, entre autres, édité les œuvres de Beethoven.
Castil-Blaze n’avait pas oublié ses origines provençales. Doté d’un esprit vif et fécond ainsi que d’un sens critique aigu, Castil-Blaze disait justement : « Je n’attache de prix qu’à mes œuvres provençales ; c’est le seul bagage poétique et musical que je lègue à la postérité. Léger, mais ficelé de mains de maître, ce colis arrivera plus facilement à son adresse… » Le bagage dont parlait Castil-Blaze se réduit à douze chansons populaires écrites en langue provençale, qu’il publia lui-même en 1845. Il s’y ajoute vingt-sept pièces de vers qu’il ne publia pas de son vivant, mais que ses amis félibres publieront après sa mort.
Giuseppe Sarti est un compositeur italien né le à Faenza (Émilie-Romagne) et mort le à Berlin.
Auteur de nombreux opéras, il n'est aujourd'hui connu que grâce à l'allusion à l'air de son opéra Fra i due litiganti, « Come un'agnello », que Mozart a cité lors de la scène finale de Don Giovanni.
Giuseppe Sarti, attiré très jeune par la musique, se rend à Padoue, où il l'étudie avec le Père Francesco Antonio Vallotti (qui codifie la théorie de la dissonance), puis à Bologne avec le fameux Padre Martini.
De retour dans sa ville natale, il est tout d'abord nommé organiste de la cathédrale, puis en 1752, directeur du théâtre. Son premier opéra, Il re pastore y est représenté à Pesaro la même année.
À la fin de 1753, Giuseppe Sarti est invité à Copenhague et chargé de diriger la troupe de Pietro Mingotti. Le est créé dans la capitale danoise son opéra Antigono. Ses opéras (Vologeso, Antigono, Ciro Riconosciuto) plaisent au roi Frédéric V, qui le nomme maître de chapelle de la Cour, puis directeur de l'opéra italien. Il reste douze ans au Danemark et y compose une quarantaine d'œuvres scéniques. À la fermeture de l'opéra italien (en 1763), il est nommé directeur de la musique de Cour.
En 1765, alors qu'il voyage en Italie afin d'engager des chanteurs, la mort de Frédéric V amène un changement brutal de sa situation. Perdant son poste à Copenhague, Sarti est engagé comme maestro di coro au Conservatoire della Pietà de Venise, où il reste deux années (de 1766 à 1768).
En 1769, il se rend à Londres, où il ne parvient à subsister qu'en donnant des leçons.
En 1770, il retourne à Copenhague et reprend ses fonctions de directeur de la chapelle royale jusqu'en 1775. En 1775, Giuseppe Sarti rentre en Italie et se fixe dans la cité des Doges avec son épouse, la cantatrice Camilla Passi.
En 1779, il remporte le concours de recrutement pour le poste de maître de chapelle de la cathédrale de Milan devant Giovanni Paisiello, qui est alors le maître de chapelle de la tsarine Catherine II de Russie2. Il conserve cette fonction jusqu'en 1784 et a, au cours de son séjour dans la capitale lombarde, comme élève Luigi Cherubini.
En , son opéra Giulio Sabino est créé sur la scène du Teatro San Benedetto à Venise pour le Carnaval.
La Cour de Russie cultivait la musique et l’opéra, invitant des compositeurs italiens dont Francesco Araja est le premier. Giuseppe Sarti est lui-même invité à la Cour impériale russe en 1784, comme cela a été le cas auparavant de Baldassare Galuppi, Tommaso Traetta et Giovanni Paisiello, et comme ce sera le cas après lui pour Domenico Cimarosa et Vicente Martin y Soler, espagnol de naissance, mais italien de cœur.
Au cours de son voyage pour prendre ses fonctions de directeur de la chapelle impériale de Saint-Pétersbourg, il s'arrête quelque temps à Vienne, où il est reçu par l'empereur Joseph II. Il y rencontre Mozart, qui apprécie sa musique, très connue dans la capitale autrichienne, où ses opéras triomphent au Burgtheater.
À Saint-Pétersbourg est créée, en son Armida e Rinaldo, d'après son Armida Abbandonata créée à Copenhague. Les intrigues de la prima donna Luiza Todi, l'éloignent de Catherine II. Sarti entre alors au service du prince Potemkine, favori de la tsarine, qu'il suit même lors de sa campagne contre les Turcs ! Après la mort de Potemkine en 1791, et une période d'enseignement, il retrouve en 1793 ses fonctions de compositeur de la Cour. L'assassinat du tsar Paul Ier en 1801, lui fait quitter définitivement la Russie.
C'est au cours de son voyage de retour vers l'Italie, lors d'une halte à Berlin, qu'il meurt le .
François-Xavier Richter est un compositeur morave, né à Holešov dans l'empire des Habsbourg le 1er décembre 1709 et mort à Strasbourg le 12 septembre 1789. Il est l'un des représentants importants de l'École de Mannheim.
On sait peu de choses de sa jeunesse et ses origines sont incertaines. Il reçut probablement une éducation musicale complète sous la direction de Johann Joseph Fux à Vienne.
De 1740 jusqu'à 1747, il fut vice-maître de chapelle au service du Prince-Abbé Anselme de Reichlin-Meldegg à Kempten dans l'Allgäu, en Bavière. Pendant ce temps, six de ses 69 symphonies furent publiées à Paris.
Après 1747, comme compositeur et baryton, il fit partie de la célèbre chapelle de Cour de Mannheim auprès du Prince-Electeur Charles-Théodore. Marpurg l'a inclus comme deuxième violon dans l'orchestre de la Cour. Il n'y a pas d'autres références contemporaines à des fonctions d'instrumentiste qu'il aurait exercées.
Il écrivit un Traité d'harmonie et de composition, traduit et publié à Paris en 1804, et entreprit un certain nombre de tournées de concert, d'abord à la Cour d'Oettingen-Wallerstein (1754) puis en France, aux Pays-Bas et en Angleterre. En 1768, l'électeur le nomma compositeur de la chambre princière.
En 1769, il succéda à Joseph Garnier comme maître de chapelle de la cathédrale Notre-Dame de Strasbourg, où il eut comme assistant, et seulement à partir de 1783 (74 ans), Ignace Pleyel, le célèbre élève de Joseph Haydn qui allait lui succéder. Le poste fut convoité par rien moins que Mozart, qui rencontra Richter à Strasbourg en 1778, après son séjour parisien. Mozart a de l'admiration pour le compositeur, même s'il n'en oublie pas de rappeler son addiction à l'alcool.
Dans ses compositions, des marques du style baroque s'associent à des éléments galants : « Je suis obligé de le faire, écrivit-il à un de ses amis, autrement les gens ne vont plus à l'église ».
Richter fait partie de ces maîtres de l'École de Mannheim qui ont eu leur importance pour les débuts de la symphonie. Sa musique « montre la voie qui va de la sonate baroque en trio aux précurseurs immédiats du quatuor à cordes classique ». Parmi ses élèves, on peut mentionner Carl Stamitz (qui épousera sa fille Marie Anne Françoise Xavière), František Xaver Pokorný, Joseph Martin Kraus (1756-92), Sébastien Demar et Ferdinand Fränzl.
Andrea Battistoni, nouveau directeur musical du Teatro Regio di Torino
Le Teatro Regio di Torino a annoncé la nomination d'Andrea Battistoni en tant que directeur musical. Il prendra officiellement ses fonctions le 1er janvier 2025, avec un mandat couvrant les deux prochaines saisons.
Le théâtre explique que Battistoni dirigera au moins deux productions lyriques par saison, en plus de plusieurs concerts. En accord avec la direction du théâtre, le maestro interprétera des œuvres du grand répertoire italien ainsi que des titres moins connus et non découverts, avec l'intention de renouveler et d'élargir les perspectives artistiques du Regio.
Son premier engagement sur le podium sera Andrea Chénier d'Umberto Giordano, sur scène du 18 au 29 juin. L'œuvre voit le retour d'artistes de grande envergure vocale et interprétative tels que Gregory Kunde, Maria Agresta et Franco Vassallo, et est proposée dans une nouvelle mise en scène signée par Giancarlo del Monaco.
Avant tout cela, Battistoni sera déjà impliqué dans les procédures de sélection des musiciens de l'orchestre. L'un des points clés de son mandat sera également la diffusion culturelle, avec une attention particulière pour les jeunes. Ainsi, « il s'attachera à rendre la musique classique et l'opéra toujours plus accessibles et appréciés par un public large et intergénérationnel ».
Le 3 décembre, la dernière création de Michel van der Aa sera présentée pour la première fois à Rotterdam : From Dust est une installation d'opéra en réalité virtuelle dans laquelle le public participe lui-même à l'action - par le mouvement et le toucher et grâce à l'utilisation de l'intelligence artificielle, il entre en interaction avec les protagonistes de l'ensemble vocal Sjaella et contribue à créer chacun sa propre histoire. Le compositeur-réalisateur-concepteur innovant van der Aa s'aventure ainsi une fois de plus en terre inconnue dans le monde du théâtre musical.
Avec sa dernière œuvre musicale et théâtrale pionnière, Michel van der Aa repousse une fois de plus les limites du possible. Dans nombre de ses œuvres précédentes, il avait déjà mêlé -en tant que compositeur, metteur en scène et vidéaste à la fois- musique live et technique sophistiquée, projection vidéo et performance scénique, du monodrame One en 2003 au théâtre de musique de chambre The Book of Water en 2022, en passant par le film-opéra en 3D Sunken Garden en 2013. Toutes ces œuvres interrogent les failles de l'existence humaine et les limites de notre perception du monde. C'est également le cas de From Dust, une création de 24 minutes pour six vocalistes et une bande sonore, présentée pour la première fois dans le cadre de l'« Immersive Tech Week » de Rotterdam.
Ici, les différences entre réalité et identité, entre public et œuvre d'art s'estompent. Les participants pénètrent dans une installation volumétrique à 360 degrés qui réagit aux impulsions de mouvement et de toucher et qui est façonnée en temps réel à l'aide d'un contrôle par IA -une interaction qui permet de créer des mondes, d'explorer un personnage principal ainsi que des alter ego qui s'en détachent peu à peu et de raconter à chaque fois de nouvelles histoires.
Carmen Gloria Linares, nouvelle directrice générale d'OLA Ópera Latinoamericana
Carmen Gloria Linares, actuelle directrice du Teatro Municipal de Santiago, au Chili, prend la direction générale d'OLA Ópera Latinoamericana, qui regroupe 45 théâtres d'opéra, compagnies et festivals d'Amérique latine et des Caraïbes.
Carmen Gloria Larenas, travaillera main dans la main avec la directrice exécutive, Alejandra Martí, et les deux nouvelles vice-présidences en charge du Theatro Municipal de São Paulo, représenté par son directeur général Andrea Caruso, et du Teatro Colón, représenté par son directeur général Gerardo Griego. Le Teatro de la Zarzuela, avec son directeur général Isamay Benavente, qui est également président d'Ópera XXI, fera également partie du conseil d'administration pour la première fois. Les autres institutions qui feront partie du conseil sont le Festival Amazonas de Ópera, le Teatro Solís, le Teatro Mayor Julio Mario Santo Domingo, l'Ópera de Bellas Artes, le Teatro Real et le Teatro Colón, représentés respectivement par leurs directeurs Flávia Furtado, Malena Muyala, Ramiro Osorio, Marcelo Lombardero, Ignacia García-Belenguer et Andrés Rodríguez.
La Lulu-Suite est une pièce en 5 mouvements pour orchestre et soprano qu'Alban Berg écrivit en 1934 à la demande d'Erich Kleiber pour faciliter la diffusion de l'opéra entier Lulu, encore inachevé. Le morceau fut créé à Berlin par Erich Kleiber le 30 novembre 1934.
Le Lied de Lulu est repris de l'acte II scène 1 de l'opéra et l'adagio reprend la fin de l'opéra avec la mort de la Comtesse Geschwitz. Ces 2 morceaux sont chantés par la même soprano alors que dans l'opéra la Comtesse est une mezzo.
L'ostinato est l'interlude du deuxième acte.
Cette œuvre a été rapidement écrite et souffre de déséquilibres : la première partie dure autant que les 4 dernières, le Lied de Lulu est après l'ostinato, le rôle du docteur Schön a disparu.
Tzigane est une rhapsodie de concert pour violon et orchestre (comportant un seul mouvement) composée par Maurice Ravel en 1924.
L'œuvre porte la référence M.76, dans le catalogue des œuvres du compositeur établi par le musicologue Marcel Marnat. Son exécution dure environ dix minutes.
Extrêmement ardue, l'œuvre fait partie des pièces du répertoire violonistique qui demandent le plus de virtuosité.
C'est après avoir entendu à Londres en 1922 la violoniste hongroise Jelly d'Arányi, (petite nièce de Joseph Joachim) et Béla Bartók créer la sonate pour violon et piano nº 1 du compositeur hongrois que Ravel décida de composer Tzigane pour la violoniste.
La création eut lieu au Aeolian Hall à Londres le par la dédicataire et par Henri Gil-Marchex au piano. La première audition espagnole eut lieu le à Barcelone par Marius Casadesus et par l'auteur en personne. La première audition française eut lieu le à Paris (Salle Gaveau) par Samuel Dushkin et Beveridge Webster (luthéal).
La création de la version orchestrale eut lieu le à Amsterdam, par Samuel Dushkin et l’orchestre du Concertgebouw d’Amsterdam sous la direction de Pierre Monteux. La première parisienne de cette version eut lieu le , par Jelly d'Arányi et l'Orchestre Colonne sous la direction de Gabriel Pierné.
La première partie, pour violon seul, est conçue dans le style d'une improvisation sur des thèmes tziganes chers au compositeur.
L'œuvre comporte un seul mouvement et son exécution dure environ dix minutes.
Le compositeur en écrivit deux réductions, l'une pour violon et piano qui est aujourd'hui la plus jouée, l'autre pour violon et luthéal.
Le luthéal
Le luthéal est un dispositif mécanique inventé par le Belge Georges Cloetens placé dans le piano et permettant la modification de son timbre. Il a été utilisé par Ravel dans cette œuvre, mais aussi dans L'Enfant et les Sortilèges. L'instrument original a disparu mais un exemplaire a été retrouvé et est conservé au musée des Instruments de musique de Bruxelles.
Islamey, op. 18, sous-titrée « fantaisie orientale », est une œuvre musicale pour piano du compositeur russe Mili Balakirev. Elle est composée en août et septembre 1869, puis révisée en 1902. Le dédicataire, Nikolaï Rubinstein, en a donné la première exécution le 30 novembre 1869 à Saint-Pétersbourg.
Balakirev a été inspiré pour écrire la pièce après un voyage dans le Caucase où il a entendu la mélodie de danse folklorique « Islamey ». En raison de ses exigences techniques, cette œuvre a longtemps été considérée (et encore aujourd'hui) comme l'une des pièces les plus difficiles à exécuter jamais écrites.