Le Journal

Josse Boutmy, 245 ans

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Josse Boutmy (Charles-Joseph), né le  à Gand et mort le  à Bruxelles, est un organiste et claveciniste des Pays-Bas méridionaux qui s'installa à Bruxelles.

Josse Boutmy travailla à la collégiale Sainte-Gudule, pour le Prince de Tour et Tassis (1736), et comme organiste à la Chapelle royale de Bruxelles (1744-1777). Il était issu d'une famille de musiciens, comme son grand-père, son père, son frère aîné et plusieurs de ses 16 enfants, dont trois feront une carrière musicale. Son frère ainé Jacques Adrien Boutmy (1683-1719) était organiste à la cathédrale Sainte-Gudule à Bruxelles.

Il a publié quatre recueils de pièces pour le clavecin :

  • Petites suites de pièces de clavecin (Bruxelles, entre 1736 et 1738)
  • Premier livre (Paris, 1738)
  • Second livre (Paris, 1740-44)
  • Troisième livre (Bruxelles, vers 1749) dédié au gouverneur Charles de Lorraine.

Son style est une synthèse de différentes influences européennes : française (François Couperin, Rameau, Duphly), italienne (Domenico Scarlatti), allemande (Haendel, Carl Philipp Emanuel Bach) et ses pièces juxtaposent des éléments de la suite classique, des pièces de caractère et des mouvements de sonate, comme le pratiqua aussi un collègue musicien bruxellois contemporain : Joseph-Hector Fiocco.

Franz Krommer, 265 ans

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Franz Vincenz Krommer (František Vincenc Kramář) est un compositeur morave de langue allemande, né le 27 novembre 1759 à Kamenice (margraviat de Moravie) et mort le 8 janvier 1831 à Vienne.

De 1773 à 1776, il étudie le violon et l'orgue avec son oncle Antonín Mátyás Kramář à Turán, où il devient également organiste en 1777. En 1785, il rejoint Vienne en tant que violoniste au sein de l'orchestre du Duc de Styrum, à Simontornya en Hongrie.

En 1790, Krommer est nommé Maître de chapelle à la Cathédrale de Pécs en Hongrie. Il retourne à Vienne en 1795, avant de devenir Maître de chapelle du Duc Ignaz Fuchs en 1798. En 1813, il succède à Leopold Anton Kozeluch à la charge prestigieuse de compositeur de la Cour impériale d'Autriche.

Il reste l'un des compositeurs germaniques les plus importants de la période classique avec Joseph Haydn, Wolfgang Amadeus Mozart, Karl Ditters von Dittersdorf, Christoph Willibald Gluck et Carl Philipp Emanuel Bach.

Il a tout d'abord été réalisé un catalogue pour Ignaz Pleyel par Rita Benton. De nos jours, on emploie plutôt celui fait par Karel Padrta.
Krommer est un compositeur très prolifique, avec environ 300 œuvres. De son vivant, 110 numéros d'opus ont paru. Il est l'auteur d'au moins neuf symphonies, de nombreux concertos, de musique de chambre pour vents et de 70 quatuors à cordes.

 

Gootfried H. Stötzel, 275 ans

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Gottfried Heinrich Stölzel est un maître de chapelle, compositeur et théoricien de la musique allemand, né à Grünstädtel le 13 janvier 1690 et mort à Gotha le 27 novembre 1749.

Il fut étudiant en théologie à Leipzig à partir de 1707 et eut comme professeur Melchior Hoffmann, directeur musical de la Neukirche. Il étudia et composa également à Breslau et Halle et effectua un séjour de 18 mois en Italie à partir de 1713 où il rencontra Antonio Vivaldi à Venise. Il travailla ensuite trois années à Prague puis s'installa à partir de 1720 à la Cour de Saxe-Gotha où il travailla jusqu'à sa mort au service des Ducs Frederick II et Frederik III pour lesquels il composait hebdomadairement une cantate.

Son successeur à Gotha comme maître de chapelle fut Georg Benda.

Les conditions de conservation exécrables de ses manuscrits, qui ne furent jamais imprimés et subirent divers dommages causés par l'humidité et l'appétit des rats, sont la cause de l'une des plus importantes pertes de la musique baroque : sur les 80 suites pour orchestre composées par Gottfried Heinrich Stölzel, aucune ne survécut. D'un corpus qui devait comprendre plusieurs centaines de compositions, seule une faible portion nous est parvenue. Il jouissait pourtant à l'époque d'une excellente réputation, Lorenz Christoph Mizler l'estimant même à l'égal de son contemporain Jean-Sébastien Bach. Ce dernier avait d'ailleurs inclus une suite de Stölzel dans le petit livre de pièces pour le clavecin destiné à son premier fils, Wilhelm Friedemann.

La composition la plus connue de Stölzel est probablement l'aria Bist du bei mir longtemps attribuée à Jean-Sébastien Bach (BWV 508) puisqu'elle figure sans attribution dans le Petit livre pour clavier (Clavier-Büchlein) d'Anna Magdalena Bach de 1725. Cette aria est tirée de l'opéra Diomedes oder die triumphierende Unschuld (« Diomède, ou l'innocence triomphante ») qui fut créé en 1718 à Bayreuth. La partition de cet opéra, longtemps considérée comme perdue, a été retrouvée en 2000 au Conservatoire de Kiev.

Ses œuvres les plus importantes sont quatre concerti grossi, plusieurs sinfonias et un concerto pour hautbois d'amour. Il écrivit également quatre opéras, deux oratorios et douze cycles complets de cantates ainsi que 500 cantates sur des textes profanes qui tous ont disparu. On redécouvre actuellement sa Passion, « Der für die Sünde der Welt gemarterte und sterbende Jesus » (« Jésus martyrisé et mourant pour les péchés du monde »), basée sur le livret de Barthold Heinrich Brockes (1712) que Stölzel modifie, en particulier par l'adjonction de chorals chantés par l'assemblée.

Guillaume Dufay, 550 ans

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Guillaume Dufay (ou Du Fay, Du Fayt), est un compositeur de l'école bourguignonne (qui constitue le point de départ de l'école franco-flamande) né en 1397 peut-être à Cambrai ou Fay près de Cambrai, plus probablement à Beersel -non loin de Bruxelles- ou Chimay, et mort le 27 novembre 1474 à Cambrai.

Son nom dit son origine, car ce sont dans les hameaux de Belgique romane et du nord de la France que l'on parle d'un « fayt », c'est-à-dire d'une hêtraie.

D'abord formé comme « enfant de chœur » (enfant chantant la partie aiguë dans le chœur), Dufay étudie la musique à la maîtrise attenant à la cathédrale de Cambrai, et chante donc la musique liturgique nécessaire aux offices de l'Église catholique, au sein de cet ensemble vocal alors renommé (tout comme l'étaient ceux de bien d'autres édifices religieux, en France et en Europe). Plus généralement, les garçons de la maîtrise et les choristes (tous masculins et professionnels) avaient aussi à chanter de la musique moins directement liturgique, essentiellement des motets.

Il arrivait alors que la cathédrale fournisse quelques-uns de ces interprètes (ces chantres) à d'autres églises, ou même parfois à Rome. Ainsi Dufay participe, dans la suite de l'Evêque de Cambrai, au Concile de Constance en 1417-1418. C'est à Constance justement, en 1419, que le Prince Carlo I Malatesta l'embauche à la Cour de Rimini (Italie). Il y compose ses premiers motets.

En 1428, il devient chantre à la chapelle papale et est ordonné prêtre.

Il sert la famille d'Este et séjourne à la Cour de Savoie entre 1425 et 1428, puis à Rome jusqu'à 1433 avant de partir pour Chambéry, Florence, Ferrare, Genève ou Lausanne, dont il devient chanoine de la cathédrale en 1431.

En 1436, pour l'inauguration du dôme de Brunelleschi à Florence (la cathédrale, il duomo), Dufay compose le motet Nuper rosarum flores.

En 1437, il rencontre Gilles Binchois à la Cour de Bourgogne, le 5 mai. Une lettre du pape mentionne qu'il est bachelier en droit. Il quitte la chapelle papale à la fin du même mois et retourne à la Cour de Savoie.

En 1439, âgé de quarante-deux ans, il retourne à Cambrai où il dirige la maîtrise de garçons et le chœur de la cathédrale.

En 1458, il se retire définitivement en servant comme chanoine dans cette cathédrale de Cambrai. Il fut également chanoine de Sainte-Waudru de Mons.

Il meurt en 1474, à Cambrai, à l'âge de 77 ans. Sa pierre tombale, retrouvée en 1859 (la cathédrale ayant été détruite à la Révolution), est désormais conservée au Palais des beaux-arts de Lille.

Compositeur le plus célèbre d'Europe au XVe siècle, estimé des Rois Charles VII et Louis XI mais surtout des Ducs de Bourgogne, Dufay marque le début de l'école franco-flamande, dont le rayonnement perdure jusqu'à la fin du XVIe siècle. En combinant avec brio l'Ars nova de Philippe de Vitry, l'harmonie (la « contenance angloise ») de John Dunstable et la mélodie italienne, sa musique annonce le madrigalisme et la musique de la Renaissance.

« Pasqueyes, chansons, cramignons de Liège, nous revoilà dans la musique, qui demeurait le grand art wallon. Les Hainuyers continuèrent à en commander l'évolution aussi longtemps que la polyphonie garda la faveur. Dufay l'avait dotée de la messe unitaire, bâtie sur un seul thème... »

Dufay acquiert une grande renommée par la qualité de ses rondeaux, tels Donnez l'assaut à la forteresse ou La plus mignonne de mon cœur. Précurseur d'Ockeghem ou Josquin des Prés, il utilise des thèmes profanes pour certaines de ses messes, telle la célèbre L'Homme armé. Il est le premier à composer un Requiem, dont la partition est perdue. Il compose aussi des cycles complets pour l'Ordinaire de la messe : Kyrie, Gloria, Credo, Sanctus, Agnus. On a également de lui 83 ballades, chansons polyphoniques, virelais et rondeaux, 76 motets et neuf messes.

 

Le compositeur Denis Gougeon reçoit le prix Serge-Garant

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Incidemment un ancien élève de Serge Garant (1929-1986), M. Gougeon a signé une centaine d’oeuvres variées (opéras, musique de chambre, musique pour grands orchestres, etc.), certaines lui ayant été commandées par le Quatuor Molinari, l’ensemble I Musici, l’Orchestre Métropolitain ou encore l’Orchestre symphonique de Montréal (Jardin secret, 1989).

Le lauréat a également enseigné la composition à l’Université McGill, puis à la Faculté de musique de l’Université de Montréal, entre 2001 et 2019. « Les oeuvres de Gougeon sont reconnaissables. Tout comme on est capable de reconnaître les oeuvres de Mozart, de Beethoven ou de Bartók, celles de Gougeon ont une unicité, une couleur toute “gougeonnesque” », a commenté la violoniste et directrice artistique du Quatuor Molinari, Olga Ranzenhofer, présidente du jury.

Inauguré en 1991, le prix Serge-Garant récompense une compositrice ou un compositeur, né au Québec ou y résidant depuis au moins 10 ans, pour l’ensemble de son oeuvre. La distinction s’accompagne d’une bourse de 25 000 $.
(d'après ledevoir.ca)

La coupe à blanc culturelle s'étend, y compris en France

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Les acteurs culturels de la région Pays-de-la-Loire sont confrontés à des coupes budgétaires sans précédent. La présidente du conseil régional, Christelle Morançais, prévoit de réduire le budget de la culture de plus de 70 % et de réaliser une économie de 100 millions d'euros.

Morançais entend supprimer totalement les subventions aux festivals, théâtres, musées, opéras, maisons d'auteurs, centres d'art, productions audiovisuelles et artistes à partir de 2025.

Première nuit de l'orgue de l'IDO à Düsseldorf et création

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L'équipe du Festival international d'orgue de Düsseldorf invite à la première Nuit de l'orgue IDO le vendredi 29 novembre 2024 ! De 20h à 23h, les musiciens puiseront dans le grand orgue de St. Antonius et utiliseront les impressionnantes possibilités sonores de l'instrument pour dialoguer avec le violon, l'alto, le violoncelle, la contrebasse, la batterie, le ToyPiano, le piano et la guitare électrique.
Frederike Möller, directrice du festival IDO, concrétise avec la Nuit de l'orgue une idée artistique et un souhait qui lui tient à cœur. Il s'agit notamment de la commande d'un concertino pour orgue et ensemble instrumental au compositeur Ulrich Kreppein, primé à de nombreuses reprises, qui a été écrit spécialement pour la nuit. La pièce, intitulée Bausatz, sera jouée pour la première fois lors de la première partie du concert. Elle sera interprétée par le notabu.ensemble sous la direction de Frederike Möller.

"Sinfonie Nr. 4" (Adagio) de Krzysztof Penderecki, 35 ans

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Krzysztof Penderecki a composé sa Symphonie n°4 pour les festivités en France marquant le 200e anniversaire de la Révolution française . Dans le même temps , une préparation à la révolution avait également lieu dans sa Pologne natale ; la chute du régime communiste de Wojciech Jaruzelski .

Le chaos des deux révolutions a eu un impact sur cette symphonie. Bien que fragmentaires dans leur conception, les différentes parties s’intègrent parfaitement les unes aux autres. Cela contraste fortement avec sa symphonie précédente ; sa 2e Symphonie , qui a une structure classique. Pourtant, cette symphonie semble mélodieuse, sans avoir de mélodie. Une fois de plus, Penderecki commence sa symphonie avec les instruments à cordes graves , cette fois sous les trompettes . Cela devient une partie plaintive. La deuxième partie contient la fugue ; cela commence seulement lentement, puis s'arrête lentement et se transforme en une série de solos d' instruments à vent . Le solo de cor anglais en particulier est très similaire au solo pour le même instrument de la 8e Symphonie de Dmitri Chostakovitch . Il se transforme en douceur en une nouvelle fugue, qui se termine par des contrebasses et des percussions. La partie finale semble ironique et se termine par une fin ouverte.

Cette symphonie se compose de cinq parties, jouées sans pause :

  1. Adagio (d'où le surnom)
  2. Plus animé
  3. Tempo I
  4. Allegro
  5. Rythme II

"Concerto pour Orchestre" de Witold Lutoslawski, 70 ans

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Le Concerto pour orchestre du compositeur polonais Witold Lutosławski est écrit dans les années 1950-54, à l'initiative du directeur artistique de l'Orchestre Philharmonique de Varsovie, Witold Rowicki, à qui il est dédicacé. Le Concerto comporte trois mouvements, dure environ 30 minutes et constitue le point d'orgue du style folklorique des œuvres de Lutosławski. Ce style est inspiré par la musique de la région de Kurpie en Pologne. Ayant auparavant écrit une série de petites pièces folkloriques pour divers instruments et leurs combinaisons (piano, clarinette avec piano, ensemble de musique de chambre, orchestre, voix avec orchestre), Lutosławski décide d'utiliser son expérience de stylisation du folklore polonais dans une œuvre plus importante. Le Concerto pour orchestre se distingue de ces œuvres antérieures, non seulement par sa durée, mais aussi parce qu'il ne retient du folklore que les thèmes mélodiques. Le compositeur les fond dans une réalité différente, ajoute des contrepoints atoniques, et les transforme en formes néo-baroques.

"Sonate pour violon seul" de Béla Bartok, 80 ans

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La Sonate pour violon seul Sz. 117 est une œuvre écrite en 1944.
Il s'agit d'une commande du violoniste Yehudi Menuhin, datant de novembre 1943. Bartók avait alors émigré aux États-Unis au décours de la Seconde Guerre mondiale et sortait d'une dépression où il n'avait guère composé. Il s'agit de l'une des dernières partitions du compositeur (la dernière achevée). Elle a été jouée par le dédicataire le 26 novembre 1944 mais Menuhin fait plusieurs demandes de modifications. Bartók les effectue mais décède peu de temps après, sans avoir eu le temps d'en écouter la version finale.

Elle comporte quatre mouvements. Son exécution dure un peu moins d'une demi-heure et exige de l'interprète une très grande virtuosité.