Le Journal

Funérailles nationale pour Krzysztof Penderecki

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A l'occasion du deuxième anniversaire de sa mort, les cendres du compositeur Krzysztof Penderecki seront portées dans sa ville natale de Cracovie lors de funérailles nationales.

La dernière fois que cet honneur a été accordé à un compositeur à Cracovie, c'était il y a 85 ans, pour Karol Szymanowski. Tous deux sont morts à la même date.

Penderecki reposera dans le nouveau Panthéon national, dans l'église Saint-Pierre et Saint-Pauł.

Ses funérailles originales se sont déroulées en cercle restreint du fait du premier confinement.

Création de la 13e Symphone de Philipp Glass

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Mercredi, à Toronto, l’Orchestre du Centre national des arts d’Ottawa, dirigé par Alexander Shelley, créera sur le thème « La vérité à l’ère moderne » la 13e Symphonie de Philip Glass dédiée au journaliste canadien Peter Jennings, célèbre chef d’antenne du réseau ABC.

Le Prix Georg Philipp Telemann à Steven D. Zohn

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Le musicologue Steven D. Zohn a reçu le prix Georg Philipp Telemann. Il est le premier Américain à recevoir cette distinction de la ville de Magdebourg. Zohn a développé la recherche moderne sur Telemann aux Etats-Unis. Il publie sur la vie et l'œuvre de Telemann et s'adresse ainsi au-delà du cercle de la musicologie aux interprètes et aux amateurs de musique, et pas seulement dans les pays anglophones.
Zohn publie par exemple un volume dans le cadre de l'édition Telemann et participe régulièrement à des conférences scientifiques internationales.

Steven Zohn est né en 1966 à Boston. Il a étudié la musicologie au Vassar College et à l'Université Cornell (tous deux à New York), où il a également obtenu son doctorat. Depuis 1997, il enseigne au Boyer College of Music and Dance de la Temple University à Philadelphie. Ses recherches portent notamment sur Telemann et la famille Bach. Il a également été président de la Society for Eighteenth-Century Music de 2005 à 2007, membre du comité directeur de l'International Telemann Society de 2014 à 2021 et membre du conseil d'administration de l'American Musicology Society, de l'American Bach Society et de la Handel Society. Il coédite le Journal Eighteenth-Century Music de Cambridge University Press, est rédacteur en chef de l'American Bach Society et fait partie depuis 2003 du comité d'édition de l'édition Telemann.
Il est également flûtiste. De 1995 à 2004, il a été directeur artistique de l'ensemble Publick Musick et joue aujourd'hui avec l'ensemble de musique de chambre Fioritura.
Il a été récompensé pour son travail par le William H. Scheide Prize de l'American Bach Society et le Noah Greenberg Award de l'American Musicology Society.

Le prix Georg Philipp Telemann de Magdebourg est décerné chaque année depuis 1987 à des personnes, des ensembles ou des institutions pour des prestations particulières dans l'interprétation, l'étude et l'entretien de la vie et de l'œuvre de Georg Philipp Telemann.
Le prix se compose d'un certificat, d'un montant de 2.500 euros et d'une plaque de bronze. La remise du prix a lieu à l'occasion de l'anniversaire de la naissance de Georg Philipp Telemann.
Les précédents lauréats étaient, entre autres, Klaus Mertens, Ludwig Güttler, Nikolaus Harnoncourt, Hermann Max, René Jacobs, Martin Ruhnke, Wolf Hobohm, Paul Dombrecht, Burkhard Schmilgun, le cantor Thomas Gotthold Schwarz et le label de CD cpo, Klaus Hofmann, la flûtiste à bec Dorothee Oberlinger et la violoniste Elizabeth Wallfisch.

Hans Zimmer oscarisé

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Lors du gala au cours duquel le film CODA a été élu meilleur film de l'année 2021, le vétéran Hans Zimmer, compositeur de bandes originales, a remporté une nouvelle statuette pour sa musique du film Dune de Denis Villenueve.

Zimmer, qui concourait aux côtés de Nicholas Britell (Don't Look Up), Germaine Franco (Enchantment), Alberto Iglesias (Mères parallèles) et Jonny Greenwood (The Power of Dog), a déjà remporté un Oscar pour sa musique du Roi Lion en 1994 et a été nommé 10 autres fois pour des films tels que Dunkerque, Interstellar, Ineception et Gladiator.

 

A Toulouse, les musiciens redemandent leur chef

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Suite aux événements que l'on sait, Tugan Sokhiev a dû quitter Toulouse.
A l'occasion du premier concert qu'il aurait dû diriger, les musiciens se sont exprimés publiquement :

Mesdames, Messieurs, bonsoir,

Avant d’évoquer la situation particulière dans laquelle se déroule ce concert, nous souhaitons, au nom de l’ensemble de nos collègues témoigner de toute notre émotion devant la violence et les atrocités commises en Ukraine et tout notre soutien au peuple ukrainien (...).

Le concert de ce 25 mars aurait dû être dirigé par Tugan Sokhiev.Tugan Sokhiev est russe. Son histoire, sa famille, sa culture sont intimement liés à ce pays. C’est cette identité et cet attachement à ses racines qui nous ont permis, qui vous ont permis pendant de longues années de nous enrichir de ce qu’il avait à nous transmettre.

Nous avons partagé avec lui tant de moments musicaux mais aussi tant de moments d’échanges humains personnels, que nous savons, sans l’ombre d’un doute qu’il ne peut en aucune manière être suspecté de la moindre complaisance vis-à-vis de cette folie guerrière. Nous n’avions pas besoin qu’il nous le dise mais c’est pourtant ce qu’il a cru devoir affirmer dans une déclaration qu’il a rendue publique. Et c’est probablement pour cela que ses concerts programmés les prochaines semaines à Salzbourg (...) Vienne, Munich ou Rome n’ont pas été annulés.

Les musiciennes et les musiciens de l’Orchestre National du Capitole de Toulouse sont profondément attristés par la démission de leur Directeur Musical, mais plus encore par cette injonction qui est faite aux artistes russes de devoir se justifier, eux qui sont, comme tous leurs compatriotes, les otages d’un régime totalitaire et d’une politique dont ils ne peuvent être comptables. (...) En 1916, alors que la première guerre mondiale dévastait l’Europe, Maurice Ravel avait publiquement refusé de participer à une campagne qui visait à réduire au silence les artistes et la musique allemande. Parce qu’elle n’était pas l’ennemi.
C’est aujourd’hui à nous de nous élever solennellement contre une telle défaite de la pensée (...) Parce qu’ils ont une portée universelle, la musique, la culture, les arts sont de puissants antidotes contre la haine entre les peuples et contre toutes les formes de totalitarismes.(...) 

Nous sommes aussi venus dire publiquement que nous ne pouvons pas nous résoudre à voir se terminer de manière aussi brutale notre parcours musical avec Tugan Sokhiev. (...) Contrairement à ce qui a été dit ici ou là, nous avions de nombreux projets communs pour les mois et les années futures avec le maestro Sokhiev, non plus en tant que Directeur Musical, mais comme chef invité ayant un lien privilégié avec notre orchestre.

Nous avons le sentiment que le livre de cette histoire commune a été malheureusement fermé prématurément.
Nous avons donc décidé d’exprimer publiquement et avec un peu de solennité, au nom des musiciennes et musiciens unanimes, mais aussi des membres des équipes techniques et administratives, notre volonté de pouvoir retrouver, dès que les circonstances le permettront, le plaisir du partage musical sous la direction de Tugan Sokhiev.

Nous tenons à lui adresser à cet instant nos salutations les plus amicales. 

 

César Franck à l'honneur

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Le festival de printemps du Palazzetto Bru Zane sera dédié à la divinité tutélaire du post-romantisme français, César Franck.
Du 2 avril au 27 mai, "L'univers de César Franck" présentera en sept concerts la musique de chambre et les mélodies du compositeur né à Liège, mais aussi d'autres compositeurs et surtout des compositrices liées à sa figure de professeur.

La Rondine, 105 ans

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La Rondine (L’Hirondelle), opéra en trois actes de Giacomo Puccini sur livret de Giuseppe Adami d'après un texte allemand d'Alfred Willner et Heinz Reichert, fut créé à l'Opéra de Monte-Carlo le , avec Tito Schipa dans le rôle de Ruggero.

L'œuvre, dont on connaît surtout les deux grands airs de Magda Chi il bel sogno di Doretta et Ore dolci e divine, fut commandée par le Carltheater de Vienne, mais ne put y être créée à cause de la Première Guerre mondiale, et peut-être pour cette raison l'œuvre est souvent associée à tort à l'opérette. Bien que l'opéra fût achevé en été 1916, la première eut lieu le , à l'Opéra de Monte-Carlo, soit en territoire neutre, l'Autriche-Hongrie étant à ce moment ennemi de l'Italie. Malgré de bonnes premières critiques et une qualité artistique indéniable, la Rondine est un opéra peu représenté par rapport aux autres chefs-d'œuvre de Puccini.

Elīna Garanča, débuts à l'Arena Verona

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Le 17 juin, Carmen ouvrira la 99e édition du Festival d'opéra de Vérone dans la production historique conçue pour l'amphithéâtre de Vérone en 1995 par Franco Zeffirelli. Parmi les neuf représentations de ce titre (peut-être le plus populaire du programme de l'Arena di Verona après Aida), celles des 11 et 14 août marqueront les débuts d'Elīna Garanča dans le cadre de cette scène lyrique.

La mezzo-soprano lettone a fait du personnage de Carmen l'un de ses chevaux de bataille, l'interprétant dans les plus grands théâtres, de Londres à Munich et de Valence à New York.

Au Conseil culturel allemand

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Le violoncelliste et chef d'orchestre Christian Höppner est le nouveau président du comité directeur du Conseil culturel allemand. Il succède à Susanne Keuchel, qui a présidé le Conseil culturel au cours des trois dernières années. Höppner avait déjà occupé le poste de président de 2013 à 2019.

Né en 1956 à Berlin, Christian Höppner a d'abord suivi une formation à la Hochschule der Künste dans les domaines de l'apprentissage des instruments, de la pédagogie musicale et du violoncelle, puis il a poursuivi des études de direction d'orchestre.
Christian Höppner est secrétaire général du Conseil allemand de la musique dont il a été membre du comité directeur ou vice-président de 2000 à 2004. De plus, depuis 1986, Höppner est chargé de cours de violoncelle à l'Université des Arts de Berlin (anciennement HdK).
Christian Höppner s'engage bénévolement de diverses manières dans des organisations nationales et internationales. Il représente en outre le Conseil allemand de la musique au sein de la Commission allemande pour l'UNESCO et il est le principal chef d'orchestre invité de la Camerata Musica antiqua au Brésil.
En 2001, il a été décoré de la Croix fédérale du mérite pour son engagement en faveur de la vie musicale berlinoise.

Eugen Jochum, 35 ans

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Le chef allemand Eugen Jochum est né à Babenhausen (Souabe) le 1er novembre 1902 et mort à Munich le 

Eugen Jochum étudie le piano et l'orgue à Augsbourg et la direction d'orchestre à Munich. Son premier emploi est répétiteur de piano à l'opéra de Munich, puis à Kiel.
Il fait ses débuts de chef d'orchestre avec l'Orchestre Philharmonique de Munich en 1926 et, la même année, il est nommé directeur de la musique à Kiel. Puis il dirige plusieurs orchestres, à Duisbourg, à la radio Berlinoise.
Il effectue dès 1932 des concerts et des enregistrements avec l'Orchestre Philharmonique de Berlin, formation qu'il conduira régulièrement pendant plus de 50 ans en concert ou en tournée.

En 1934, Jochum succède à Karl Böhm comme chef de l'Opéra d'État de Hambourg et du Philharmonique de Hambourg. Pendant le régime nazi, Hambourg demeura, comme l'a indiqué Jochum, « raisonnablement libéral », ce qui a permis à Jochum de conserver son poste sans adhérer au parti. Il dirige des œuvres de Hindemith et Bartók, interdites ailleurs par les autorités.
Pendant le processus de dénazification, un désaccord surgit entre Britanniques et Américains au sujet de Jochum. Après avoir blanchi son nom et l'avoir sélectionné pour l'Orchestre Philharmonique de Munich en mai 1945, les autorités américaines le placent sur une liste noire à titre temporaire, en relevant que sa carrière a prospéré pendant la guerre et que ses frères ont été des nazis fanatiques. Cependant, les forces d'occupation britanniques soulignent qu'on ne peut prouver aucune faute chez Jochum, qui n'a jamais adhéré aux organisations nazies et qui est demeuré catholique convaincu, sans « compromettre son intégrité artistique ». En 1948, les autorités américaines constatent l'absence de toutes charges contre Jochum.

Jochum forme plus tard l'Orchestre Symphonique de la Radiodiffusion bavaroise qu'il dirige de 1949 à 1960, puis rejoint l'Orchestre du Concertgebouw d'Amsterdam en lien avec Bernard Haitink.
En 1969, il prend la direction de l'Orchestre Symphonique de Bamberg jusqu'en 1973, tout en dirigeant souvent à Bayreuth et à Salzbourg. Il termine sa carrière de chef à la tête de l'Orchestre Philharmonique de Londres en 1975, puis invité à la tête des prestigieuses phalanges européennes, notamment à Dresde et Amsterdam. Ses derniers enregistrements ont été réalisés avec les orchestres de Bamberg et du Concertgebouw d'Amsterdam. Il est inhumé au cimetière de Nymphenburg.

Catholique fervent, traditionaliste assumé, Eugen Jochum est considéré comme un spécialiste du répertoire austro-germanique, principalement symphonique, du XIXe siècle. Ses enregistrements des symphonies et de la musique religieuse d'Anton Bruckner font autorité pour certains. Les sommets de la discographie de Jochum se situent également du côté de ses enregistrements des symphonies de Joseph Haydn, des œuvres orchestrales de Brahms (y compris le fameux enregistrement des concertos pour piano avec Emil Gilels), les Carmina Burana de Carl Orff, les grandes œuvres vocales de Jean-Sébastien Bach et des lectures chaleureuses et vigoureuses des opéras de Wagner.

Son frère Georg Ludwig, moins connu, a été également chef d'orchestre en Suède, en Allemagne et en Autriche où il a dirigé en particulier l'Orchestre Bruckner de Linz.