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Mozart à Monte-Carlo ou Salzbourg sur Mer

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L'Orchestre philharmonique de Monte-Carlo présente depuis plusieurs années un festival Mozart autour du 27 janvier, la date de naissance de Mozart. Le festival alterne des concerts avec orchestre et de la musique de chambre.

Pour le premier concert, nous avons eu le bonheur d’entendre Pierre Génisson dans le Concerto pour clarinette et orchestre de Mozart sous la direction du grand maître de la musique baroque Ton Koopman. Pierre Génisson est un des plus brillants représentants de l’école des vents français. Mozart était en tant que compositeur amoureux de la clarinette.

Une des pièces maîtresse des compositions de Mozart est son sublime concerto pour clarinette et orchestre. "La portée spirituelle et symbolique de ce concerto est immense" déclare Pierre Génisson. "Chaque fois que je reviens à ce chef-d’œuvre, j’éprouve la même émotion que lorsque je découvre une œuvre pour la première fois… Mozart et la clarinette, quelle combinaison particulière !"

L'interprétation de Génisson est magique. L'adagio résonne de bonheur et touche profondément. Le public lui réserve une ovation et il joue à nouveau l'adagio en bis, suivi de variations sur un des thèmes d'opéra de Mozart.

Rencontres musicales d’Évian 2024, Féerie entre lac et sommets

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Les Rencontres Musicales d’Évian 2024 anticipent l’éclat de la programmation à venir, étendue sur toute l’année, en concluant la saison avec l’« Apothéose de l’orchestre », c’est à dire, la  Bacchanale de Daphnis et Chloé

Le dernier accord à peine dissipé, le public debout acclame les musiciens des «  Siècles » et son chef, Louis Langrée. « Le plus beau concert de la Saison ! » commentent les festivaliers ravis. Il faut dire que l’ensemble et le chef français sont rompus aux finesses comme aux rutilances de Ravel. Sous les poutres de l’immense datcha, devant la féerie de bouleaux et de cristaux, les Contes de Ma Mère l’Oye (Cinq pièces enfantines suivis de la Seconde suite orchestrale de Daphnis et Chloé touchent à la perfection. « La grandeur dans le simple » s’exclamait Eric Satie à propos des Contes de Ma Mère l’Oye. Ici, le chef et ses musiciens respirent avec la musique de Ravel soulevant ces houles chatoyantes, caressantes où se glissent avec une infinie délicatesse les plus touchantes émotions (métamorphose de la Bête en Prince par exemple).

En première partie, le jeune violoniste suédois d’origine russe, Daniel Lozakovich donnait une réplique magistrale à la même formation dans le 3e concerto de Saint Saëns, et offrait, en bis , la vertigineuse 3e sonate d’Ysaÿe puis la mélodie de Fauré, « Après un rêve », quelque peu alanguie. Hommage discret à l’heureuse programmation de plusieurs concerts Fauré.

La veille, Alexandra Dovgan, le Quatuor Modigliani et Béatrice Rana parcouraient des terres plus rudes, parfois mélancoliques, voire anguleuses.