Mots-clé : Corinne Winters

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Après avoir présenté Jenufa en mai dernier, le Grand-Théâtre de Genève poursuit son cycle Janacek en affichant Katia Kabanova qui fait appel à nouveau à la metteure en scène berlinoise Tatjana Gürbaca et à la soprano américaine Corinne Winters dans le rôle-titre. Et le résultat dépasse largement le niveau atteint par Jenufa.

Sous des lumières continuellement suggestives conçues par Stefan Bolliger, le décor sobre d’Henrik Ahr encadre le plateau de gigantesques baies vitrées donnant sur la Volga, étendue aquatique apparemment sereine. L’espace de jeu est un triangle de bois montant graduellement vers le fond de scène où se profile la demeure des Kabanov. Les protagonistes y sont des gens du commun, vêtus simplement par Barbara Drosihn qui ne recherche aucune couleur locale. Toutefois, ce milieu clos est étouffant, exacerbant les passions avec une rare véhémence. Tatjana Gürbaca s’attache au personnage de Katia qui parvient à se faire une carapace face à l’atroce vilenie de Kabanikha, sa belle-mère, et à la lâcheté de Tikhon, son époux. Avec la complicité de sa belle-sœur, Varvara, elle se libère peu à peu de ce joug oppressant, en osant se montrer en une nuisette immaculée afin d’attirer Boris Grigorjevic qui deviendra son amant. Saisissant, le dernier tableau où, dans la nuit noire, une pluie drue se déverse, figeant les quelques villageois sortis de l’église. Katia revoit une dernière fois Boris, se rend compte de sa faiblesse et s’avance, imperturbable, vers le fleuve qui engloutira sa pitoyable existence.

Halka de Moniuszko : un opera à découvrir 

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Le Theater an der Wien – Das Opernhaus est la troisième maison d’opéra de Vienne. Elle se distingue du Staatsoper et du Volksoper par son répertoire (beaucoup d’opéras baroque et œuvres moins connues) et son système de saison, succession de spectacles comme en Belgique par opposition aux deux autres opéras viennois de répertoire. A l’affiche du mois de décembre : Halka de Moniuszko et Giustino et Rodrigo de Händel. Stanislaw Moniuszko (1819-1872) est considéré comme le père de l’opéra polonais. Ses deux opéras les mieux connus hors de Pologne sont Halka (1848, seconde version de 1858) et Straszny dwor (Le Château hanté, 1865). Apparemment, Halka a été introduit en Belgique en 1956, à Liège, dans une version française mais il n’a pas pris place au répertoire. A Vienne non plus, après la production du Volksoper en 1965.
Pour réintroduire l’opéra de Moniuszko, le Theater an der Wien a opté pour une coproduction avec le Teatr Wielki Opera Narodowa Warschau. C’est le directeur artistique de l’opéra national de Varsovie, Mariusz Trelinski, qui a assumé la mise en scène avec la collaboration de Boris Kudlicka (décor), Dorothée Roqueplo (costumes), Tomasz Wygoda (chorégraphie), Marc Heinz (éclairages) et Bartek Macias (vidéo).