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Le Festival Mozart à Monte-Carlo

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Comme chaque mois de janvier, le Festival Mozart prend ses quartiers à Monte-Carlo. Dès les premières mesures de la Symphonie n° 39, Mozart semble respirer autrement. Sous la direction de Kazuki Yamada, l’Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo fait jaillir une énergie à la fois maîtrisée et spontanée, où la précision n’entrave jamais l’élan vital. Les cordes s’animent avec une clarté lumineuse, les bois dialoguent avec finesse, les cuivres surgissent sans lourdeur, parfaitement intégrés à l’architecture globale. Yamada impose une lecture nerveuse et souple à la fois, attentive aux contrastes : de doux instants suspendus, presque célestes, alternent avec des explosions volcaniques d’un son plein, vivant, puissamment charnel. Le rythme est tendu, l’harmonie respirée, et l’ensemble emporte l’auditeur dans un Mozart intensément incarné, jamais décoratif.

Après l’entracte, le climat change radicalement avec le Requiem, chef-d’œuvre absolu qui trouve ici une résonance profondément bouleversante. Ce sont avant tout les chœurs qui marquent les esprits. Le Coro del Friuli Venezia Giulia et le Chœur de chambre 1732 — réunissant chanteurs confirmés, amateurs éclairés et professionnels de la région PACA — impressionnent par leur engagement, leur homogénéité et la densité expressive de leur chant. Le Dies irae frappe par sa puissance tellurique, tandis que le Lacrimosa suspend littéralement le temps, porté par une douleur contenue, sans emphase.

Dido & Aeneas d’Henry Purcell à Luxembourg 

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 Au Grand Théâtre de Luxembourg, c’est tout sauf de l’abstraction que nous ont proposé Franck Chartier et son ensemble Peeping Tom dans leur approche d’un Dido & Aeneas de Purcell à la partition « augmentée », magnifiquement servie par Emmanuelle Haïm et son Concert d’Astrée. Une approche dont la radicalité cohérente a manifestement séduit un public enthousiaste.

Dido & Aeneas est un opéra d’Henry Purcell créé en 1689. Il nous raconte la rencontre d’Enée, en fuite de Troie dévastée, et de Didon, la reine de Carthage, l’amour qui s’impose. Mais les dieux et des sorcières sournoises pressent Enée de reprendre son chemin, d’accomplir sa destinée. Didon, écrasée de douleur, en meurt. 

Une petite œuvre d’à peine une heure, si convaincante dans sa brièveté qui l’oblige à atteindre immédiatement l’essentiel des êtres, si bouleversante grâce aux deux airs de son héroïne, dont le fameux « When I am laid in earth » conclusif. Un sommet humain et musical.

Première mondiale en DVD pour La Dori de Pietro Antonio Cesti

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Pietro Antonio Cesti (1623-1669) : La Dori ovvero La schiava fortunata, drame musical en trois actes. Francesca Ascioti (Dori), Rupert Enticknap (Oronte), Federico Sacchi (Artaserse), Francesca Lombardi (Arsinoé), Emöke Barath (Tolomeo), Bradley Smith (Arsete), Pietro di Bianco (Erasto), Alberto Allegrezza (Dirce), Rocco Cavalluzzi (Golo) et Konstantin Derri (Bagoa). Accademia bizantina, direction Ottavio Dantone. 2019. Notice en anglais et en allemand. Pas de texte du livret. Sous-titres en italien, anglais, allemand, japonais et coréen. 164.00. Un DVD Naxos 2. 110676

À la découverte de Vivaldi, grand compositeur d'opéras

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Antonio Vivaldi (1678-1741) : Il Giustino, RV 717. Delphine Galou, contralto (Giustino) : Emőke Baráth, soprano (Arianna) ; Silke Gäng, contralto (Anastasio) ; Verónica Cangemi, soprano (Leocasta) ; Emiliano Gonzalez Toro, ténor (Vitaliano) ; Arian Vendittelli, soprano (Amanzio) ; Alessandro Giangrande, alto (Andronico) et ténor (Polidarte) ; Rahe Maas, soprano (Fortuna) ; Accademia Bizantina ; Ottavio Dantone, direction. DDD-2018-66'37", 68'03" et 52'58"- Livret en anglais, français, allemand et italien - 3 CDs - Vivaldi Edition Vol. 58 - Naïve OP 30571