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Streamings de la semaine : Berlin, Anvers, Francfort et Rio

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Notre sélection streaming de la semaine commence à Berlin et nous vous invitons à vous rendre sur le Digital Concert Hall du Philharmonique de Berlin. La phalange allemande a programmé un passionnant “festival” dédié aux musiques des années 1920. Dans ce contexte, il ne faut pas rater un concert des jeunes de l’Académie Karajan sous la direction de la jeune cheffe Marie Jacquot dans des œuvres de Hans Eisler et  Kurt Weill (avec la superbe Symphonie n°2). Retour en Belgique ensuite avec le Quatuor Danel, filmé à Anvers, au Singel. Au programme : les Quatuors n°11 et n°9 de Dmitri Chostakovitch, partitions dont nos compatriotes sont des interprètes émérites.

Le violoniste Stephen Waarts avait été primé aux International Classical Music Awards 2019. On le retrouve ici dans la Rhapsodie n°2 de Béla Bartók aux côtés de l’orchestre radio symphonique de Francfort sous la direction de Christoph Eschenbach.  

Marie Jacquot, Kapellmeisterin

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La cheffe d’orchestre Marie Jacquot occupe actuellement la fonction de Kapellmeisterin au Deutsche Oper, l’une des grandes scènes lyriques allemandes. Cette jeune musicienne française installée en Autriche revient sur son parcours et sur son rôle à l’opéra de Düsseldorf/Duisbourg. 

Vous êtes actuellement Kapellmeisterin au Deutsche Oper de Düsseldorf / Duisbourg. Pouvez-vous nous présenter ce rôle ? 

Mon rôle au Deutsche Oper am Rhein est de diriger les premières que l’on me confie, comme cette année Samson et Dalila de Saint-Saëns et Roméo et Juliette de Gounod. Mais aussi les reprises comme Falstaff, et les opéras du répertoire tels Traviata, Rigoletto, Hänsel et Gretel, l‘Enfant et les sortilèges, etc... En ce qui concerne les premières, en fonction de la longueur et de la difficulté de la pièce, nous avons les semaines de préparation scénique en conséquence, puis toutes les répétitions d’orchestre jusqu’à la première représentation. Pour les reprises, nous disposons de beaucoup moins de répétitions scéniques et d’un maximum d'une à trois répétitions avec l’orchestre. Par ailleurs, pour le répertoire, nous dirigeons les soirées sans aucune répétition d’orchestre, ce qui n’est pas ce qui me plaît le plus dans mon métier car cela ne laisse pas une grande marge de manœuvre d’interprétation au chef d’orchestre et aux chanteurs. Quand nous reprenons une production qui peut exister déjà depuis 50 ans, elle déjà gravée dans la pierre, il est difficile de sculpter un autre profil. Pour les premières, c’est absolument l’inverse. Nous avons beaucoup de temps pour travailler ensemble, faire évoluer la production ensemble, trouver des solutions ensemble, etc... Les chanteurs, les musiciens d’orchestre et le chef se connaissant mieux, cela apporte une sécurité dans l’exécution, une meilleure qualité pour le public, mais aussi une plus grande place pour la spontanéité.