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Le Printemps des Arts de Monte-Carlo

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Ce nouveau week-end du Festival du Printemps des Arts nous a réservé de superbes découvertes : des créations mondiales, des oeuvres de la deuxième école de Vienne, des partitions rarement jouées de Franz Liszt et de compositeurs français du début du XXe siècle.

Le concert de François-Xavier Roth avec une création mondiale de Gérard Pesson qui est cette année le compositeur en résidence du festival. Son concerto pour accordéon et orchestre Chante en morse durable est dédié à Vincent Lhermet, son interprète. C'est un enrichissement pour le répertoire de l'accordéon qui ne comporte que quelques rares concertos. Le concerto commandé par le Printemps des Arts est un véritable dialogue entre le soliste et le compositeur. Pesson a créé une musique qui est le reflet de la sensibilité et du jeu de Lhermet. Le soufflet est le coeur de l'instrument, mais aussi son poumon et son âme.

Le compositeur explore toutes les possibilités de l'instrument et nous découvrons une partition d'une intense poésie, pleine de douceur mais également virtuose, rythmée et éclatante de couleurs. L'orchestre est comme un résonateur de l'accordéon, on imagine un grand soufflet ajouté. Vincent Lhermet est fascinant, il est à la fois un virtuose accompli et un fin musicien. Avec François-Xavier Roth à la tête de l'orchestre, ils captivent le public enthousiaste.

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Le festival du Printemps des Arts de Monte-Carlo est également un producteur discographique dynamique et exigeant qui se plaît à proposer des albums qui allient la rareté des répertoires à la mise en avant de jeunes musiciens. L’addition des deux étant souvent la norme, une manière d’avoir un peu chez soi de l’ADN de ce festival !

Charles Ives (1874-1954) : Sonates pour piano. Liana Gourdjia, violon et Matan Porat, piano. PRI 024.

Du côté des raretés, les sonates pour violon de Charles Ives encombrent aussi peu les programmations que les bacs des disquaires ! À l’exception de l’album d’Hilary Hahn et Valentina Lisitsa (DGG), les interprétations sont rares et restent l’apanage d’artistes étasuniens souvent valeureux mais rarement au niveau de ces oeuvres. Pourtant le parcours musical entre ces quatres sonates est des plus intéressants avec, comme toujours chez Charles Ives, une inventivité unique qui puise son inspiration dans les thèmes et les rythmes de son Amérique pastorale et bigarrée. Le duo formé par Liana Gourdjia et Matan Porat est exemplaire de justesse de ton et de style. Une musique à découvrir dans une interprétation qui fera date de ce côté de l’Atlantique.