Mots-clé : Orchestre de chambre de Paris

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Le concert nous est présenté sous le titre « Lumières du Nord », qui se justifie par les origines des œuvres jouées : l’Écosse pour Mendelssohn, la Finlande pour Sibelius, la Bohême pour Dvořák et les Alpes autrichiennes pour Brahms. Si l’idée est plutôt attrayante a priori, elle devient de plus en plus séduisante au fil du concert.

Une ouverture pour commencer un concert est le plus souvent appropriée. Les Hébrides de Mendelssohn est idéale ici. Sous la direction de Lars Vogt, le début est joliment rêveur. Si les cuivres sont parfois à la limite d’être trop présents dans les passages forte, le parti pris est du côté de la sensibilité et de l’introversion. Les musiciens prennent même des risques dans les ralentis et les nuances pianissimo (solo de clarinette, vers la fin) ; mais cette fragilité est convaincante. Dans toute cette ouverture, la sonorité de l’Orchestre de Chambre de Paris est admirablement ensoleillée.