Le Journal

Academix à Flagey

par

La sixième édition d’Academix se déroulera à Flagey le 19 mars à partir de 9H.
Les 26 académies de la région de Bruxelles, francophones et néerlandophones, présenteront leurs meilleurs élèves lors d’une journée placée sous le signe de la musique. Débutants, avancés, classique, jazz, rock, il y en aura pour tous les goûts. Avec une nouveauté de cette année : des présentations de danse et de djembe.
Tous les concerts sont accessibles librement mais le nombre de places étant limité, il est conseillé d’arriver 30 minutes avant le début de chaque concert.
Musiq’3 enregistrera et filmera tous les concerts au Studio 1 et au Studio 4. Ils seront disponibles en vidéo sur le site de Musiq’3 à partir du 23 mars.

Code secret déchiffré

par

Le site FranceMusique.fr annonce que le code secret utilisé par les luthiers Gand et Bernardel a été dévoilé :
Au XIXe siècle, l’atelier de lutherie Gand et Bernardel est une véritable institution. Né de l’association en 1866 de deux grandes familles de luthiers, les Gand et les Bernardel, il est l’un des fournisseurs de violons les plus importants de la capitale, vendant notamment des Stradivarius et des Guarneri.
Leurs archives ont été conservées au Musée de la musique à Paris et, en étudiant les registres de l’établissement, Jean-Philippe Echard, conservateur au Musée de la musique, et Pierrick Gaudry, cryptographe au laboratoire LORIA, ont découvert le stratagème utilisé par les luthiers pour mener à bien leurs négociations. Afin de dissimuler le véritable prix des instruments, ils cryptaient certains montants et remplaçaient les chiffres par les lettres du mot « Harmonieux », le -H- correspondant au 1, le -A- au 2, le -R- au 3 … Impossible ainsi pour le client de connaître le prix d’achat et de réserve du violon.
Au fil des années, ce système s’est maintenu. Plus de 2 500 transactions sont recensées dans les registres de l’atelier, toutes prêtes à être décodées.
La Cité de la musique cite l’exemple de la vente du Tua, un Stradivarius fabriqué en 1708 et présent dans la collection du Musée. Acquis par Teresa Tua chez Gand et Bernadel le 29 décembre 1885 pour un montant de 8 000 francs, le déchiffrage du registre a permis de découvrir que le prix affiché était de 10 000 francs, alors que les luthiers l’avaient acheté pour 5 500 francs et avaient fixé un prix plancher (de réserve) de 8 000 francs.
Une fois appliqué à tout le registre, la Cité de la Musique explique que ce déchiffrage permettra d’avoir une image précisément définie du marché de la lutherie au XIXe siècle, et en particulier de distinguer l’évolution des cotes de tel ou tel luthier.

Prix du Mozarteum de France 2017

par

Le Mozarteum de France a décerné son Prix 2017 pour un projet de conférence à Cécile Kubik  dans la catégorie « Docteur ». Un Prix bien plus discret que tant d’autres mais qui couronne un travail d’envergure.
Après une première sélection sur dossier, les candidats finalistes (jeunes docteurs ou doctorants) étaient invités à présenter à Lyon leur projet de conférence. Le Mozarteum de France œuvre depuis 2011 à soutenir de jeunes chercheurs à travers cette initiative et le prix s’ouvrait cette année pour la première fois aux candidats de toutes les universités françaises. Le sujet proposé devait relever du XIXe siècle.
Le jury 2017, sous la présidence d’Emmanuel Reibel (Professeur au département de Musicologie de l’université Lumière-Lyon 2 et membre de l’Institut Universitaire de France), était constitué de Claire Delamarche (musicologue de l’Auditorium-Orchestre National de Lyon), Yves Jaffrès (président du Mozarteum de France, docteur en musicologie), Jean Bacot (vice-président du Mozarteum de France, Professeur honoraire des Universités, Ancien Conseiller Culturel et Michel Tranchant, Professeur honoraire au CNSMD de Lyon).
Le sujet de la conférence primée : Femmes violonistes en France au XIXe siècle. Une conférence musicale avec illustrations sonores et visuelles que la Lauréate, violoniste, exécutera elle-même, le mardi 21 mars 2017 à 17h au Mozarteum et une émission de radio sur RCF aura lieu le même jour.
Le Doctorat français de Musique allie Recherche et Pratique. Il est réservé aux interprètes menant une recherche pour et à travers l’interprétation musicale.

La conférence en résumé ? Il s’agit de faire découvrir au public un aspect méconnu du XIXe siècle français, celui des femmes ayant pratiqué le violon. À une période où la scène musicale hexagonale est dominée par les hommes, cantatrices et pianistes exceptées, le cas de ces femmes pionnières, défiant l’étiquette jugeant leur sexe inadapté à l’instrument, est passionnant. Ce sujet abordé dans la thèse part des données recueillies sur les femmes admises dans les classes de violon du Conservatoire de Paris au XIXe siècle et retrace le parcours de ces musiciennes, que leur carrière soit brillante ou qu’elle soit condamnée par leur mariage. Des statistiques établissent l’absence presque totale des femmes violonistes dans la première partie du siècle. Différents éléments de réponse éclairent cet état de fait, dans une optique de contextualisation, en lien avec une thèse du même auteur sur l’interprétation au violon au XIXe siècle. L’exposé livre également des informations inhérentes à leur répertoire, à leur jeu. Il pose la question d’un possible particularisme de la pratique féminine, croisant de multiples témoignages, critiques, mémoires. C’est à une mise en lumière de l’activité de ces femmes violonistes qu’invite la conférence, établie sur la base de nombreux renseignements inédits.

La mémoire de Paul Sacher

par

C’est le compositeur mexicain Víctor Ibarra, 38 ans, qui a remporté le Premier Prix du premier Concours de Composition de Bâle présidé par Georg Friedrich Haas et doté de 60 000 francs suisses.
Haas a évoqué le monde harmonique excitant de Victor Ibarra au moment de lui remettre le prix qui honore la mémoire du mécène Paul Sacher.
Le Deuxième Prix (25 000 francs suisses) va à l’Italien Pasquale Corrado et le Troisième Prix (15 000 francs suisses) a été décerné à Hanah Hanbiel Choi (Corée du Sud).

Décès d’un témoin du siècle

par

Stanisław Skrowaczewski est décédé hier à l’âge de 93 ans.
Un homme dont la destinée et l’activité musicale ponctuent un siècle d’histoire.

Né en 1923 à Lwów (Pologne), Skrowaczewski a commencé des études de piano et de violon à l’âge de quatre ans et a composé sa première œuvre symphonique à sept ans. Il a joué et dirigé le Troisième Concerto pour piano de Beethoven à l’âge de 13 ans. Malgré la sévère censure artistique de la première occupation soviétique (1939-41), Skrowaczewski a connu la vie culturelle généreuse de Lwów au cours de ses années de formation. En 1941, une blessure à la main (une explosion) met fin à sa carrière au clavier et il a décidé de se concentrer sur la composition et la direction.
Après la guerre, il s’installe à Cracovie, le nouveau centre musical de Pologne, dirige et compose et se taille une jolie réputation à laquelle contribuent Andrzej Panufnik et Witold Lutosławski (dont il a dirigé le Concerto pour orchestre). En 1946, il devient directeur musical de l’Orchestre Philharmonique de Wrocław (Breslau), puis du Philharmonique de Silésie de Katowice (1949-1954) et du Philharmonique de Cracovie (1954-1956) avant de prendre la direction de l’Orchestre National à Varsovie 1956-59).
Dans les années 1940, il travaille à Paris avec Nadia Boulanger et rejoint l’avant-garde du Groupe Zodiaque. En 1948, c’est lui qui dirige la Première de la 5e Symphonie de Shostakovitch avec l’Orchestre Philharmonique de Radio France.
En 1956 survient ce qui sera le grand tournant de sa carrière alors que la Pologne tourne au ralenti sous le joug communiste : il remporte le Concours de direction Sante Cecilie à Rome et est invité par George Szell à diriger l’Orchestre de Cleveland en 1958.
En 1960, à l’âge de 36 ans, il devient directeur musical de l’Orchestre symphonique de Minneapolis (maintenant l’orchestre du Minnesota), un poste qu’il occupera pendant 19 ans et il prend la nationalité américaine.
Au cours des années 1960, il multiplie les débuts avec de grands orchestres : le Royal Concertgebouw, le London Symphony, le Chicago Symphony, le Boston Symphony, le Los Angeles Philharmonic, le Philharmonic de Munich et les orchestres de Vienne. Et il est régulièrement invité par l’Orchestre de Philadelphie, l’Orchestre de Cleveland -où il est revenu en 2015- et le Philharmonique de Berlin -qu’il a retrouvé en 2011.
De 1984 à 1991, chef principal à Manchester, il tourne en Europe et aux États-Unis et enregistre beaucoup, travaillant avec eux régulièrement par la suite.
À partir de 1979, il dirige l’Orchestre du Minnesota pour le premier concert d’une série qui durera longtemps.
En 2015, il accède au titre de Lauréat de la Deutsche Radio Philharmonie de Sarrebruck Kaiserslautern, suite naturelle d’une longue relation et de nombreux enregistrements dont les symphonies Bruckner, Brahms, Schumann et Beethoven pour Arte Nova Classics (maintenant Oehms Classics) très remarqués par la critique. Sa discographie ne s’arrête pas là puisqu’il a enregistré avec le Yomiuri Nippon Symphony pour Columbia Records, le NHK Symphony, le Royal Concertgebouw, le Philharmonique de Londres, le Philharmonique de Berlin, le Deutsches Symphonie-Orchester Berlin, l’Orchestre National de France, le Philharmonique de Radio France et le Hallé.
Ses compositions ont, elles aussi, reçu un excellent accueil : son Concerto pour Orchestre (1985) et sa Passacaglia Immaginaria (1995) ont tous deux été nommés pour le Prix Pulitzer. Plus récemment, il a composé pour les vents (2009) de même que le Roi Lynn et 3 Naughty Kobolds (2014) pour le violoncelliste Lynn Harrell.
L’année dernière, il s’est consacré à un Requiem pour orchestre et choeur.

A la Fondation Siemens

par

La Fondation Ernst von Siemens pour la Musique attribue cette année ses parrainages à trois compositeurs : Michael Pelzel (Suisse), Simon Steen-Andersen (Danemark) Lisa String (Suède) avec 35.000 euros à chacun et un CD-portrait.
Né en 1978 à Rapperswil, Michael Pelzel a étudié aux conservatoires de Lucerne, Bâle, Stuttgart, Berlin et Karlsruhe avec Dieter Ammann, Detlev Müller-Siemens, Georg Friedrich Haas, Hanspeter Kyburz et Wolfgang Rihm.
Lisa String a travaillé avec Hölszky, Johannes Schöllhorn, Mauro Lanza et William Brunson.
Simon Steen-Andersen enseigne la composition à l’Académie de Musique à Aarhus (Danemark). Il est professeur invité à l’Académie de musique d’Oslo et chargé de cours l’été à Darmstadt.

Musique au film

par

Pour son prochain film Valérian et la Cité des mille planètes, Luc Besson a décidé de se tourner vers l’Orchestre National de France et le Chœur de Radio France. La semaine prochaine, 92 musiciens et 32 chanteurs des deux ensembles enregistreront au studio 104 de la Maison de la Radio la musique de cette « superproduction » (sortie annoncée en juillet) sous la direction d’Alexandre Desplat qui en a composé la partition.
Adapté de la bande-dessinée de Pierre Christin et Jean-Claude Mézières, Valérian est un film dont l’intrigue se déroule dans un univers futuriste.

Concours Jascha Heifetz, le palmarès

par

C’est la violoniste japonaise Yurina Arai, 22 ans, qui a remporté le Premier Prix au Concours International Jascha Heifetz à Vilnius (Lituanie), de même que le Prix lituanien de la communauté juive et le Prix lituanien de la Philharmonie Nationale.
Le Deuxième Prix a été décerné à l’Ukrainien Dmytro Udovychenko, 17 ans, et le Troisième Prix à Rennosuke Fukuda, 27 ans, boursier de l’Académie internationale de musique du Liechtenstein.

Les craintes allemandes

par

En Allemagne, le chef du Conseil culturel Olaf Zimmermann a exprimé ses craintes quant à l’après-Brexit.
Pour lui aussi, la liberté de mouvement des artistes risque d’être compromise : si les artistes de l’UE ont besoin d’un visa pour vivre à Londres, cela freinera inévitablement les échanges culturels.
Mais ce n’est pas tout. Non seulement il épingle aussi les collaborations entre les musées, les centres artistiques et les théâtres qui en souffriront mais il attire aussi l’attention sur la disparition des programmes de financement de l’UE qui va mettre fin à de nombreuses collaborations.

Du nouveau aux ICMA

par

Les International Classical Music Awards (ICMA) introduisent une innovation ce 1er avril au Gewandhaus de Leipzig : la cérémonie de remise des prix -qui se déroule quelques heures avant le concert de gala- comportera bien sûr les présentations des lauréats et les prises de parole habituelles mais aussi des interventions musicales d’artistes primés.
Le public aura ainsi l’occasion d’y entendre  l’Ensemble Esperanza, le jeune et brillant orchestre de musique de chambre du Liechtenstein qui a remporté un prix d’excellence, le pianiste allemand Robert Neumann et le jeune pianiste belge Florian Noack qui interprètera des extraits de son disque consacré à des œuvres de Lyapunov.
La cérémonie débutera à 17h00 et sera comme toujours ouverte au public. L’entrée est gratuite sans réservation.

Page 1 / 3001231020Dernière page »