Le Journal

Le 13e Concours Mozart à Salzbourg

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La soprano russe Anna El-Khashem a remporté à Salzbourg la 13e édition de Concours Mozart 2018 organisé par le Mozarteum, ainsi que le Prix Spécial pour la meilleure interprétation d'une œuvre vocale de Mozart.
Le Slovaque Peter Kellner s'est classé 2e et il a remporté le prix du public.

Anna El-Khashem est née à Saint-Pétersbourg en 1996 et elle y a étudié le chant au Conservatoire. En 2015, elle y faisait ses débuts avant de remporter le Concours international de jeunes comédiens Elena Obraztsova et le Concours international de chants Zara Dolukhanova. Depuis 2016, elle est membre de l'Opera Studio de l'Opéra d'État de Bavière à Munich.

Le Concours se déroule depuis 1975 et concerne diverses disciplines : cette année, il se consacrait au quatuor à cordes et au chant. Le jury "chant", présidé par Barbara Bonney, réunissait Stephanie Wippel, Bernarda Fink, Josef Wallnig, Hendrik Heilmann, David Rendall et Tobias Hasan.

Nézet-Séguin plus tôt que prévu

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Le chef canadien Yannick Nézet-Séguin (42 ans) prendra ses fonctions à la tête du Metropolitan Opera dès la saison prochaine, soit deux ans plus tôt que prévu.
Sa nomination en juin 2016 annonçait son arrivée au début de la saison 2020-21 avec un contrat de cinq ans. Mais on sait les turbulences traversées depuis lors par le Met et son chef de légende James Levine.
Le poste sera financé par un don de 15 millions de dollars de la Fondation Neubauer basée à Philadelphie et dirigée par Joseph et Jeanette Lerman-Neubauer.

 

Un nouveau chef à Winnipeg

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Depuis plusieurs mois, le Winnipeg Symphony Orchestra se cherchait un directeur musical, suite au départ d'Alexander Mickelthwaite pour l'Oklahoma.
On vient d'apprendre que Daniel Raiskin (47 ans), originaire de Saint-Pétersbourg, occupera le poste à partir du mois de septembre sans négliger pour autant ses fonctions actuelles auprès de l'Orquesta Sinfónica de Tenerife, de l'Orchestre Philharmonique de Belgrade et du St. Michael Strings en Finlande.

 

Les 10 ans de "Live in HD" en Belgique

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C'est La Bohème, dans la mise en scène de Franco Zeffirelli, qui marquera le 10e  anniversaire du programme Live in HD du Metropolitan Opera. Et il sera retransmis dans 2.000 cinémas de 70 pays dont le nôtre : à Kinépolis Bruxelles, Louvain, Gand, Hasselt et Imagibraine.
Michael Fabiano sera Rodolfo et Mimì est confiée à Sonya Yoncheva. On retrouve Susanna Phillips en Musetta, Lucas Meachem en Marcello, Alexey Lavrov en Schaunard et Matthew Rose en Colline. A la baguette, Marco Armiliato.

 

Françoise Xenakis est décédée

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Ce lundi, l'écrivaine et journaliste Françoise Xenakis, auteure d'une vingtaine de romans et d'essais, est décédée à Courbevoie à l'âge de 87 ans.
Veuve de Iannis Xenakis, chroniqueuse littéraire, elle avait publié son premier roman en 1963 (Le Petit Caillou).
Parmi ses principaux ouvrages figure Moi, j'aime pas la mer, où elle raconte avec humour ses périples infernaux chaque été en kayak de haute mer avec son mari et sa fille.
Elle est aussi l'auteure d'un essai biographique, Danielle Mitterrand, la petite fille qui voulait être Antigone, et d'un portrait iconoclaste de Néron, Maman, je veux pas être empereur.
Souvenons-nous que, interrogée à la RTBF sur la difficulté d'être au quotidien la compagne de Y. Xenakis, la réponse fut vive et péremptoire : Mais vivre avec un con, ça ne doit pas être drôle tous les jours !

Incompatibilités artstiques

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Le Frankfurt Oper a sonné le glas de sa Norma en coproduction avec le Norske Opera Oslo et le réalisateur Sigrid Strøm Reibo "pour des raisons artistiques".

Christof Loy a été appelé à la rescousse pour sauver le spectacle. Elza van den Heever y sera Norma et Gaëlle Arquez Adalgisa, dans un décor de Raimund Orfeo Voigt et des costumes d'Ursula Renzenbrink.

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A vos agendas

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A noter, deux rencontres très intéressantes à l'IMEP (Namur).

Le jeudi 1 mars 2018 (19:00), Jean Ferrard présente Bach et le nombre.

En 1985, année du tricentenaire de la naissance de Johann Sebastian Bach, les organistes néerlandais Kees van Houten et Marinus Kasbergen secouaient leurs collègues avec leur livre Bach en het getal explorant tout l’œuvre du grand Cantor sous l’angle du symbolisme et en particulier du numéralisme (l'ouvrage est paru depuis en français chez Mardaga).
Les auteurs ne connaissent pas de limites et vont jusqu’à lire dans certaines compositions la prémonition par Bach de la date de sa propre mort… Plus modéré, Jean Ferrard "se base sur certains éléments que l’on peut qualifier de certitudes, pour tenter de fixer les limites d’application d’un jeu sur les lettres et les nombres, évidemment pratiqué par Bach. Quelques exemples choisis devraient suffire à confirmer cette «valeur ajoutée» au génie du compositeur, sans avoir pour autant à appuyer nos «découvertes sensationnelles» sur des arguments hasardeux, voire contestables".

Le lundi 19 mars (19:00), Dominique (L-J) Goblet présente Parcours: de la musique synagogale aux cabarets yiddish avec la participation d’étudiants de l’IMEP.

Le but de cette audition commentée est de faire découvrir la richesse et la diversité des musiques juives au fil des approches géographiques et historiques. Dans le parcours, quelques escales choisies amèneront l’auditeur à entrer dans la vie musicale de plusieurs communautés juives, de la musique synagogale monodique ou polyphonique aux cabarets yiddish. En effet, c’est la diaspora qui donnera à la musique juive ses formes et sa diversité au sein des communautés séfarades et ashkénases, chaque groupe développant sa culture spécifique, celle du shtetl, du village, du Yiddishland, de la musique instrumentale klezmer, des chants hassidiques ici, de la musique judéo-andalouse et des chants séfarades là-bas. Chassées, maltraitées, ces communautés ont puisé une partie de leur force dans la musique, ils n’ont cessé de chanter et danser, la plupart de leurs chants évoquant la tristesse, mais aussi l’amour, la joie… Parcours à la découverte de cette culture si riche et pourtant encore si mal connue… 

Bernadette Soubirous à la scène

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Le 11 février 1858, Bernadette Soubirous voyait apparaître la Vierge Marie pour la première fois. Un miracle que l'Église catholique ne reconnaîtra qu'avec une grande méfiance.
160 ans plus tard, Éléonore de Galard et Roberto Ciurleo, deux producteurs de spectacles chevronnés (Robin des boisLes Trois Mousquetaires...) viennent d'annoncer qu'une comédie musicale racontant la vie de la religieuse de Lourdes sera montée en avril 2019.
Le spectacle devrait être l'un des points d'orgue du 175e anniversaire de la disparition de Sainte Bernadette, décédée 16 avril 1879.

Le pot de terre...

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Sauf miracle de dernière minute, la maison de Pierre Henry sera détruite avant la fin de l'année. Dans le XIIe arrondissement de Paris, cette petite bâtisse recouverte de vigne vierge était habitée par Pierre Henry depuis 1971. Il en avait fait le temple dédié à la musique électro-acoustique où il composait, enregistrait et menait ses recherches avec cette quantité impressionnante de machines installées dans presque toutes les pièces.
Un lieu où le public était également accueilli pour des concerts-performances.
En 2005, Pierre Henry disait « Les sons que garde la maison sont un soutien pour moi. Comme les manuscrits d'un écrivain. C'est la bibliothèque qui vous enrichit un peu tous les jours ». Le père de la "musique concrète" se servait de sa maison comme d'un instrument de musique, tout ce qui s'y trouvait pouvait servir à créer des sons.

Le compositeur était locataire de son logement et le propriétaire l'a vendu à un promoteur immobilier qui a l'intention de faire place nette pour y construire un immeuble moderne. Une décision qui attriste les proches de Pierre Henry, à commencer par sa compagne Isabelle Warnier qui y vit toujours dans les lieux : C'est une vraie maison d'artiste, un lieu qui mériterait de subsister. Malheureusement, il n'y a plus aucun espoir de sauver la maison.
Mais l'œuvre de Pierre Henry, entreposée dans la maison, pourrait aller à la Bibliothèque Nationale de France (une partie du stock de 10 000 bandes magnétiques) et il y a un projet de reconstitution du studio de Pierre Henry au sein du Musée de la musique.
Mais il faut aller vite : la maison doit être vide pour juillet prochain.

Légitime cocorico à la Monnaie

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Les International Opera Awards ont annoncé leurs finalistes pour 2018.
La Monnaie est nominée dans la catégorie Education and Outreach, une belle reconnaissance pour son engagement sociétal et sa tradition pour les projects sociaux et éducatifs qui visent à ouvrir l’opéra et la musique classique à divers publics.

Il n'est pas inutile d'en rappeler brièvement les volets les plus importants.
1. Le programme éducatif MM Schools touche chaque année plus de 15.000 élèves issus de toutes les orientations et de tous les coins de Belgique, grâce à des visites guidées, ateliers, introductions adaptées et réductions exceptionnelles sur les représentations.
2. Le programme social de la Monnaie Un pont entre deux mondes vise à rendre le monde de la musique, du chant et de l’opéra plus accessible aux publics fragilisés. Chaque semaine, 17 ateliers de chant choral ont lieu à la Monnaie, au sein de maisons de repos des CPAS et dans des établissements pénitentiaires. Quelques 5 000 billets gratuits sont distribués annuellement à des groupes précarisés du secteur social. Des concerts de musique de chambre et des récitals sont donnés dans des maisons de repos et des maisons de quartier des CPAS, dans des centres d’accueil pour réfugiés, des prisons…
3. Le  programme "concert familial éducatif" réunissait encore ce 4 février le directeur musical Alain Altinoglu et l’Orchestre de la Monnaie pour présenter Shéhérazade et offrir ainsi l'occasion aux moins de 15 ans de découvrir gratuitement les secrets de cet univers musical.
4. Building Bridges : depuis trois saisons, les groupes fragilisés, écoles, artistes, … ont la possibilité d’assister à une représentation d’opéra qui leur est spécialement réservée, à un tarif exceptionnellement bas. Cette saison, il s'agit de Cavalleria rusticana & Pagliacci le mardi 20 mars prochain (14h00)
5. La tradition des community projects se poursuit avec, cette année, Orfeo & Majnun. A la fin du mois de juin sera présenté le résultat final de ce projet participatif avec une représentation de théâtre musical et un parcours (Love, Loss & Longing) à l’intérieur et à l'extérieur de la Monnaie. Le projet réunit des personnes de tous âges et de diverses communautés bruxelloises autour des histoires d’Orpheus & Eurydice et de Layla & Majnun.
6. La MM Academy offre aux jeunes chanteurs et musiciens la possibilité d'acquérir pendant leurs études une expérience professionnelle cruciale au sein du Chœur ou de l'Orchestre de la Monnaie.

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