Le Journal

Concours de Crémone, le palmarès

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La violoniste japonaise Yuki Serino a remporté le premier prix (40 000 euros) du nouveau concours de la Città di Cremona.

La deuxième place est occupée par le Chinois Shaoheng Zhong.

La troisième place est occupée par Nurie Chung, de Corée du Sud.

L'orchestre de chambre lituanien a accompagné le concours, sous la direction du président du jury Sergej Krylov.

 

Maurice Ohana, 110 ans

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Le compositeur français Maurice Ohana est né le 12 juin 1914 à Casablanca et mort le 13 novembre 1992 à Paris.

Initié par sa mère au cante jondo andalou, il écoute aussi, enfant, les improvisations des musiciens berbères au Maroc : ces premiers contacts avec la musique l'influenceront durablement.
Après avoir reçu un début de formation musicale à Barcelone (1927-1931), il monte à Paris où, tout en étudiant l'architecture, il travaille le piano avec Lazare Lévy, le contrepoint et l'harmonie avec Daniel Lesur.
Après la guerre, à laquelle il participe sous l'uniforme britannique (Afrique, Égypte), il se retrouve en 1944 à Rome où il devient l'élève et l'ami du compositeur Alfredo Casella et découvre la jeune école italienne. C'est alors qu'il compose ses premières œuvres (1944-1946).

De retour à Paris en 1946, il participe à la fondation du groupe « Zodiaque », qui se donne comme manifeste la défense de la liberté de langage contre toutes les « tyrannies artistiques », visant en particulier le dogmatisme de la musique sérielle. C'est dans cet esprit d'indépendance qu'est créée, en 1950, une de ses œuvres majeures, le Llanto por Ignacio Sánchez Mejías, influencé à la fois par Manuel de Falla et le cante jondo espagnol. Il poursuit l'élaboration de son langage personnel, marqué à la fois par un refus de tout intellectualisme et une fidélité à la tradition espagnole et aux rythmes africains, qui s'exprime notamment dans les Cantigas (1953-1954), et les Études chorégraphiques pour percussion (1955). Poursuivant son exploration de l'univers sonore, il mène des recherches sur les micro-intervalles (quarts de tons, tiers de tons), qu'il utilise notamment dans le Tombeau de Debussy (1962).

Le tempérament en tiers de ton (utilisé dans le Tombeau de Debussy notamment) est le micro-tempérament qu'il privilégiera tout particulièrement. Car il répond pour lui à une recherche de sonorités d'un tempérament perdu renvoyant à l'imaginaire de l'antiquité. En effet, le tempérament en tiers de tons, étant dépourvu de demi-tons, se démarque par la singularité de ses sonorités par rapport à celui en quart de tons. Par ailleurs, les cithares en tiers de tons se caractérisent par un son plus cristallin au regard de celui en quart de ton. En outre, le tempérament en tiers de tons préserve la structure de la gamme par ton, fétiche de Debussy qui est l'un des compositeurs les plus marquants dans les influences d'Ohana. Ce qui a sans doute renforcé l'affection d'Ohana pour ce tempérament aux dépens de celui en quart de ton.

Cris, pour chœur a cappella (1968), marqué par l'expérience de la musique électroacoustique, constitue une nouvelle étape de son activité créatrice, bientôt suivie d'œuvres majeures comme les Vingt-quatre Préludes pour piano -hommage à Chopin- créés par le pianiste Jean-Claude Pennetier en 1973, L'Anneau du Tamarit pour violoncelle et orchestre, inspiré par le poète Federico Garcia Lorca (1976), les Lys de madrigaux pour voix de femmes et ensemble instrumental, ou la Messe (créée au festival d'Avignon en 1977), qui cherche à renouer avec la liturgie des premiers temps chrétiens.

La musique de Maurice Ohana, qui puise ses sources dans la tradition ibérique et nord-africaine tout en ayant recours à des modes d'expressions résolument contemporains (micro-intervalles, électroacoustique), est celle d'un indépendant et l'une des plus originales de notre temps.

Maurice Ohana est parmi les compositeurs contemporains ayant écrit des œuvres pour clavecin.

Mathieu Herzog à Saint Rémy de Provence

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L'altiste Mathieu Herzog, qui a quitté le remarquable Quatuor Ébène il y a une dizaine d'années pour poursuivre une carrière de chef d'orchestre, a été nommé directeur artistique du Festival Glanum à Saint Rémy de Provence.

Dayner Tafur-Díaz remporte la Siemens Conductor Scholarship

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Le bénéficiaire de la Siemens Conductors Scholarships de cette année a été désigné le 9 juin à Berlin : Dayner Tafur-Díaz a réussi à s'imposer face à la concurrence.
Le chef péruvien de 26 ans a convaincu le jury par sa « capacité de compréhension musicale et d'expression particulière dans son travail avec l'orchestre ».

Pour remporter des succès durables en tant que chef d'orchestre dans un contexte international, il faut un talent exceptionnel, une ambition insatiable, beaucoup de persévérance - et bien sûr aussi du soutien. C'est pourquoi le Siemens Arts Program et la Karajan-Akademie de l'Orchestre Philharmonique de Berlin ont décerné pour la deuxième fois la Siemens Conductors Scholarship.

Jan Schultsz, chef principal du Collegium Musicum Basel

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Jan Schultsz sera le chef d'orchestre principal du Collegium Musicum Basel (CMB) à partir de la saison 2024-25 et succèdera à Johannes Schlaefli.

Jan Schultsz, né le 10 octobre 1965 à Amsterdam, a d'abord étudié le cor et le piano dans sa ville natale, ainsi qu'à Bâle et Lausanne. Il a joué comme corniste dans différents orchestres (Concertgebouw Orkest Amsterdam, Concerto Köln, Freiburger Barockorchester) et s'est produit comme pianiste en solo et en musique de chambre. Au début des années 1990, il a suivi une formation de chef d'orchestre auprès de Manfred Honeck, Ralf Weikert et Ilya Musin à Saint-Pétersbourg. Il vit à Bâle, où il occupe un poste de professeur à la Haute école de musique.

Jan Schultsz est actif au niveau international en tant que chef d'orchestre et pianiste. En tant que chef d'orchestre invité, il dirige principalement des orchestres en Suisse, aux Pays-Bas, en Autriche, en République tchèque, en Hongrie, ainsi qu'en Chine et en Amérique du Sud. Il a dirigé le Norske Opera d'Oslo, l'Opéra national hongrois de Budapest et l'Opéra Royal de Wallonie à Liège.
Pendant 10 ans, il a été directeur artistique et chef d'orchestre principal de l'Orchestre de Chambre de Neuchâtel. En 2000, il a fondé l'Opéra de St. Moritz et en a été le directeur artistique jusqu'en 2012. Depuis 2008, il est intendant du Festival de l'Engadine et, depuis 2022, intendant de la Schubertiade de Riehen.

Rafael Frühbeck de Burgos, 10 ans

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Le chef espagnol Rafael Frühbeck de Burgos est né le  à Burgos et mort le  (à 80 ans), à Pampelune.

Né de parents allemands, Rafael Frühbeck de Burgos étudie le violon, le piano et la composition au Conservatoire de Bilbao puis à celui de Madrid tout en dirigeant des opérettes. Il travaille ensuite la direction d'orchestre à la Hochschule für Musik de Munich d'où il sort diplômé et remporte le prix Richard Strauss. Son premier poste est à la tête de l'Orchestre Symphonique de Bilbao (1958-1962) avant qu'il ne soit nommé directeur musical de l'Orchestre national d'Espagne (1962-1978).

Sa carrière internationale le mène ensuite à la tête de l'Orchestre Symphonique de Montréal, de l'Orchestre Symphonique de Vienne, de l'Orchestre Symphonique de la radio de Berlin. Entre 1992 et 1997, il est directeur général de la musique au Deutsche Oper de Berlin. Il est également l'invité régulier des plus grands orchestres européens (dont le London Symphony Orchestra avec lequel il enregistre les 3e, 5e, 7e et 8e Symphonies de Beethoven) et américains (en particulier, l'Orchestre de Philadelphie avec lequel il fit ses débuts américains).

De 2001 à 2007, il a été chef principal de l'Orchestre Symphonique National de la RAI (Turin) et directeur musical de l'Orchestre Philharmonique de Dresde. A partir de 2012, il dirige l'Orchestre Symphonique national du Danemark.

En 2008, il reçoit la Médaille d'or du mérite des beaux-arts par le Ministère de l'Éducation, de la Culture et des Sports.

Il a créé de nombreuses œuvres de compositeurs contemporains : Alberto Ginastera, Joaquín Rodrigo, Joan Guinjoan, Cristóbal Halffter, Luis de Pablo.

Théodore Dubois, 100 ans

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Clément François Théodore Dubois, né le 2 à Rosnay et mort le  à Paris, est un organiste, pédagogue et compositeur français.

Ses parents, Nicolas Dubois et Célinie Charbonnier ont deux enfants : Ferdinand, né en 1832, instituteur, emporté par la typhoïde, et Théodore. À dix ans, alors qu’il revient de la cathédrale de Reims, ce dernier annonce qu’il veut être organiste. Son grand-père François Charbonnier lui achète l’harmonium du château du village et lui fait donner des cours par le tonnelier Dissiry, organiste à Gueux. Il doit rapidement prendre des cours à Reims, auprès de Mlle Charpentier puis de l’organiste de la cathédrale, Louis Fanart. Il se rend à pied deux fois par semaine pour suivre ses cours et devient rapidement le titulaire de l’orgue de Gueux.

En 1853, il entre au Conservatoire de Paris où il suit les cours de piano de Marmontel, apprend l’orgue avec François Benoist, l'harmonie et accompagnement pratique dans la classe de François Bazin et la composition avec Ambroise Thomas. Il obtient son premier prix d'harmonie et accompagnement pratique en 1856, son premier prix de contrepoint et fugue en 1857 et son premier prix d'orgue en 1859.

En 1859, Théodore Dubois monte en loge pour la première fois au concours du Grand Prix de Rome de composition musicale et obtient un second Grand Prix. L'année suivante, il retente le concours mais échoue. A sa troisième tentative, il remporte le Premier Grand Prix de Rome avec la cantate Atala en 1861.

Après son séjour à la villa Médicis, il devient d’abord, jusqu’en 1869, maître de chapelle à l’église Sainte-Clotilde (dont il était auparavant organiste), puis à l’église de la Madeleine, jusqu’en 1877. Il succède alors à Camille Saint-Saëns au poste d’organiste de cette église.

En 1871, il est professeur d’harmonie et de composition au Conservatoire de Paris et il est élu membre de l’Académie des beaux-arts sur le fauteuil de Charles Gounod en 1894.

En 1896, il devient directeur du Conservatoire, succédant à son ancien professeur et ami Ambroise Thomas. Il y demeure jusqu’en 1905, année où il démissionne.

Vers cette époque également, se développe la polémique qui suit l’exclusion de Maurice Ravel du concours d’essai au prix de Rome. La question est donc posée d’un lien entre les deux évènements, Dubois s’étant montré hostile aux musiciens de la jeune génération, trop éloignés des conceptions qui prévalent au XIXe siècle. En fait, il s’avère qu’il ne s’agit pas de démission de sa part, mais de départ à la retraite, conformément au désir souvent exprimé de se consacrer plus complètement à la composition.

Son œuvre est considérable : plus de cinq-cents œuvres répertoriées au catalogue de Christine Collette-Kléo (Université Paul-Valéry, Montpellier).

Il est nommé Chevalier de la Légion d'Honneur le , puis officier et enfin commandeur par décret du .

Sa musique, en partie produite à une époque où elle semblait déjà issue d’un siècle révolu, trouve un regain d’intérêt, grâce au Palazzetto Bru Zane, à Venise.

Néanmoins, son oratorio intitulé Les Sept Paroles du Christ en Croix, a toujours été chanté, jusqu’à aujourd’hui, spécialement pendant la Semaine sainte.

Le , Théodore Dubois épouse la pianiste Jeanne Duvinage (1843-1922), dont le père a été second chef d’orchestre à l’Opéra-Comique, avant d’entrer dans l’administration des chemins de fer Paris-Lyon-Méditerranée. Ils ont deux enfants, le premier mort à neuf ans et Charles, né en 1877, membre de l’École française de Rome.

Richard Strauss, 160 ans

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Le compositeur et chef d'orchestre allemand Richard Georg Strauss est né le 11 juin 1864 à Munich et mort le 8 septembre 1949 à Garmisch-Partenkirchen.

Son père, Franz Strauss, premier corniste au théâtre de la Cour à Munich, enseigne à partir de 1871 à l'Académie de Musique et en 1873 est en poste comme musicien de la Chambre du roi de Bavière. Richard Strauss lui doit un contexte musical propice. Il reçoit ses premières leçons de piano en 1868 avec August Tombo. Avec son cousin Benno Walter, maître des concerts à la Cour de Bavière, il prend des cours de violon dès l'âge de six ans.

Il suit sa scolarité primaire de 1870 à 1874 et accompagne sa mère, Josephine Pschorr, aux concerts et spectacles d'opéra. Il entre au Lycée Ludwig de Munich en 1874 et dès 1875, il suit des cours de composition et d'instrumentation avec Fr. W. Meyer, chef d'orchestre à la Cour. Hermann Lévi, directeur l'Opéra de Munich, dirige en 1881 sa Symphonie en ré mineur. La même année il publie son premier opus, Festmarsch pour grand orchestre composée vers 1876.

Après l'obtention de son Baccalauréat (Abitur), il entre en 1882 à l'Université de Munich pour y suivre des études de philosophie, d'esthétique et d'histoire de l'art. La même année il assiste à une représentation de Parsifal à Bayreuth en compagnie de son père qui joue dans l'orchestre. Malgré l'aversion de ce dernier pour la musique de Wagner, Richard Strauss est attiré par cette musique.

En 1883, année anniversaire de la mort de Wagner, plusieurs de ses œuvres sont jouées, dont la Sonate pour violoncelle à Dresde et Berlin. En 1884, il dirige sa Suite pour vents à Munich et la Symphonie en fa mineur est donnée à New York.

Il rencontre le chef d'orchestre Hans von Bülow en 1884, qui fera beaucoup pour propager ses œuvres en public. Il dirige cette année-là sa Sérénade pour instruments à vent (opus 7) et l'invite l'année suivante à Meiningen au titre de second chef d'orchestre. À Meiningen, il fait la connaissance de Brahms et d'Alexandre Ritter, premier violon de l'orchestre qui lui ouvre les univers de Liszt et de Wagner.

Après le départ de Hans von Bülow de Meiningen, Richard Strauss est à partir du 1er novembre 1885, directeur de la musique de la Cour. Sa Sonate pour piano opus 13 reçoit un prix. Il abandonne ce poste en 1886.

Il effectue son premier voyage en Italie en 1886, obtient le poste de troisième chef d'orchestre à l'Opéra de Munich, fait un second voyage en Italie en 1887. Il compose ses premiers poèmes symphoniques : Aus Italien (opus 16) et Don Juan (opus 20) et rencontre la cantatrice Pauline de Ahna qu'il épousera.

Il est quelques temps assistant à l'Opéra de Bayreuth, puis il est nommé en automne 1889, sur l'intercession de Hans von Bülow, second chef d'orchestre au théâtre de la Cour. Il est de nouveau à Bayreuth comme chef de chant.

Suite à la maladie,  il part en Grèce en 1892 pour se reposer, puis en 1893 voyage en Sicile et en Égypte. Il compose Guntram, son premier opéra qui est créé à Weimar en 1894, il se marie avec Pauline de Ahna le 10 septembre de la même année.

La même année il est nommé second chef d'orchestre à l'Opéra de Munich, puis en 1896 il succède à Lévi comme premier chef. Parallèlement, il succède à son protecteur Hans von Bülow à la tête de l'Orchestre Philharmonique de Berlin. Il fait de nombreuses tournées en Europe, et met régulièrement ses œuvres au programme. Son fils Franz naît en 1897.

En 1898, il succède à Felix von Weingartner à la direction de l'Opéra de Berlin. En 1900, à Paris, il rencontre Hugo von Hofmannsthal qui sera le librettiste des plus grandes œuvres : Elektra, Le Chevalier à la Rose, Ariane à Naxos, La Femme sans ombre, Hélène d'Égypte, Arabella.

En 1901, Feuersnot est crée à Dresde par Ernst von Schuch, repris à Vienne en 1902 par Gustav Mahler ; Guntram à Weimar. En 1903, il est Docteur Honoris Causa de l'Université d'Heidelberg.

Il effectue, en 1904, une tournée de 35 concerts aux États-Unis d'Amérique avec son orchestre de Berlin, au cours de laquelle il donne la Symphonia Domestica (opus 53), qui clôt pratiquement le cycle de ses poèmes symphoniques, si on excepte l' Alpensymphonie de 1914. Il ne se consacre plus qu'aux opéras, et à des soirées de Lieder qu'il compose pour sa femme.

En 1905, il crée Salomé sur un texte d'Oscar Wilde à Dresde et publie dans sa propre révision et en allemand, le Grand Traité d'instrumentation de Berlioz.

En 1907 il s'installe à Vienne, où il dirige des concerts populaires.

Il accumule les fonctions. En 1908, il est nommé à la tête de la chapelle de la Cour de Berlin.

De 1917 à 1920, il donne des cours de composition à l'Académie des arts, continue les tournée avec l'Orchestre Philharmonique de Berlin et crée une association de musiciens pour la protection de leurs droits d'auteur.

En 1917, il contribue avec Hofmannsthal à la création du festival de Salzbourg. Il prend en 1919 la co-direction de l'Opéra de Vienne aux côtés de Franz Schalk.

Richard Strauss et Franz Schalk.

Il abandonne toutes ses fonctions en 1924 pour se consacrer à la composition. Hofmannsthal meurt en 1929, laissant Strauss assez désemparé. Il fait alors appel à Stefan Zweig qui signe ne 1931 le livret de La Femme silencieuse.

Lorsque les nazis s'emparent du pouvoir en Allemagne, il accepte de diriger « La Chambre de musique du Reich », mais il ne partage pas l'idéologie raciste du régime.

Il remplace en 1933 Toscanini qui refuse de diriger à Bayreuth sous le régime nazi, comme il avait refusé de le faire sous le fascisme italien.

Il exige, en menaçant de scandale, que le nom de Stefan Zweig, qui est de confession juive, reste sur l'affiche de La Femme silencieuse. Goebbels obtient alors sa démission. « Premier musicien du pays » selon ses termes, il se compromet avec le régime, participant à des manifestation officielles, et enrichissant de sa renommée les images de propagande chères au régime.

Il compose l'Hymne Olympique pour les jeux de 1936. En 1940 il est au Japon pour fêter les 2600 ans de l'Empire.

Toutefois son attitude distante le rend suspect aux autorités, d'autant que sa belle-fille est originaire d'un milieu juif.

Après avoir été inquiété par les premiers procès de dénazification, en 1945, il se retire avec sa femme en Suisse. En 1949 il revient habiter sa villa de Garmisch.

Création à Bilbao

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Le 20 juin, le Teatro Arriaga de Bilbao créera l'opéra Saturraran, du compositeur Juan Carlos Pérez et sur un livret de Kirmen Uribe.

"Une légende raconte que les deux gros rochers de la plage de Saturraran sont deux amants. La société ne leur a pas permis de s'aimer et les amants se sont noyés dans l'eau. Par la suite, deux grands rochers ont émergé de la mer, en leur mémoire.

Saturraran est l'histoire de deux femmes qui ne peuvent pas s'aimer. Dans les années 1980, Ane, la fille d'un pêcheur en haute mer, et Luna, une Andalouse arrivée en camionnette, tombent amoureuses l'une de l'autre. Prises dans le tourbillon de l'héroïne et sentant le rejet de leurs voisins, elles décident de se réfugier dans les ruines de la prison de Saturraran. La difficulté d'accepter la différence, les assauts de l'héroïne et du sida, le déclin du monde de la pêche... Saturraran est un hommage à la génération perdue qui nous a appris à être libres".

L'Orchestre Symphonique de Bilbao sera dirigé par Jon Malaxetxebarria, dans une proposition scénique conçue par Lucía Astigarraga.

Christoph König à Varsovie

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Christoph König, actuel chef principal de l'Orchestre Symphonique et du Chœur de la RTVE, vient d'être annoncé comme principal chef invité de l'Orchestre Philharmonique national de Varsovie, qui a arrive au bout d'une période de cinq ans sous la direction d'Andrzej Boreyko et qui sera désormais dirigé par Krzysztof Urbanski.
« A l'initiative du Maestro Krzysztof Urbanski, le poste de Principal Chef Invité de l'Orchestre Philharmonique National sera créé, qui sera occupé par le Maestro Christoph König à partir de la saison artistique 2024/2025 pour trois années consécutives », explique l'institution.