MUSIQUES d’EXIL avec le Festival Musiq'3
Dans le cadre de sa 6e édition (1-3 juillet 2016), le Festival Musiq'3 a lancé le projet Musiques d'Exil, un vaste plan de soutien aux musiciens réfugiés.
Parmi les dizaines de milliers de migrants qui rejoignent l’Europe, il y a de nombreux artistes touchés par la violence des fanatismes de tous bords qui arrivent en Belgique. Sans logement, sans argent, sans famille. A travers chaque histoire individuelle, leurs vies se ressemblent : sans possibilité de travailler leur instrument -quand ils en ont- sans argent pour rejoindre leurs partenaires disséminés aux quatre coins de l’Europe, leurs contacts avec le monde culturel et l’espoir de concrétiser leur art s’effritent.
Avec le soutien de la société civile, le Festival Musiq’3, par son projet Musiques d’Exil, souhaite les aider à reconstituer les conditions nécessaires pour pouvoir travailler leur instrument et s’intégrer dans la vie culturelle de notre pays. La collaboration avec un maximum de partenaires du secteur culturel permet la coordination du projet sur l’ensemble du territoire belge.
Deux exemples ?
Les Pianos Maene ont accueilli Tatia Kalandia, pianiste géorgienne réfugiée depuis deux ans qui vit désormais à Rochefort et continue à pratiquer sur le piano de l'école communale suite à l’intervention de Musiques d'Exil. Le groupe Wajd, avec la collaboration d'Outhere Music et de La Ferme du Biéreau (Louvain-la-Neuve) a enregistré en janvier un CD dont la sortie est annoncée en avril prochain.
Il va sans dire que l'on retrouvera au Festival Musiq’3 des groupes de musiciens soutenus par Musiques d’Exil, de même qu’à l’exposition de photos de l’Atelier Contraste, le même week-end au Marni et à l’Abbaye de La Cambre. L’Atelier a choisi le thème du Festival, Orient-Occident, comme thématique de travail 2015-16 pour ses étudiants.