Septième condamnation pour la Ville de Saint-Etienne

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Le Tribunal Administratif de Lyon vient de rendre justice à Laurent Campellone, chef d’orchestre et directeur musical de l’Opéra de Saint-Etienne : son licenciement est annulé.
En décembre 2014, huit mois seulement après l'installation de la nouvelle municipalité, Campellone était victime d'un licenciement disciplinaire après la suspension de plusieurs cadres de la culture dont le Directeur Général de l’Opéra, Vincent Bergeot et la directrice de production, Sophie Platret.
Concernant Campellone, c'est « le fait d’avoir répondu à des invitations à diriger des orchestres à Berlin, à Sofia et au Bolchoï » qui représentait l’un des deux motifs invoqués afin de le licencier pour « faute grave ». Le chef entamait aussitôt une procédure d'appel pour contester la légitimité de l’arrêté pris par le maire, Gaël Perdriau (LR).
Le tribunal vient d'estimer que des « déclarations imprudentes d'élus stéphanois dans la presse, ont nécessairement porté une atteinte sérieuse à l'image et à la réputation professionnelle de M. Campellone ». Y compris de la part du Maire de Saint-Etienne qui s'est livré à une « attaque à caractère vexatoire » sur les réseaux sociaux en publiant, peu avant la suspension de Laurent Campellone et de huit cadres de l'Opéra, un message illustré de la couverture de l'ouvrage L'Opéra pour les nuls.
Une indemnisation de 80 000 euros lui est accordée, à laquelle s'ajoutent 3 000 euros de frais de justice.
A noter que Laurent Campellone n'a pas repris ses fonctions à ce jour mais il déclare ne pas nourrir de griefs à l’encontre du Maire : Pour moi, Gaël Perdirau a été, au mieux, mal conseillé, au pire, abusé.
Il s'agit de la 7e condamnation de la Ville par le Tribunal Administratif de Lyon qui réclame pour Laurent Campellone un reclassement au poste de chef principal invité. Un deuxième (presque) retour à la normale après l'annulation, le 30 mars dernier, du licenciement de Vincent Bergeot, Directeur Général et Artistique de la même maison d'opéra.

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