Du retard à Genève
A Genève, le chantier de rénovation du Grand Théâtre accuse un retard de quatre mois. Il n'y aura pas grand monde pour s'en étonner. Et certains de préciser même que "quatre mois", au regard d'une telle entreprise, c'est tout de même léger.
La cause principale ? Une remontée d’eau qui ne permet pas d’étancher totalement les sols et le bas des murs des caves du bâtiment construit en 1870. Or, dans une de ces caves se trouvent cinq citernes dont deux doivent être révisées. Le liquide qu’elles contiennent et qui doit être vidé pour cette révision, s’il est en contact de l’eau, peut présenter des risques élevés pour le personnel alentour. Et pour assécher la dalle sur laquelle s’appuie le Grand Théâtre, il faut compter deux mois.
Mais on est en Suisse ! Et Rémy Pagani, le conseiller administratif chargé de l’Aménagement et des Constructions, a été interpellé lors du dernier Conseil municipal.
Les questions sont pertinentes et il n'est pas inutile d'en faire le tour.
Quelles seront les conséquences pour le personnel ? Sur la programmation de la saison prochaine ? Quel sera l’impact financier ? Qui épongera les frais supplémentaires ?
Car il faut aussi prendre en compte les surcoûts indirects induits par ce retard.
- L’Opéra des Nations (qui héberge actuellement le Grand Théâtre) devait être démonté et envoyé en Chine. Le bâtiment peut-il rester plus longtemps? Le futur bénéficiaire acceptera-t-il de patienter?
- Quid de l’occupation du terrain qui appartient au Canton ?
- Quid de la location des locaux qui accueillent actuellement les équipes du Grand Théâtre, tels que les ateliers et les bureaux, situés principalement aux Ports Francs.
La facture globale pourrait s’élever à plusieurs millions.