L'Opéra de Paris en demi-teintes

par

Le rapport de la saison 2016-2017 de l'Opéra de Paris permet, pour Stéphane Lissner, de mesurer les résultats, d’apprécier les succès, et aussi tout ce que l’on aurait aimé réussir mieux encore.

Avec 21 nouvelles productions dont une création mondiale, l’année 2017 a aussi été marquée par la nomination de trois nouvelles étoiles : Hugo Marchand, Germain Louvet et Léonore Baulac.

L’Opéra National de Paris, l’Ecole de Danse et l’Académie ont accueilli 859 434 spectateurs (+7 % par rapport à la saison précédente) et les représentations de ballets et d’opéras affichent un taux moyen de remplissage de 91%, mais de 100% pour les grands classiques : La Flûte Enchantée, Carmen, Le Lac des Cygnes et Le Songe d’une Nuit d’été.

Côté public, l’âge moyen des spectateurs est passé de 46 à 45 ans, 48 ans pour le lyrique et 43 ans pour les ballets. Les jeunes de moins de 28 ans ont acheté 94 164 places, soit 16,2% du public. Succès donc pour les avant-premières jeunes et les places à 10 euros qui ont séduit 27 385 jeunes (+19% par rapport de la saison précédente).

Un déficit de 9,4 millions 

Les ressources propres, billetteries et mécénat, ont augmenté (53% des ressources totales). Mais le coût des spectacles a crû pour s'élever à 40,8 millions d’euros, et les subventions de l’état ont continué de baisser (moins 1 millions par rapport à 2015).

L’institution met en avant les mouvements sociaux nationaux qui ont entraîné l’annulation de douze spectacles et d’une avant-première "jeunes", les pertes liées aux moindres recettes commerciales (bar, ventes de programmes), et la baisse du nombre de visites du Palais Garnier depuis les attentats de 2015.

Les commentaires sont clos.