Décès de Daniel Wayenberg

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Nous venons d'apprendre le décès du pianiste et compositeur néerlandais Daniel Wayenberg hier, à Paris, à quelques jours de ses 90 ans.

Très jeune, ses parents lui découvrent l'oreille absolue et il entre en musique : leçons de piano avec sa mère puis avec le compositeur hollandais Ary Verhaar, également théoricien et musicien à La Haye. A partir de 1947, il poursuit à Paris avec Marguerite Long.
En 1949, il obtient le second prix au concours international Marguerite Long -Jacques Thibaud.
En 1962, il reçoit l'Ordre d'Orange-Nassau pour ses mérites pour les Pays-Bas à l'étranger et en France, en 1967, il est distingué en tant que Chevalier des Arts et des Lettres.
En 1953, il fait ses débuts américains au Carnegie Hall (New York) avec l'Orchestre Philharmonique de New York sous la direction de Dimitri Mitropoulos, suivis de plusieurs tournées aux États-unis et au Canada. Il se produit aussi en URSS, en Tchécoslovaquie, en Scandinavie, en Grèce,...
Il jouera sous la direction d'Eugen Jochum, Karl Böhm, Jean Martinon, Rafael Kubelík (création du Concerto de Stallaert en 1951 à Besançon), George Szell, John Barbirolli, Georges Prêtre et Bernard Haitink.
En plus de la musique classique, du jazz, Wayenberg joue beaucoup de musique contemporaine française.

En 1985, il est nommé professeur de piano au Conservatoire de Rotterdam.

Daniel Wayenberg est aussi compositeur de musique de chambre, de concertos pour piano, du ballet Solstice et de la symphonie Capella. Après la redécouverte du luthéal, il compose Cadence, Sereine et Toccata pour cet instrument.

 

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