Décès du luthiste français Pascal Monteilhet

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Le luthiste Pascal Monteilhet est décédé mardi 23 août d'une crise cardiaque à l'âge de 67 ans.
Réputé pour sa brillante carrière de soliste et de continuiste, Monteilhet est le premier luthiste français diplômé de la Schola Cantorum Basiliensis où il a été l'élève d'Eugen Dombois et de Hopkinson Smith.

Monteilhet a collaboré avec les meilleurs chefs historicistes de son pays (Christophe Coin, Gérard Lesne, Marc Minkowski et Christoph Rousset) et de l'étranger (Fabio Biondi et Philippe Pierlot). Il était un membre permanent de Il Seminario Musicale pendant l'âge d'or de la formation de Lesne. En 1995, il crée son propre ensemble, Les Libertins, et un an plus tard, il crée Les Basses Réunies, avec Bruno Cocset, Blandine Rannou et Richard Myron).

Il a enseigné au CNR de Paris, au Conservatoire national de musique et de danse de la capitale française, jusqu'au jour où il a décidé de tout abandonner sans explication : il a vendu son théorbe (une copie d'un instrument vénitien de 1638 par Matteo Sellas), est parti en bateau sur la Seine avec plusieurs de ses meilleurs amis et on n'a plus jamais entendu parler de lui.

Né en 1955, Monteilhet a appris la guitare classique à l'âge de 9 ans. Il est diplômé en 1982 de la Schola Cantorum Basiliensis. Mais à peine sa carrière lancée, il ressent le besoin de faire une pause en 1983 et part pour deux ans dans le Pacifique. Perfectionniste à l'extrême, Monteilhet a même subi une intervention chirurgicale sur la pulpe de ses doigts pour obtenir un meilleur son lorsqu'il jouait des cordes pincées.

Parmi les nombreux enregistrements auxquels il a participé, il convient de mentionner un enregistrement de 2005 consacré à la musique de Robert de Visée, avec la violoniste Amandine Beyer, la flûtiste Amélie Michel et la gambiste Marianne Muller (Zig-Zag Territoires). Le musicien lui-même a annoncé qu'il s'agissait de son dernier enregistrement. C'est également à cette époque qu'il décide de se retirer complètement de la vie musicale et vend tous ses instruments à Benjamin Perrot (codirecteur de l'ensemble La Rêveuse), probablement lassé de voir que le Ministère de la Culture n'accorde pas à la musique baroque, et en particulier au luth, l'attention qu'il estime devoir lui être accordée.

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