La Clemenza di Tito de Gluck, 270 ans
La Clemenza di Tito (La Clémence de Titus) est un opéra de Christoph Willibald Gluck. Il prend la forme d'un dramma per musica en trois actes. Le livret en langue italienne est de Pietro Metastasio. L'opéra a été créé le 4 novembre 1752 au Teatro San Carlo de Naples.
Lorsqu’on aborde La Clemenza di Tito de Gluck, il est impératif d’oublier Mozart, qui travailla sur le même livret de Métastase. Et comme il s’agit là d’un opera seria d’avant la réforme menée par Gluck lui-même, il faut en accepter les règles quasi inflexibles : de très longs récitatifs, aucun duo, et des airs qui ne reflètent pas toujours adéquatement la situation psychologique des personnages. Certaines arias sont vraiment inspirées, mais là encore, tâchons d’oublier que « Parto, parto, ma tu ben mio », « Se all’impero » ou « Altro che lagrime » ont aussi été mis en musique par Mozart.
Du reste, la Clemenza de Gluck n’a rien d’une inconnue. Dès 1987, Jean-Claude Malgoire la programmait à l’Atelier lyrique de Tourcoing, et le spectacle fit même l’objet d’une captation jadis télévisée. Audrey Michael, qui chantait alors Sesto, reprit le rôle à Lausanne en 1991, toujours avec Malgoire, puis à Paris en 1996 : au Théâtre des Champs-Elysées, dans une production « moderne » due au tandem Caurier-Leiser. Pourtant, malgré cette présence scénique, on ne connaît guère qu’un seul air de cette partition, le fameux « Se mai senti spirar », futur « O malheureuse Iphigénie », que proposait Cecilia Bartoli sur son album Gluck.
| 04.11.1752 | Christoph Willibald Gluck La clemenza di Tito (Dramma per musica in 3 Akten) Neapel, San Carlo |