Salzbourg 2024 : sous le signe de la révolte

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L'Idiot de Weinberg et Le Joueur de Prokofiev sont présentés pour la première fois au festival ; Don Giovanni et Titus de Mozart sont repris. Le programme d'art dramatique comprend des dramatisations de la "Montagne magique" de Thomas Mann et des "Sternstunden der Menschheit" de Stefan Zweig.

"Je me révolte, donc nous sommes" : c'est sous cette devise tirée de "L'homme en révolte" d'Albert Camus que le directeur Markus Hinterhäuser place le festival de Salzbourg 2024 : dans presque tous les opéras du programme, les personnages principaux se rebellent contre ce monde, disent non à ses normes. C'est le cas du "joueur" obsédé de la nouvelle de Dostoïevski, dont Prokofieff a tiré l'opéra du même nom. "Nous sommes entourés de joueurs qui jouent avec le monde", a commenté Hinterhäuser lors de la présentation à Salzbourg - en citant René Benko comme exemple.

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