L’Ensemble symphonique de Genève, nouvel acteur dans le paysage du classique

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Un nouvel orchestre à Genève ? Le violoniste Sergey Ostrovsky, que les mélomanes ont longtemps suivi dans les rangs du Quatuor Aviv, est loin de croire à une saturation de l’offre. Il a décidé de fonder et de diriger l’"Ensemble symphonique de Genève". Ce sera dans la Salle Franz Liszt du Conservatoire qu’on pourra prendre, le 24 octobre, le premier pouls du nouveau venu.

Le musicien réalise un rêve qui remonte à loin. «À l’âge de 16 ans déjà, je me suis tourné un peu vers la direction orchestrale mais, en m’établissant en Israël, j’ai été happé par l’étude et par la pratique du violon.» Cette autre vocation, cultivée depuis la petite enfance, a fini par devenir dominante, tant et si bien qu’elle l’a poussé à se tourner vers la musique de chambre et à fonder le Quatuor Aviv. Avec ses trois complices, il dit avoir réalisé tous ses rêves: «J’ai été actif durant vingt-sept ans et j’ai eu le bonheur de toucher aux incontournables dans ce domaine: de Haydn à Mozart, de Beethoven à Bartók, en passant par Schubert et d’autres encore, nous avons cheminé avec bonheur. Je crois cependant que mon cycle était terminé et qu’il fallait revenir aux premières aspirations.»

Après plusieurs mois de réflexion, Sergey Ostrovsky a décidé du profil artistique que doit adopter son ensemble. Fait étonnant, la formation n’aura pas une géométrie figée. Elle sera tantôt symphonique, tantôt limitée à une configuration très réduite, pour les besoins de la musique de chambre. Dans certains cas, enfin, elle pourra se muer en orchestre à cordes. La Siegfried Idyll pour treize instruments de Wagner côtoie ainsi la Serenade pour cordes op. 48 de Tchaïkovski. Et dans des effectifs plus opulents, le Concerto pour violon et orchestre No. 2, op.64 de Mendelssohn jouxte la Symphonie No. 1, op.25 de Prokofiev.

Sergey Ostrovsky se dit enfin prêt à embrasser sa vocation de chef. Les formations répétées au Conservatoire de Dresde, entre 2013 et 2015 et d’autres expériences encore, ont permis d’affiner sa technique et d’élargir son répertoire. «Tout cela n’a fait que renforcer ma confiance.»

 

(d'après La Tribune de Genève")

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