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« In a Strange Land »

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John DOWLAND (1563-1626) – William BYRD (c. 1540-1623) – Richard DERING (c. 1580-1630) – Peter PHILIPS (c. 1540/61-1628) – Philippe DE MONTE (1521-1603) – Robert WHITE (c. 1538-1574) – Huw WATKINS (*1976). Stile Antico. 2019-71’34"-Textes de présentation et textes chantés en français et anglais-Harmonia Mundi HMM 902266

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Le mardi 7 mai, à la salle Fiocco des ateliers de la Monnaie, se tenait la première de (Victor) Frankenstein par la compagnie des Karyatides. Leur crédo : « Révisez vos classiques ! ». Une adaptation moderne du roman Frankenstein ou le nouveau Prométhée de Mary Shelley de 1818, mélangeant musique, théâtre, marionnettes et sound design.

La salle Fiocco, intimiste par sa taille modeste, invite le spectateur à s’asseoir une heure devant une histoire que tout le monde connait : celle de Victor Frankenstein et sa fameuse créature avec laquelle il a voulu défier la mort en créant la vie. Pourtant, cette réécriture offre une perspective nouvelle à l’histoire.

La scène, composée de seulement quelques meubles, fait voyager le public à travers une temporalité non linéaire, entrecoupée d’interventions du passé et du présent. La pièce s’ouvre sur un Victor Frankenstein mourant qui enregistre son testament. Ce dernier, qu’on devine névrosé par une vie incroyable, prévient les potentiels auditeurs par un : « Ne vous approchez pas du feu ! Je répète, ne vous approchez pas du feu ! J’ai payé si cher… ».

La question des reconstitutions baroques

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SCARLATTI Alessandro (1660-1725) : L’ASSUNZIONE DELLA BEATA VERGINE. Ensemble Baroque de Monaco. Matthieu PEYREGNE, dir. et  alto, Eternita. Béatrice GOBIN, soprano,  Sposo ; Aurora PE͠NA, soprano,  Sposa ; Mélodie RUVIO, alto,  Amore. Premier enregistrement intégral mondial. 2018-DDD- 63’15-livret en français et anglais- textes en italien, français, anglais-chanté en italien paraty118176

Les Pêcheurs de perles : radical, mais convaincant

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« Une petite communauté de pêcheurs de perles sur une île exotique… » : c’est là que les auteurs du livret, Michel Carré et Eugène Corman, et le compositeur, Georges Bizet, décident, en avril 1863, d’installer – orientalisme à la mode oblige – les péripéties de leur opéra à venir. Avec tout ce que cela entraîne comme conditions d’existence, mode d’organisation sociale, croyances, interdits religieux et transgressions.

Un peu plus de 150 ans plus tard, et après bien d’autres, le FC Bergman, un collectif belge de mise en scène, s’est emparé à son tour de cette histoire dont le livret a toujours laissé « un peu perplexe » les commentateurs, en raison notamment de ses « raccourcis ». Ils lui font subir un traitement radical !

L’île de Ceylan devient… une maison de retraite, une gériatrie, avec son lot de décès quotidiens – une morgue y est d’ailleurs installée. Un dépaysement étonnant, n’est-ce pas !

Massaki Suzuki conclut en beauté son cycle de cantates profanes de Bach

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Jean-Sébastien Bach (1685-1750) : Cantates profanes. Angenehmes Wiederau, BWV 30a. Ich bin in mir vergnügt, BWV 204*Carolyn Sampson* (soprano), Robin Blaze (contre-ténor), Makoto Sakurada (ténor), Dominik Wörner (basse). Bach Collegium Japan. Masaaki Suzuki (direction). 2018-DDD-66’11-Textes de présentation en français, allemand et anglais- Textes des cantates en allemand et anglais- BIS-2351

Vincent d’Indy, symphonie italienne

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Les éditions Symétrie de Lyon, dans le cadre de leur série sur la musique pour orchestre de compositeurs romantiques français, proposent le matériel d’orchestre, le conducteur d’étude et de direction de la Symphonie n°1 en la majeur “Italienne” de Vincent d’Indy.

Restée longtemps inédite, elle est un jalon dans l’oeuvre d’un jeune compositeur qui se cherchait une voie entre l’ambition d’une carrière militaire et le métier de la musique. Un voyage en Italie, récompense à une réussite au baccalauréat, lui ouvrit d’autres perspectives qu’une vie sabre au clair ! Cette symphonie fut également la première de ses oeuvres orchestrales jouées sur scène par l’Orchestre Pasdeloup. Le succès fut au rendez-vous et le jeune homme reçut les félicitations de ses aînés Georges Bizet et Jules Massenet. Mais allant de l’avant, le compositeur la délaissa cette pour se consacrer à une autre oeuvre symphonique ambitieuse : Wallenstein.

Aïda de Verdi à l'Opéra de Liège

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Depuis sa double création triomphale au Caire puis à La Scala de Milan en 1871-72, Aïda fait partie des opéras les plus joués dans le monde entier.

Verdi, pourtant, s’est tout d’abord montré circonspect à propos de ce sujet exotique qui lui a été proposé alors qu’il avait déjà refusé de composer une œuvre de circonstance à destination du nouvel Opéra du Caire, à l’occasion des festivités qui entouraient l’inauguration du Canal de Suez. Ce n’est que sous la pression de quelques amis influents qu’il va se laisser bientôt tenter, mettant dès lors le meilleur de son talent au service d’un livret qui n’est pas sans failles ni incohérences, tant dans le déroulé des événements que dans le profil psychologique des protagonistes. Ainsi par exemple, comment comprendre que la fille du Pharaon accepte de rivaliser avec son esclave dans la conquête du cœur du héros, alors qu’il lui suffit de trucider sa rivale, selon les mœurs de l’époque… ? Vous me direz que dans ce cas il n’y a plus d’histoire à raconter, et vous aurez raison…

Gustavo Gimeno à Genève

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Gustavo Gimenez/conductor
Photo: Marco Borggreve

Durant sa saison, l’Orchestre de la Suisse Romande organise deux ou trois concerts ‘extraordinaires’, souvent subventionnés par une banque. Ainsi, le 27 février, le Crédit Suisse a contribué à la venue du chef espagnol Gustavo Gimeno et du pianiste français François-Frédéric Guy. Agé de quarante-trois ans, le maestro a derrière lui une longue expérience, puisqu’il a été percussionniste au Royal Concertgebouw Orchestra d’Amsterdam dès avril 2002 avant de devenir l’assistant de Mariss Jansons ; il a aussi travaillé avec Bernard Haitink et Claudio Abbado qu’il a aidé lors de la formation de l’Orchestre Mozart de Bologne et de celui du Festival de Lucerne. Depuis la saison 2015-16, il est le directeur musical de l’Orchestre Philharmonique de Luxembourg ; et il occupera le même poste auprès de l’Orchestre Symphonique de Toronto à partir de septembre 2020.

Hommage à Bruno Peeters par Camille de Rijck pour RTBF Musiq3

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Camille de Rijck, ami de longue date de notre rédacteur Bruno Peeters, lui rend un émouvant hommage sur le site de la chaîne.

Pendant près de 40 ans, Bruno Peeters fut l'un des musicographes les plus importants de notre pays. Non par la place qu'il occupait dans les colonnes de nos quotidiens - il resta fidèle à Crescendo - mais par son infatigable bougeotte qui lui fit sillonner les théâtres de France et de Navarre (et de Belgique, aussi) afin de satisfaire son hallucinante boulimie de musique.

Quelle perte pour la vie musicale Belge. Quelle perte pour celles et ceux qui avaient la joie de connaître Bruno Peeters. Pour son épouse Véronique, qui l'aurait suivi jusqu'au bout du monde pour découvrir un opéra Français qu'on croyait perdu, et sa formidable petite famille. Parfois, au concert, on tombait sur "le clan Peeters", une joyeuse tribu souriante et simple, venue communier autour d'une grande partition. Nous pensons bien fort à eux.

Décès de notre rédacteur Bruno Peeters

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Crescendo Magazine est bouleversé par le décès de Bruno Peeters. Collaborateur historique de notre revue puis de notre site, Bruno était aussi érudit que passionné. Immense connaisseur de la musique française, en particulier de l’opéra français du XIXe siècle, Bruno était toujours en quête d’une rareté ou d’une redécouverte qu’il partageait avec enthousiasme dans les colonnes de Crescendo Magazine. Sa grande culture et la virtuosité de sa plume nous manqueront terriblement. Crescendo Magazine pense très fort à Véronique son épouse et à ses enfants.