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Triomphe pour Cecilia Bartoli !

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© Uli Weber

Œuvres de Raupach, Araia, Dall’oglio, Veracini, Porpora, Manfredini, Hasse Cécilia Bartoli, mezzo – I Barocchisti, Diego Fasolis, direction Loin des classiques habituels, Cécilia Bartoli s’est produite sur la scène du Palais des Beaux-Arts ce jeudi 13 novembre 2014. Loin, puisque la mezzo apprécie l’innovation et aime se pencher sur des œuvres et répertoires trop peu connus du public, un répertoire surprenant, riche et expressif.

Albert Huybrechts redécouvert par Joachim Thôme

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Albert Huybrechts (1899 - 1938)

Avec la sortie du film S’enfuir de Joachim Thôme ce 12 novembre, le compositeur belge Albert Huybrechts sort enfin de l’anonymat. Emporté le 22 février 1938 par une crise aiguë d’urémie, il emmène avec lui vingt années de travail acharné, parfois surprenant et cocasse. Son œuvre, loin d’avoir été travaillée et analysée, se repose sur le reflet de la vie bouleversée d’un artiste au destin tragique.

Castor et Pollux, constellation éclatante à Lille

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Comment l'australien, Barrie Kosky, actuel directeur de l'Opéra Comique de Berlin, est-il parvenu à épouser si étroitement le génie baroque français, dans sa cosmogonie, sa splendeur intime et sa dimension initiatique ? Certes, Monteverdi, Goethe, Shakespeare, Mozart, Strauss, Janacek et bien d'autres jalonnent sa trajectoire de metteur en scène... mais, au fond, peu importe!

Un Enlèvement prudent

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Reprise du 21 janvier au 15 février au Palais Garnier. Jürgen Maurer (Selim), Erin Morley (Konstanze), Anna Prohaska (Blonde), Bernard Richter (Belmonte), Paul Schweinester (Pedrillo), Lars Woldt (Osmin) © Agathe Poupeney / Opéra national de Paris

On dit que le croissant pâtissier a été inventé lors du siège de Vienne par les Ottomans. Les choses les plus horribles peuvent donc inspirer les plus charmantes, à l'instar des turqueries de Molière ou ce «Belmont et Constance ou "l'Enlèvement au sérail" de Bretzner qui sert de livret (remanié profondément) à l'opéra de Mozart.

A l’écoute des fils de Jean-Sébastien Bach

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Carl Philipp Emanuel BACH (1714 – 1788)
Concerto pour 2 pianofortes et orchestre, concerto pour flûte et orchestre, symphonies hambourgeoises 1 et 4
Johann Christian BACH (1735 – 1782)
Symphonie pour double orchestre
Manfred HUSS, conductor, Haydn Sinfonietta Wien, ensemble jouant sur des instruments anciens, Alexeï LUBIMOV et Yury MARTYNOV, pianofortes, Reinhard CZASCH, flûte
2014 – DDD – 78’43 – Livret en anglais, allemand, français – BIS 2098

Une Khovantchina au coeur de la tragédie russe

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(c) Annemie Augustijns

Une représentation exemplaire d'un chef-d'oeuvre, qui démontre -si besoin était- la maîtrise à laquelle est arrivée l'équipe d'Aviel Kahn, le directeur d'Opera Vlaanderen, dans le grand répertoire. Car l'opéra inachevé de Moussorgski fait intégralement partie du patrimoine lyrique mondial, à l'instar de Boris Godounov.

Le quatuor des avant-gardes

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John ZORN (°1953): Pandora’s Box
Benedict MASON (°1954): Quatuor à cordes n° 2
Rebecca SAUNDERS (°1967): Fletch
Luke BEDFORD (° 1978): Wonderful Four-Headed Nightingale
Sarah Maria SUN (soprano), Quatuor ARDITTI
2014-DDD-59’ 57’’-Texte de présentation en allemand et en anglais-Col Legno 20421

Castor et Pollux, pâles zombies aux Champs Elysées

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© Vincent Pontet

Contrainte, rigueur, abstraction, rituel..: le programme donne le ton. Rameau est-il donc si «difficile» aux yeux du chef Hervé Niquet et du metteur en scène Christian Schiaretti (flanqué d'un dramaturge, Florent Siaud) qu'il faille le prendre avec des pincettes ? Tous ont cédé à une sorte de crainte révérencielle en faisant de ce "Castor et Pollux" un monument figé parce qu' ils n'en avaient pas –en dépit de leurs connaissances et de leur expérience- l’accès.