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La Garden Party de la Chapelle Musicale Reine Elisabeth s’ouvre au Domaine musical d’Argenteuil

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Grégor Chapelle, le CEO de la Chapelle nous avait décrit en décembre dernier, peu avant l’entrée en possession du lieu, le domaine d’Argenteuil désormais renommé Domaine Musical d’Argenteuil. Aujourd’hui, alors que la première phase de travaux touche à sa fin, la découverte des lieux réaménages est stupéfiante. Non seulement, la réaffectation des lieux correspond fidèlement au projet annoncé mais le résultat est encore plus beau qu’on ne pouvait l’imaginer.

Désormais le Domaine Musical pourra accueillir des artistes en résidence et héberger certains cours à partir de la rentrée des 15 et 16 septembre selon la triple inspiration qui synthétise ce projet :

-être un véritable centre de vie communautaire avec sa bibliothèque, sa salle d’écoute, ses lieux de concert sa propre cuisine,

-un lieu de travail ses lieux de travail plus consensuels qui puissent associer de front des activités plus mélangées

-un lieu d’inspiration où la pratique musicale s’insinue au sein d’un contact de la nature omniprésente autour des bâtiments.

Ce petit miracle d’affectation, le public pourra le découvrir dimanche prochain à l’occasion de la traditionnelle garden party de la Chapelle qui associera quatre scènes principales : 2 scènes intérieures de la Chapelle (le Studio Reine et le Haas-Steichen Studio) que le public connaît bien, une scène intérieure dans le Domaine d’Argenteuil (le Grand Salon) et le Cercle des fées, une scène extérieure pour le jeune public qui y découvrira deux représentations de « Pierre et le loup » (sur le route) par la Compagnie Artichoke.  Avec autour de cela une foule d’activités variées (maquillage, yoga familial,…). Attention, le site de la Chapelle ne sera ouvert qu’aux personnes disposant d’au moins un billet d’entrée pour une des animations. Le site donne aussi une foule de conseils d’organisation selon les desiderata de chacun. Et comme la météo promet un plein soleil !

L'Orchestre National de Lille fête ses 50 ans

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À la rentrée de septembre 2026, l'Orchestre national de Lille va retrouver, pour le plus grand plaisir de tous, musiciens et public, son Grand Auditorium « Jean-Claude Casadesus » au Nouveau Siècle, en plein cœur de Lille (1 758 places et une acoustique impeccable). Un beau cadeau d'anniversaire pour les 50 ans de l'ensemble symphonique.

Créé en 1976, l'ONL n'a connu en un demi-siècle que trois directeurs musicaux — fait assez rare pour être signalé, mais qui se comprend par le fait que son chef fondateur Jean-Claude Casadesus, directeur musical jusqu'en 2016, s'est employé au cours d'une aventure musicale et humaine de quatre décennies à donner une âme, un son, un public et une renommée internationale à son orchestre, fort désormais d'une centaine d'instrumentistes. Il a porté, avec la même exigence de qualité, la musique auprès des habitants des Hauts-de-France (250 communes visitées, salles des fêtes, usines, hôpitaux, prisons) comme sur les scènes les plus réputées de 34 pays sur quatre continents : de Saint-Pétersbourg à New York, de Berlin à Buenos Aires, de Paris à Abidjan, de Montréal à Pékin, de Moscou à Séoul, Amsterdam, Singapour ou Shanghai…

En 2016, Alexandre Bloch lui a succédé à un moment charnière où s'imposait un renouvellement important dans la composition de l'orchestre, ce qui l'a conduit à auditionner en sept ans plus de 2 000 candidats et à renouveler plus d'un tiers de l'effectif des musiciens, sensiblement rajeuni. On se souvient également de son intégrale des symphonies de Gustav Mahler, une par mois tout au long de l'année 2019, dans les Hauts-de-France et la proche Belgique.

Depuis 2024, le jeune chef américain Joshua Weilerstein prolonge cette belle aventure, imprimant son empreinte originale tant dans le choix des œuvres que dans la façon sensible de les aborder et d'en révéler parfois des couleurs nouvelles et une profondeur insoupçonnée. Ce fut le cas notamment avec la bouleversante soirée consacrée à Un survivant de Varsovie de Schoenberg et à la Treizième Symphonie « Babi Yar » de Chostakovitch. Un moment que l'on n'est pas près d'oublier.

Nous retrouverons ces trois chefs lors d'un gala exceptionnel les 24 et 25 septembre, en ouverture de la saison 2026-2027, avec des œuvres de Chostakovitch, Ravel, R. Strauss et Scriabine.

Mais avant cela, Joshua Weilerstein nous invite au Stab Vélodrome de Roubaix, bien connu des fans de cyclisme et de Paris-Roubaix, pour un Broadway by Night dans le cadre des Nuits d'été, les 2 et 3 juillet, avec un programme célébrant les grandes heures de la comédie musicale et du jazz américain, avec la participation de deux grandes voix américaines, LaKisha Jones et Aisha de Haas.

La saison se poursuivra avec, en octobre, Le Sacre du printemps de Stravinsky et le Concerto pour piano nº 2 de Rachmaninov, interprété par Alexandre Kantorow.

La saison 2026-2027 du Namur Concert Hall au Grand Manège

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La nouvelle saison namuroise est annoncée ! C'est un menu royal !

Le double anniversaire qui structure la saison 2026-2027 du Namur Concert Hall au Grand Manège ne relève pas du prétexte commémoratif : il tient de la démonstration. Les quarante ans du Chœur de Chambre de Namur et les cinq ans du bâtiment permettent de réunir, pour la première fois en une même saison, l'ensemble des productions que le Centre d'Art Vocal et de Musique Ancienne porte à travers le monde. Ce que le Concertgebouw d'Amsterdam, la Philharmonie de Paris, l'Opéra de Vienne ou l'Elbphilharmonie accueilleront cette année prend naissance ou trouve son aboutissement ici, rue Rogier. Plus de quatre-vingts concerts, une densité de programmation qui n'a guère d'équivalent.

Les piliers de la saison sont d'abord vocaux et baroques — à la mesure de ce que le Chœur de Chambre de Namur représente aujourd'hui dans le paysage européen. Marie-Nicole Lemieux signe sa prise de rôle dans la Médée de Charpentier avec Les Épopées de Stéphane Fuget. Reinoud Van Mechelen dirige la première mondiale au disque d'Alcide de Lully-Marais, puis sa propre lecture de la Passion selon saint Jean, œuvre qu'il a longuement chantée sous la direction d'Herreweghe, Christie et Rattle avant d'en assumer lui-même la direction. Leonardo García-Alarcón et Cappella Mediterranea sont au cœur de quatre productions majeures : l'Orfeo de Monteverdi après la Philharmonie de Paris, la Passion selon saint Matthieu en tournée vers Genève et Valence, l'Ercole amante de Cavalli en avant-première européenne, et les Concertos pour violon de Bach avec Chouchane Siranossian — enregistrés au Grand Manège dans les jours qui précèdent le concert. Christophe Rousset fait son retour avec le Requiem de Campra. René Jacobs ressuscite le Falstaff de Salieri à la tête du B'Rock Orchestra, en avant-première avant Bruxelles et Cologne. La Messe en si mineur de Bach, confiée à Bart Van Reyn et Il Gardellino, couronne les quarante ans du Chœur avant une tournée qui la conduira jusqu'à Amsterdam.

L’ORW dévoile son ambitieuse saison 2026-2027

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Ce mercredi 15 avril 2026, Stefano Pace, directeur général de l’ORW, était entouré de Giampaolo Bisanti, directeur musical, et d’Andrea Battistoni, compositeur en résidence, pour lever le voile sur une nouvelle saison ambitieuse. Intitulée Pouvoirs et Désirs, la programmation 2026-2027 explore les forces qui gouvernent l’être humain à travers des œuvres liées par leurs ressorts dramatiques.

L’Opéra Royal de Wallonie-Liège propose dix opéras mettant en lumière les multiples visages du pouvoir et du désir. De Macbeth à Turandot, de Thaïs à Lohengrin, la saison traverse époques et styles, où ambition, séduction, jalousie et quête d’altérité se répondent. Les œuvres de Ravel — L’Heure espagnole et L’Enfant et les sortilèges — ainsi que Hubička (Le Baiser) de Smetana prolongent ces thématiques sur des registres plus intimes ou ludiques.

Cette réflexion se prolonge dans le présent avec la création mondiale de Zombie Opera et un nouveau final pour Turandot, tous deux signés par le compositeur en résidence Andrea Battistoni.

Portée par huit nouvelles productions et deux premières à Liège (Hubička et Capriccio), la saison réunit de grandes voix internationales — parmi lesquelles Luca Micheletti, Anne-Catherine Gillet, Aya Wakizono, Lionel Lhote, Nina Minasyan, Ian Koziara, Nino Machaidze, Lianna Haroutounian, Saioa Hernández et Luciano Ganci — ainsi qu’une équipe de chefs invités de premier plan, aux côtés du directeur musical Giampaolo Bisanti. Celui-ci ouvrira la saison avec Macbeth de Verdi, avant de diriger Lohengrin de Wagner en janvier, puis Roberto Devereux de Donizetti en février.

Parmi les chefs invités, Jean-Yves Ossonce, Alessandro Cadario, Pierre Dumoussaud, Michael Güttler, Robert Treviño et Daniele Squeo apportent leur expertise des répertoires et leur expérience des grandes scènes internationales.

Le  Lille Piano(s) Festival 2026

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Le Lille Piano(s) Festival revient pour sa 23e édition les 12, 13 et 14 juin 2026, proposant une quarantaine de projets musicaux dans une dizaine de lieux de la métropole lilloise.

Organisé par l'Orchestre National de Lille, ce festival maintient son ADN d'ouverture, allant bien au-delà du répertoire classique du piano pour explorer le jazz, les musiques du monde, l'électronique et les formes traditionnelles.

Quelques moments forts de la programmation :

  • Les exploits pianistiques : Vadym Kholodenko, lauréat du Concours Van Cliburn, relèvera le défi d’interpréter l'intégrale de la transcription par Liszt de la Symphonie fantastique de Berlioz pour piano seul.
  • Hommage à l'ONL et à l'orgue : L'édition 2026 résonne avec le 50e anniversaire de l'Orchestre National de Lille, mettant en lumière Thierry Escaich, compositeur en résidence historique. Dans ce cadre, Vincent Dubois, organiste titulaire de Notre-Dame de Paris, donnera un programme intitulé Éternelle Notre-Dame à la Cathédrale Notre-Dame de la Treille (Vendredi 12 juin à 19h30).
  • Musiques et images : La Salle Descamps de la CCI se transformera en salle de cinéma pour des ciné-concerts, notamment le trio jazz Temps calme accompagnant Trafic de Jacques Tati, et le marimba d'Illya Amar pour La Foule.
  • Concert de clôture : Le festival se terminera avec l'une des partitions les plus mythiques du répertoire, le Concerto n°3 de Rachmaninov, interprété par Marie-Ange Nguci, avec Jean-Claude Casadesus, chef fondateur de l'ONL, à la direction (Dimanche 14 juin à 19h30).
  • Le festival propose également des concerts gratuits aux Archives Départementales du Nord et à la Gare Saint-Sauveur, ainsi que de nombreux projets pour le jeune public.

On note aussi des proogrammes attrayants avec Roger Muraro ou Guillaume Coppola.

Le site du festival : https://www.lillepianosfestival.fr/2026/

Festival de Namur 2026 : l'invitation au voyage

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Pour sa 63e édition, le Festival Musical de Namur s'affranchit des contraintes du voyage moderne — souvent réduit à une épreuve de logistique et de hâte — pour proposer une odyssée d'un genre nouveau : le déplacement de l'écoute. Du 26 juin au 11 juillet 2026, la capitale wallonne devient le port d'attache d'un itinéraire sans décalage horaire, où la musique circule librement entre les siècles, les frontières et les cultures. Sous le titre évocateur "Voyage, Voyage", la programmation orchestrée par Jean-Marie Marchal ne se contente pas d'aligner des chefs-d'œuvre ; elle invite l'auditeur à suspendre ses réflexes et à explorer des territoires sonores allant du faste de la Rome baroque aux confins des traditions populaires de Bosnie-Herzégovine. C'est une promesse de découvertes concrètes, parfois historiques, parfois intérieures, où le seul luxe exigé est celui, devenu rare, de prendre le temps d'écouter.

Le Baroque : Entre Splendeur Romaine et Intimité Française

  • Ouverture "Roma" (26 juin) : Leonardo García-Alarcón explore la polyphonie romaine du XVIIe siècle avec des œuvres de Luigi Rossi, Alessandro Scarlatti et le célèbre Miserere d'Allegri. Ce concert met également en lumière une messe rare de Giovanni Giorgi.
  • Opéra de poche (3 juillet) : L'ensemble Scherzi Musicali, dirigé par Nicolas Achten, présente Actéon de Marc-Antoine Charpentier. Cette production coïncide avec la sortie discographique de l'œuvre en juin 2026.
  • Redécouverte Viennoise (2 juillet) : Le Chœur de Chambre de Namur et Les Traversées Baroques s'unissent pour exhumer le Requiem et le Stabat Mater de Marc'Antonio Ziani, compositeur à la cour des Habsbourg.

Le Voyage Intérieur et l'Exil

  • "Songs of Travel" (7 juillet) : Un récital dédié à la mélodie anglaise du XXe siècle (Vaughan Williams, Holst, Britten) avec les ténors Pierre Derhet et Maxime Melnik, accompagnés par le pianiste Julius Drake.
  • "Fanto & Lou" (28 juin) : Un spectacle familial (dès 8 ans) sur un texte de Geneviève Damas, racontant l'exil d'un éléphanteau arrivé en Belgique, métaphore sensible du parcours des enfants venus de loin.
  • "4 Femmes" (8 juillet) : Une création mêlant les voix de Perse, Turquie, Inde et Cameroun autour d'une figure de Médée contemporaine imaginée par Atiq Rahimi.

Festival de Lanaudière 2026 : Une 49e édition entre faste et nature

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L'excellent Festival de Lanaudière, leader nord-américain en musique classique fondé en 1978 , a dévoilé la programmation de sa saison 2026 qui se déploiera du 3 juillet au 2 août. Sous la direction artistique de Renaud Loranger, cette édition propose plus de 25 concerts conçus comme une conversation entre mémoire et imaginaire.

Les grands rendez-vous à l'Amphithéâtre

L'Amphithéâtre Fernand-Lindsay, plus grande salle de concert en plein air au Canada, accueillera 11 concerts majeurs :

  • Ouverture et Gala : Le 4 juillet, Nicolas Ellis et l’Orchestre de l’Agora présenteront Le Sacre du printemps, accompagnés des chants de gorge inuit de Lydia Etok et Nina Segalowitz.
  • L'excellence baroque : William Christie et Les Arts Florissants célèbrent le Grand Siècle avec un opéra de Marc-Antoine Charpentier le 11 juillet.
  • Rafael Payare et l'Orchestre Symphonique de Montréal : Le directeur musical de l'OSM sera omniprésent, notamment avec la Dixième de Chostakovitch (18 juillet), une Vie de héros de Strauss (31 juillet) et un programme virtuose avec le pianiste Bruce Liu (1er août).
  • Clôture lyrique : Yannick Nézet-Séguin dirigera l'Orchestre Métropolitain pour le Macbeth de Verdi le 2 août, juste avant de porter cette production au Metropolitan Opera.

Les ICMA et le Bamberger Symphoniker présentent le concert de gala 2026

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Le concert sera accessible gratuitement au grand public, ce mercredi 18 mars, en direct sur la chaîne YouTube de Deutsche Welle. Voici le lien vers la diffusion en direct : https://www.youtube.com/live/wrQrvWEFJq8

Le programme de ce concert de gala mettra à l’honneur les lauréats du jury de cette année, dans un programme musical de haute tenue. Jakub Hrůša, Artiste de l’Année, dirigera le Bamberger Symphoniker.

Ludwig van Beethoven : Ouverture n° 3, Leonore Jakub Hrůša, direction

Béla Bartók : 3e mouvement (Allegro vivace) du Concerto pour alto et orchestre Sz. 120 Nils Mönkemeyer, alto

Péter Zombola : Interlude n° 1 « dédié à Andreï Tarkovski » et Interlude n° 2 « dédié à Elle », extraits de l’oratorio PASSIO (Passion selon saint Jean) Jakub Hrůša, direction

Piotr Ilitch Tchaïkovski : 3e mouvement (Finale. Allegro vivacissimo) du Concerto pour violon en ré majeur, op. 35 Roman Simovic, violon

Kalevi Aho : 2e mouvement (Presto) de Solo III pour flûte Sharon Bezaly, flûte

Kalevi Aho : 5e mouvement (Finale. Allegretto) du Concerto pour alto et orchestre de chambre Hiyoli Togawa, alto

Johannes Brahms : 3e mouvement (Allegro giocoso, ma non troppo vivace) du Concerto pour violon en ré majeur, op. 77 Mariam Abouzahra, violon

Silvio Omizzolo : 1er mouvement (Allegro) du Concerto pour piano Roberto Prosseda, piano

Gaetano DonizettiLamento per la morte di Bellini : « Venne sull’ali ai zeffiri » Ermonela Jaho, soprano Roberto Prosseda, piano

Josquin des PrezSana me Domine, motet à 5 voix Josquin des PrezScaramella va alla guerra, chanson populaire Amarcord, ensemble vocal

Piotr Ilitch Tchaïkovski : 3e mouvement (Allegro con fuoco) du Concerto pour piano n° 1 en si bémol mineur, op. 23 Anthony Ratinov, piano

Wolfgang Amadeus Mozart : « Parto, parto, ma tu, ben mio », air de Sesto tiré de La clemenza di Tito, K. 621 Anja Mittermüller, soprano

Johann Sebastian Bach : Allemande de la Partita n° 4 en ré majeur BWV 828 Stephen Kovacevich, piano

Ludwig van Beethoven : 4e mouvement (Allegro con brio) de la Symphonie n° 7 en la majeur, op. 92 Jakub Hrůša, chef d'orchestre

La Roque d’Anthéron 2026 : une plus grande souplesse dans une continuité assumée

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Cette 46e édition du Festival de La Roque d’Anthéron est la première sans la présence de René Martin, le concepteur et architecte omniprésent de cette incroyable aventure qui a démissionné de la direction du CREA qu’il avait fondé pour le protéger contre les remous qu’auraient pu engendrer les plaintes de comportement déplacés qui lui étaient reprochés.

A cet égard, l’édition 2026 constitue un bel équilibre entre la continuité d’une formule qui a fait ses preuves et une série d’aménagements destinés à la fluidifier. Un équilibre qui se retrouve dans l’organisation où l’on retrouve nombre de fidèles du CREA à côté de nombreux supports locaux, à commencer par une armada de plus de cent bénévoles qui en dit long sur l’ancrage provençal de l’institution.

Au point de vue de l’organisation, un tournant avait été établi qui faisait du festival une entité autonome disposant de son propre accès aux lieux du festival. C’est sur cette organisation rénovée qu’est désormais venue se greffer un comité artistique fort de trois personnalités phares : deux fidèles du festival, Claire Désert et Nelson Goerner, tous deux interprètes et professeurs et Victor Julien-Laferrière, Premier Prix du premier Concours Reine Elisabeth de violoncelle mais aussi créateur de l’orchestre Consuelo, à coup sûr un des animateurs musicaux les plus imaginatifs de la jeune génération.

Une fidélité aux lignes de force de la programmation…

Le Parc du Château de Florans demeure d’autant plus le cœur névralgique du festival qu’il concentre l’essentiel de l’activité de la période même du festival, du 16 Juillet au 16 août : 10 concerts à 18H et 32 concerts en soirée dont 7 soirées avec orchestre, 4 Nuits du piano (Visions du sacré : Bach, Messiaen, Liszt, Musique russe à deux pianos, Sur les rives du Danube, Musique française) et une nuit de Piano-Jazz en clôture. A cela viennent encore s’ajouter 5 concerts de musique baroque à l’abbaye de Silvacane.

Une « Boesmans Wave » déferle sur Bruxelles

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Décédé à Bruxelles le 10 avril 2022, Philippe Boesmans aurait eu 90 ans le 17 Mai prochain. L’occasion de faire le point sur l’apport et la personnalité de celui qui demeure incontestablement le plus passionnant compositeur belge de l’après-guerre. Pour l’occasion, un solide quarteron de ses fidèles s’est rassemblé pour organiser ce qu’ils appellent eux même la « Boesmans Wave ». Une sacrée vague aussi riche que le jeu des marées tant ce compositeur a su habiter les facettes les plus diverses de l’activité de compositeur avec ce souci constant de faire quelque chose de nouveau dans la recherche du beau. Non pas comme le témoignage d’une avant-garde conquérante, une dialectique qu’il récusait régulièrement, non sans humour, : le concept d’ avant-garde ne m’intéresse pas. Après tout, je ne suis pas un militaire moi ! La modernité, elle, le passionnait : créer des choses nouvelles avec l’objectif de servir une beauté en constante mutation dont il allait chercher les ressorts dans la grande variété de son travail d’écriture, dans les œuvres en elles-mêmes bien sûr mais aussi dans les traces que laissaient en lui les restes d’un travail accompli qui fournissaient alors le matériau de nouveaux développements.

C’est ainsi que son œuvre demeure un impressionnant jeux de marées, toujours fondamentales mais toujours rénovées.