Couleurs mexicaines

par

Carlos CHAVEZ (1899-1978)
Concerto pour piano et orchestre-Meditacion
José Pablo MONCAYO (1912-1958)
Muros Verdes
Samuel ZYMAN (°1956)
Variations sur un thème original

Jorge Federico Osorio (piano), Orchestre national symphonique du Mexique, dir. : Carlos Miguel Prieto
2013-DDD-64’ 50’’-Texte de présentation en anglais et en espagnol-Cedille CDR 90000 140

Avec Silvestre Revueltas, Carlos Chavez est, sans conteste, le compositeur mexicain le plus important du XXe siècle et son Concerto pour piano et orchestre une de ses réalisations les plus marquantes. Commande de la Fondation Guggenheim, ce concerto, en trois mouvements classiques, a été achevé en 1940 et a été joué pour la première fois par le pianiste américain Eugène List, avec le New York Philarmonic dirigé par Dimitri Mitropoulos, au Carnegie Hall, le 4 janvier 1942. Au mois d’août de l’année suivante, c’est Claudio Arrau, après avoir fui l’Allemagne nazie, qui en a donné la première exécution publique à Mexico, sous la direction du compositeur lui-même. Il serait exagéré de prétendre que le Concerto pour piano et orchestre de Carlos Chavez est par la suite entré dans le répertoire moderne du genre, mais de nos jours, on le joue encore régulièrement sur le continent américain, et Jorge Federico Osorio, qui en est le remarquable interprète sur le présent CD, l’a très souvent mis au programme de ses nombreux concerts. Des trois mouvements, le premier, « largo non troppo » et « allegro agitato », représente peut-être avec le plus d’éclat le sens des violents contrastes et des couleurs vives, qui caractérise l’œuvre entière de Carlos Chavez et qu’on retrouve en particulier dans les six symphonies qu’il a écrites, de 1916 à 1961, et même dans Meditacion, une courte pièce pour piano seul datant, elle, de 1918. Sur ce CD, figurent également Muros Verdes de José Pablo Moncayo (un élève d’Aaron Copland) ainsi que les Variations sur un thème original de Samuel Zyman, lesquelles ont été composées en 2007 pour la pianiste argentine Mirian Conti et qui s’apparentent à des exercices de style, un peu comme si le compositeur avait voulu montrer ici toute l’étendue de son savoir-faire.
Jean-Baptiste Baronian

Son 8 - Livret 7 - Répertoire 8 - Interprétation 9

 

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