Elgar par Marie-Elisabeth Hecker

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Edward ELGAR (1857-1934) : Concerto pour violoncelle en mi mineur op. 85 - Sospiri op. 70 – Quintette avec piano en la mineur op. 84. Marie-Elisabeth Hecker (violoncelle), Antwerp Symphony Orchestra, Edo De Waart (direction), Caroline Widmann et David McCarroll (violon), Pauline Sachse (alto), Martin Helmchen (piano). 2018-70’02’’-Livret en allemand, anglais et français-Alpha 283.

A chaque nouveau disque, Marie-Elisabeth Hecker nous prouve un peu plus qu’elle est l’une des grandes violoncellistes de sa génération. On peut le constater dès les premières notes du majestueux concerto d’Elgar, pièce maîtresse du répertoire, qui ouvre un programme entièrement consacré à ce compositeur. Ce concerto écrit en 1919, à la discographie déjà bien fournie (on se souvient bien sûr de la version légendaire de Jacqueline Du Pré en 1965, ou de celle plus récente de Sol Gabetta), n’est plus à présenter. La violoncelliste allemande en livre une interprétation pleine de finesse. L’Antwerp Symphony Orchestra, sous la direction d’Edo De Waart, se distingue par ses belles sonorités boisées, mais semble parfois un peu en retrait. Marie-Elisabeth Hecker y ajoute une courte pièce élégiaque, Sospiri, comme l’avait également fait Sol Gabetta.

Un an avant l’écriture du concerto, au cours de l’été 1918, Elgar, alors retiré dans un petit cottage du Sussex, eut une vague créatrice consacrée à la musique de chambre, genre qu’il n’avait plus fréquenté depuis les années 1890. En étaient nées trois œuvres majeures : la Sonate pour violon op.82, le Quatuor op.83 et le Quintette avec piano op.84, fini en 1919, peut-être le plus ample des trois. Trop peu connu, celui-ci est nourri des mystères des légendes du Sussex : un début étrange, presque inquiétant, où les cordes accompagnent une mélodie dépouillée, qui rappelle le plain-chant Salve Regina, en octaves parallèles au piano, mène à des thèmes plus énergiques et passionnés. L’adagio central est une des plus belles pages du compositeur. Pour ce quintette, Marie-Elisabeth Hecker est rejointe par Caroline Widmann et David McCarroll au violon, Pauline Sachse à l’alto et Martin Helmchen au piano. L’ensemble fait preuve d’une magnifique cohésion sonore, remarquable au niveau des cordes pour un groupe qui se réunit pour la première fois en enregistrement.

Aline Masset, reporter de l’IMEP

Mots-clés : Elgar, Hecker, Antwerp Symphony Orchestra, De Waart, Widmann, McCarroll, Sachse, Helmchen, Alpha

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