Arthur Nikisch, 100 ans

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Né à Lébény-Szentmiklós le   le chef, violoniste et pédagogue hongrois Arthur Nikisch est décédé à Leipzig le .

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Il fait ses études musicales au conservatoire de Vienne où il apprend le violon, le piano et la composition avec Felix Otto Dessoff, Johann von Herbeck et Josef Hellmesberger II.

Dès  1872, à Bayreuth, il participe comme violoniste à l'exécution historique (pour la pose de la première pierre du Festspielhaus) de la 9e Symphonie Beethoven sous la direction de Richard Wagner dont il sera un des héritiers spirituels pour la vision expressionniste de la direction d'orchestre.
De 1874 et 1877, il est premier violon à l'Opéra de Vienne et joue sous la direction de compositeurs illustres, alors souvent chefs d'orchestre : Johannes Brahms, Franz Liszt, Richard Wagner ou Giuseppe Verdi.
En 1877, il est nommé chef des chœurs à l'opéra de Leipzig.
Un an plus tard, il est assistant à la direction de l'orchestre, puis premier chef de 1882 à 1889. En 1884, il donne en création la 7e Symphonie de Bruckner.
De 1889 à 1893, il dirige l'Orchestre Symphonique de Boston. De retour en Europe, il prend en charge la direction musicale de l'opéra de Budapest jusqu'en 1895.
En 1895, il est appelé à conduire la destinée de deux des plus grands orchestres allemands : l'Orchestre du Gewandhaus de Leipzig et le Philharmonique de Berlin où il succède à Hans von Bülow. Il conservera ces fonctions pendant plus d'un quart de siècle, jusqu'à sa mort en 1922. Son successeur à la tête de l'Orchestre Philharmonique de Berlin sera Wilhelm Furtwängler.

Il se consacre aussi à la pédagogie: il est Directeur des études au Conservatoire de Leipzig de 1902 à 1907.

Arthur Nikisch a parcourule monde avec de nombreux orchestres en Europe d'abord, principalement en Angleterre. En 1912, il dirige la tournée de l'Orchestre Symphonique de Londres aux États-Unis, une première pour un orchestre européen, témoignage de son engagement pour une diffusion plus internationale de la musique.

Chef élégant et charismatique, sa fine analyse des œuvres, le respect de l'esprit, démentent l'image de « poseur » que certains de ses contemporains lui ont collée. Sa prodigieuse technique de la direction d'orchestre, avec une battue très simple, lui permettait d'obtenir de tous ses orchestres une sonorité pleine, chaleureuse, chantante jusqu'aux tréfonds de la partition.

Arthur Nikisch fut admiré par de nombreux chefs d'orchestre et son art eut un impact immense sur celui de Wilhelm Furtwängler. Ce dernier fut présenté à Nikisch en 1912 et eut toujours une admiration sans borne pour son aîné.

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