Né à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine) le 4 mars 1946, Christian Rose est mort le 11 juillet, des suites d’un cancer. Dès 1965, il se définit comme reporter-photographe indépendant. Sans jamais transiger sur son statut de journaliste : « Je n’avais pas envie d’avoir un patron. » Avec Horace, Philippe Gras, Jacques Bisceglia, Thierry Trombert, Le Querrec, Christian Ducasse, il fait partie, rappelle le journaliste et producteur Patrice Blanc-Francard, de « la bande des grands photographes du rock-blues-jazz-funk contemporain »…
Soixante ans de concerts au jour le jour et de portraits : la galaxie du jazz, du blues, du rock, des musiques contemporaines, toutes (Jimi Hendrix, Pierre Boulez, Janis Joplin, Stockhausen, Rickie Lee Jones, Miles Davis, Donovan, Tina Turner, Stevie Wonder), les méconnus (Eugène Mona), les nouvelles venues, toutes et tous parfaitement classés dans son portfolio consultable sur son site officiel (http://www.christian-rose-photo.com).
Il reste fidèle à son Nikon F1, au noir et blanc qu’il traitait dans son labo personnel. Christian Rose publie sa première photo dans Pariscope (Martial Solal, 1965). Son colossal cursus est un stupéfiant carnet de présence. Présence quotidienne, indifférente au style ou à la notoriété (souvent à venir). Présence soucieuse d’éviter le triple écueil fatal : l’esthétisme, la mise en scène et le fantasme (se vouloir le cinquième membre du quartette).