Deuil à la Casa Verdi

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Alors qu'il venait de fêter son 100e anniversaire, le ténor italien Angelo Loforese est décédé à la Casa Verdi.
Né à Milan le 27 mars 1920, il avait débuté comme baryton dans le rôle de Silvio (Pagliacci ) en 1948. C'est en 1952 qu'on le retrouve, ténor, en Manrico (Il Trovatore) à Casablanca. Ce sont ensuite Turiddu (Cavalleria rusticana), Don Carlo, Romeo (Giulietta e Romeo de Zandonai),...
Il n'a jamais vraiment pris sa retraite, affichant toujours des capacités vocales qui semblaient défier la nature. N'avait-il pas, en 2013 encore, célébré le 60e anniversaire de ses débuts en chantant le "Di quella pira" du Trovatore ?

Depuis 2016, il vivait à la Casa Verdi, la maison de retraite construite à Milan à l'initiative de Giuseppe Verdi à l'intention d'artistes qui ont consacré leur vie à la musique.
Le bâtiment situé sur la place Michelangelo Buonarotti, achevé en , est l'œuvre de l'architecte Camillo Boito. De style néo-gothique, il compte alors deux étages auxquels un troisième s'ajoutera dans les années 1930.
Il ne sera occupé qu'après la mort de Verdi qui en avait décidé ainsi pour que les pensionnaires ne se sentent pas redevables à son égard. Les premiers hôtes, 5 hommes et 4 femmes, s'y installent en octobre 1902. Elle en compte aujourd'hui bien davantage et accueille aussi une vingtaine de jeunes qui s'y forment auprès des "anciens".
Ils y évoluent entre des meubles ayant appartenu au compositeur, des bibelots offerts par le Khédive Ismaïl Pacha à l'occasion de la représentation d'Aida au Caire en 1871 et posés dans la même pièce que le piano Érard qui a servi à Arturo Toscanini.
Si, au départ, le fonctionnement de la Casa Verdi était assuré par les droits d'auteur que Verdi lui avait concédés en 1900, ce sont l'État italien et des bienfaiteurs qui y veillent depuis 1962.
Guiseppe Verdi repose dans l'oratoire, aux côtés de son épouse Giuseppina Strepponi.

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