Les Chorégies d'Orange en mauvaise posture

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Les Chorégies d'Orange, un des très rares festivals capables de s'autofinancer à hauteur de plus de 80% (billetterie,...) sont fragilisées depuis plusieurs années.
Leur  directeur Jean-Louis Grinda vient d'essuyer un refus définitif de la Société Générale pour un prêt à court terme de 6 mois, et les banques refusent aussi de prêter à moyen terme pour faire face à un déficit cumulé de 1,5 million d'euros après plusieurs années difficiles : en 2013, Le Vaisseau fantôme (Wagner) a été boudé par le public, Roberto Alagna (star des Chorégies) a annulé un récital,...
Mais le problème n'est pas seulement conjoncturel : sur le fond, le festival n'est pas suffisamment doté. Pour couvrir les frais fixes, c'est-à-dire mettre le théâtre en ordre de marche avant même de payer le moindre chanteur ou musicien, il faudrait 400.000 euros de plus, fait valoir M. Grinda. Cela représente 100.000 euros par tutelle (Etat, ville, département, région). L'Etat (330.000 euros) et la Région (250.000 euros) ont certes accru légèrement leur subvention, respectivement de 40.000 et 50.000 euros, mais c'est insuffisant.
Un conseil d'administration doit se tenir ce mercredi matin car, toujours selon J.L. Grinda, la prochaine saison est suspendue à une décision rapide des tutelles.
Et le directeur de rappeler que d'importantes économies ont été engagées qui vont porter leurs fruits, que le public est au rendez-vous avec une hausse de 22 à 25% des places vendues et qu'un gros renouvellement est engagé pour l'an prochain :  retour de la danse dans le cadre somptueux du théâtre antique (les Ballets Béjart) et, côté opéra, le rare Mefistofele d'Arrigo Boito créé en 1868 à la Scala de Milan ainsi que Le Barbier de Séville, ô combien populaire et jamais proposé jusqu'ici à Orange.

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