Les coulisses des cachets
Une disposition de la direction du Metropolitan Opera (New York) fait scandale dans l’actuelle production des Contes d’Hoffmann : six figurantes qui interprètent des courtisanes vénitiennes sont rémunérées à hauteur de la quantité de peau dévoilée. Elles reçoivent 448 euros pour les 5 représentations où elles sont vêtues de cache-tétons et d’un string mais la moitié seulement pour les 4 représentations où elles portent un soutien-gorge et une culotte.
Pou Peter Gelb, le directeur général, cette mesure permet à l’institution, en grande difficulté financière, d’économiser plusieurs milliers de dollars sur la saison.
C'est seulement après le début des répétitions que ces dames ont découvert le système de double cachet.
Deborah Alton-Maher, directrice générale adjointe du syndicat American Guild of Musical Artistes, explique qu’il est d'usage que les danseurs et danseuses soient mieux rémunérés en fonction de certaines demandes spécifiques, comme la nudité, mais que ça n’est pas justifié dans cette situation.
Et une source proche de l’équipe de production s'indigne car cette réduction de salaire laisse supposer que leur performance repose principalement sur leur nudité, alors qu'on leur doit sur scène des mouvements chorégraphiques complexes.