Vienne fait sa mue

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Pour la première fois dans l'histoire de l'Opéra de Vienne ultra-conservateur, l'oeuvre d'une femme sera donnée le 8 décembre : Orlando d'Olga Neuwirth, enfant terrible de la musique contemporaine qui, avec d'autres (tels ses compatriotes Thomas Bernhard, Elfriede Jelinek ou Michael Haneke), cherche à ébranler la conscience du public en semant dans les œuvres des éléments inconfortables, dérangeants, voire repoussants.

En 2004, elle avait déjà reçu une commande de l'Opéra de Vienne mais la direction du théâtre avait rejeté le livret : un texte d'Elfriede Jelinek sur des abus d'enfants par un médecin nazi. Pour cette nouvelle occasion,

Cette fois, Neuwirth se base sur le roman de Virginia Woolf (1928) qui traite de sujets interdits pour l'époque comme l'homosexualité ou même la transsexualité, à travers un protagoniste qui change de sexe au cours des siècles.

 

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