Le Journal

Le Concours Yehudi Menuhin à Genève en 2018

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Tous les deux ans, le Concours Yehudi Menuhin rassemble de jeunes talents du monde entier. La compétition attire des centaines de candidatures mais seuls 44 violonistes de moins de 22 ans sont sélectionnés pour y participer.
Du 12 au 22 avril 2018, le Concours se déroula pour la première fois en Suisse, à Genève. Organisée dans une ville différente pour chaque édition, elle se tenait à Londres en 2016 à l’occasion du centenaire de la naissance de Yehudi Menuhin, à Austin aux Etats-Unis en 2014, à Pékin en Chine 2012, et à Oslo en Norvège 2010.

Pamela Frank (Etats-Unis) présidera le jury avec Joji Hattori (Japon, Autriche) pour vice-président. A leurs côtés, Itamar Golan (Lituanie, Israël, France), Ilya Gringolts (Russie, Suisse), Henning Kraggerud (Norvège), Lu Siqing (Chine), Josef Spaček (République Tchèque), Maxim Vengerov (Monaco) et Soyoung Yoon (Corée du Sud) pour désigner les lauréats dans les deux catégories, les 11 à 15 ans et les 16 à 22 ans.
Parmi les anciens vainqueurs, citons Nikolaj Znaider, Tasmin Little, Julia Fischer, Ilya Gringolts ou encore Ray Chen.

L'ORW a vendu sa structure temporaire

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Pendant les travaux de restauration du Théâtre Royal de Liège, l'ORW s'était installé pendant trois ans sous une gigantesque tente : un chapiteau acheté aux Vénitiens de la Fenice dans la perspective de le céder, après usage, à une autre maison lyrique. Il a donc été proposé à la vente, pour un million et demi, mais n'a jamais trouvé preneur et il a fini par être démonté et replié.
Un contrat de location avait été signé avec la Monnaie pour la durée de l'actuel chantier de rénovation, mais des difficultés ont surgi lors du montage, et le litige est actuellement soumis à un tribunal.

C'est d'Avignon qu'est venu l'acquéreur : la vieille salle à l'italienne (milieu du XIXe siècle) doit subir une rénovation de fond en comble pendant deux saisons. D'où la nécessité d'une structure éphémère et cet achat : les huit cent cinquante sièges, des gradins et des dispositifs scéniques et techniques. Pas la toile car les Provençaux craignent le mistral et les normes françaises interdisent les spectacles sous chapiteau par vents de plus de 90 km/h (ce qui n'est pas exceptionnel là-bas).
C'est donc une coque en dur, qui recouvrira les équipements liégeois qui garantissent la qualité acoustique et le conforts des spectateurs.

 

Décès d'Endrik Wottrich

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Le ténor allemand Endrik Wottrich est décédé inopinément à l’âge de 54 ans, mercredi à Vienne, où il chantait des représentations de La Wally de Catalani au Volksoper.
Wottrich s’était surtout fait une spécialité du rôle d’Erik dans Le Vaisseau fantôme de Wagner. Essentiellement wagnérien, il avait fait ses débuts à Bayreuth en 1996 et enregistré le rôle de Siegmund dans le Ring dirigé par Christian Thielemann.

Le CMIM débute cette semaine

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Cette semaine débutera l’édition 2017 du Concours Musical International de Montréal.
Les organisateurs du CMIM ont vu récemment leur travail reconnu : la Ville de Montréal a décidé un soutien financier de 350 000 $ jusqu’en 2020, un montant destiné à l’accueil du congrès de la Fédération mondiale des concours internationaux de musique (en parallèle des épreuves finales) et une dotation de 100 000 $ pour la tenue des éditions futures.
C’est justice, nous dit-on, pour une manifestation ambassadrice de la ville de Montréal et du Québec : Measha Bruegergosman, Joseph Kaiser, David Fray, Yossif Ivanov, Beatrice Rana, Benjamin Beilman, Nareh Arghamanyan, Charles Richard-Hamelin, la soprano Hyesang Park ou le ténor Keon-woo Kim ont tous été révélés à Montréal, en sont conscients et sont au début d’une très belle carrière.
C’est presque par hasard que s'est dessiné le positionnement du CMIM sur l’échiquier des concours internationaux comme l’endroit où de jeunes surdoués viendraient éclore avant de confirmer leur place dans un des « Top 5 » des concours du monde : le violoniste Yossif Ivanov y était lauréat ici à 16 ans (2003), deux ans avant sa 2e place au Concours Reine Élisabeth ; Charles Richard-Hamelin, 2e de la session Piano 2014 fut 2e au Concours Chopin 2015 ; Beatrice Rana, lauréate de Piano 2011 emportait le 2e Prix du Concours Van Cliburn en 2013, et le ténor Keon-woo Kim a remporté Operalia 2015 (le concours organisé par Plácido Domingo) deux mois après le CMIM.
L’édition 2017 a suscité 304 candidatures.
La première épreuve (du 2 au 4 mai) réunira les 24 jeunes pianistes retenus dont 7 Nord-Coréens, 3 Français, 3 Italiens et un seul Canadien. Il y a 6 femmes et 18 hommes de 15 pays et d’un âge moyen de 26 ans.
Les 12 demi-finalistes donneront des récitals (6 et 7 mai) avec une oeuvre canadienne imposée : la Laurentienne no 2 d’André Mathieu.
Les six finalistes joueront (9 et 10 mai) avec l’Orchestre Symphonique de Montréal sous la direction du chef allemand Claus Peter Flor. On notera qu'aucun candidat ne jouera le 3e Concerto de Rachmaninov ou le 2e Concerto de Prokofiev en finale. Par contre, le 1er Concerto de Tchaïkovski a toujours la cote (7 des 24 élus).
Le jury présidé par André Bourbeau, cofondateur du CMIM (avec la basse Joseph Rouleau), se compose des pianistes Idil Biret, Dang Thai Son, Alain Lefèvre, Hélène Mercier, Pedja Muzijevic, David Owen Norris, Cristina Ortiz et Gabriel Tacchino et de l’imprésario R. Douglas Sheldon. Il distribuera plus de 125 000 $ en prix et bourses.

L'Orchestre du Luxembourg chez Pentatone

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Le label Pentatone a annoncé cette semaine qu'il a signé un contrat pour plusieurs albums avec l'Orchestre Philharmonique du Luxembourg et son chef Gustavo Gimeno.
Au programme, les Symphonies 1 et 4 de Bruckner puis la 1ère Symphonie de Chostakovich et de courtes pièces (à paraître en mai) et une troisième parution est annoncée avant la fin de l'année. Six autres projets seront développés au cours des prochaines années.

Place Niklaus Harnoncourt

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La petite cité de St. Georgen va donner la semaine prochaine le nom de Niklaus Harnoncourt à une place. Hommage à un résident de longue date.

Première femme

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La violoncelliste franco-belge Camille Thomas vient de signer chez Deutsche Grammophon.
Et le label confirme lui-même qu'il s'agit bien de la première femme violoncelliste à rejoindre son "catalogue".

 

Le Symphonique de Berlin en deuil d'un fidèle

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Lior Shambadal, le chef du Symphonique de Berlin, a annoncé le décès cette semaine à l'âge de 73 ans, de Jochen Thärichen qui a longtemps dirigé l'orchestre.
Fils de Werner Thärichen, principal percussionniste de la Philharmonie de Berlin sous Furtwängler et Karajan de 1948 à 1984, Jochen a été trompette de l'Orchestre symphonique pendant 20 ans, jusqu'à son arrivée à la direction en 1989.
Après sa retraite officielle (2004), il a continué à travailler bénévolement avec l'orchestre. Opéré du cancer en octobre dernier, il y est resté actif jusqu'à son décès.
Lior Shambadal et l'orchestre donneront un concert à sa mémoire à Berlin le 21 mai.

Pour l'amour de l'Art

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A 56 ans, le chef italien Marzio Conti a averti la Philharmonie d'Oviedo (Espagne) qu'il la quittera au mois de juin. Il la dirigeait depuis 2011.
Pas de problème particulier à l'origine de cette décision mais simplement l'envie de vivre "autre chose". Parmi ses projets, l'étude de l'histoire de l'art à Florence...

En France, la culture contre le FN

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En France, les milieux culturels se mobilisent contre le FN mais ne prennent pas position pour le candidat d'En Marche!
Après la tribune publiée dans Libération contre Marine Le Pen signée par une centaine d'artistes, une quarantaine d'associations et de syndicats appellent à un rassemblement contre le FN, le mardi 2 mai, à la Cité de la Musique à Paris et à participer au scrutin du 7 mai et à voter pour faire barrage au FN, ses idées antidémocratiques de rejet de l'autre.
Le communiqué évite soigneusement de citer Emmanuel Macron dont les propositions sont brocardées: Le mécénat, le partenariat privé, les Pass Culture ou la seule performance économique ne constitueront jamais les fondements d'une véritable politique publique.
Derrière cette soirée manifeste se trouvent les syndicats (CFDT Culture, CFTC, CGT Culture, etc.) mais aussi des Fédérations comme l'Association française des orchestres, La Réunion des opéras de France ou le Syndeac (entreprises du spectacle vivant) qui représente les théâtres publics, centres chorégraphiques nationaux, compagnies théâtrales, salles de musiques, festivals...
Échaudées par des précédents des années 90, où des maires FN avaient épuré des bibliothèques ou coupé des subventions accordées au spectacle vivant, les associations comptent mobilier leurs troupes contre le repli sur soi dans une société fragmentée.
De leur côté, les artistes signataires insistent sur la mise en danger par Marine le Pen de la liberté de penser et de créer, la liberté d'inventer et d'affirmer, la liberté d'interpréter et de critiquer le monde comme il va ou ne va pas.