Le Journal

Pour Dudamel, ça suffit !

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Après la mort d'un jeune musicien d'El Sistema dans les événements liés au régime Maduro au Venezuela, Gustavo Dudamel a définitivement condamné le gouvernement de son pays natal.
Sur Facebook, il a affiché un message fort.
Toute ma vie a été consacrée à la musique et à l'art comme moyen de transformer les sociétés. J'élève la voix contre la violence. J'élève la voix contre toute forme de répression. Rien ne justifie le bain de sang. Nous devons cesser d'ignorer le juste cri des gens étouffés par une crise intolérable. La confrontation extrême et la polarisation sont autant d'obstacles à la compréhension et à la coexistence pacifique et démocratique. Historiquement, les Vénézuéliens sont des combattants, mais jamais violents.
Pour que la démocratie soit saine, il doit y avoir respect et compréhension. La démocratie ne peut se construire sur les besoins d'un gouvernement particulier car elle cesse alors d'être une démocratie. L'exercice démocratique consiste à écouter la voix de la majorité qui exprime la vérité sociale. Aucune idéologie ne peut ignorer le bien commun. La politique doit s'exercer en conscience et dans le plus grand respect de la Constitution, s'adaptant à une société jeune qui, comme au Vénézuéla, a le droit de se réinventer à travers des contrôles et des équilibres démocratiques sains.
Les Vénézuéliens sont désespérés quant à leur droit inaliénable au bien-être et à la satisfaction de leurs besoins fondamentaux. Les seules armes qu'ils réclament sont les outils nécessaires pour forger leur avenir: livres, pinceaux, instruments de musique qui incarnent les valeurs les plus élevées de l'esprit humain, à savoir le bien, la vérité et la beauté.
Je demande d'urgence au Président de la République et au Gouvernement National d'écouter la voix du peuple vénézuélien. Ces temps ne peuvent pas être marqués du sang de notre peuple. Nous devons à nos jeunes un monde d'espoir, un pays où nous pouvons vivre librement la dissidence dans le respect, dans la tolérance, dans le dialogue et où les rêves ont leur place pour construire le Venezuela que nous aspirons tous.
Il est temps d'écouter les gens: ça suffit.
Gustavo Dudamel 

Le Festival d’Ile-de-France met la clé sous le paillasson

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En décembre dernier, nous vous signalions que la baisse de 68% de la subvention allouée par la région Ile-de-France risquait bien de signer la disparition du Festival après 40 années d’existence. C'est désormais une réalité.
Sur son site internet, il adresse ses remerciements les plus chaleureux au public fidèle et curieux (…) aux musiciens et chanteurs franciliens qui se sont associés avec enthousiasme à quantité de créations, aux élèves et aux professeurs de nombreux lycées et collèges avec qui nous avons pu collaborer, aux partenaires, aux lieux et aux collectivités locales qui nous ont soutenus et accueillis, aux salariés et collaborateurs qui se sont investis sans relâche et ont permis à cette histoire de s’écrire et, et bien sûr, aux artistes et aux musiciens, venus de tous les horizons, qui ont donné tant de joie, de rêve et de frissons.

Depuis 1976, le Festival proposait chaque année une trentaine de concerts mêlant tous les genres et une centaine d’actions culturelles aux mois de septembre et d’octobre.
Après l’annonce de la baisse drastique de sa subvention allouée par la région (dirigée par Valérie Pécresse), qui finançait l’événement à hauteur de 80% de son budget total, le conseil d’administration du Festival avait finalement voté une motion de liquidation.
Une campagne de soutien accompagnée d’une pétition avait été lancée pour soutenir la manifestation culturelle, en vain.

Steinway à Paris

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Steinway fait partie des facteurs de pianos haut de gamme qui ont traversé les siècles.
Ce 4 mai, une première boutique française sera inaugurée à Paris, Boulevard Saint-Germain.
L'objectif annoncé est d’augmenter les ventes de pianos Steinway de « 60 % dans l’Hexagone les cinq prochaines années », selon Clément Caseau, directeur général France. Jusqu’ici les pianos Steiway étaient commercialisés par des revendeurs.

Mikko Franck prolonge

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Le chef finlandais conservera la direction artistique de l'Orchestre Philharmonique de Radio France jusqu’en 2022.

L'Opéra Royal de Wallonie s'envole pour une première collaboration

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En ce mois de mai, l’Orchestre et les Chœurs de l’Opéra Royal de Wallonie-Liège font à nouveau leurs valises pour une deuxième tournée à l’étranger !
Ils ont rendez-vous au Royal Opera House Muscat (Sultanat d’Oman) pour y présenter Les Pêcheurs de perles (les 11 et 13 mai).

Dirigée par Paolo Arrivabeni et mise en scène par Yoshi Oïda, cette production (donnée à Liège en 2015) sera interprétée par un cast 100% francophone : Annick Massis (Leïla), Marc Laho (Nadir), Lionel Lhote (Zurga) et Roger Joakim (Nourabad).

C’est la première collaboration de l’Opéra Royal de Wallonie-Liège avec le Royal Opera House Muscat.

Inauguré le 12 octobre 2011 avec une production de Turandot dirigée par Franco Zeffirelli, le Royal Opera House Muscat est la principale institution culturelle et musicale du Sultanat d’Oman. Situé au cœur de Mascate, la capitale du pays, il a une capacité d’accueil de 1100 personnes.

Des soucis au Théâtre Colon

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Année compliquée pour le Teatro Colón (Buenos Aires).
Au mois de mars dernier, Angela Gheorhiu avait claqué la porte de la production d’Adriana Lecouvreur, évoquant un manque de professionnalisme et de courtoisie.
Cette fois, c’est le ténor argentin Marcelo Álvarez qui vient de suspendre sa collaboration avec l’institution où il devait interpréter le rôle-titre, à la fin de cette année, dans une nouvelle production d’Andrea Chénier (mise en scène de Lucrecia Martel).
Pour des questions d’agenda, il était convenu qu'il arriverait dix jours avant la Première mais, entre-temps, la direction a changé et le nouveau directeur artistique, Enrique Diemecke, a souhaité avancer la venue du chanteur. Celui-ci a vainement tenté, à plusieurs reprises, d'expliquer que c'était impossible.
Le théâtre cherche donc un remplaçant.

Mendelssohn à l'IMEP sous la baguette de Ronald Zollman

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Des solistes de l’EVD, le Choeur et l’Orchestre Symphonique de l’IMEP proposent ces samedi et dimanche (6 et 7 mai) un concert symphonique dirigé par Ronald Zollman avec, à la direction de Choeur, Benoît Giaux.
Au programme, Mendelssohn avec Le Songe d’une nuit d’été (Ouverture op. 21 et des extraits de la musique de scène op. 61) et la Symphonie n° 3 en la mineur « Écossaise », op. 56.

PETITE INTRODUCTION
Après de fulgurants débuts d’enfant-prodige (c’est à 17 ans qu’il écrit l’Ouverture du Songe d’une nuit d’été, et il a déjà composé douze symphonies de jeunesse pour cordes), Félix Mendelssohn-Bartholdy souffre rapidement de jugements péjoratifs au sein même du monde musical. Si la majorité des critiques lui reconnaissent un sens novateur de l’orchestration, on lui reproche une position ambiguë entre musicien classique et romantique, et davantage encore une expression religieuse omniprésente. En effet, dans son œuvre, l’équilibre et la mesure, garants du classicisme, restent des valeurs sûres mais quelque peu dépassées. Issu d’une famille juive convertie au luthérianisme, il est éduqué dans la vénération de Bach que l’on redécouvre. Accusé de composer une musique quasi anachronique, il imprime sa religiosité jusque dans le genre profane de la symphonie (Symphonie Réformation, et symphonie-cantate Lobgesang). Il est aussi le père de deux oratorios (Paulus et Elias), pourtant davantage propres à l’époque baroque. C’est lui qui, avec l’aide précieuse de sa sœur Fanny, crée la Passion selon Saint Matthieu de Bach en 1929 à Berlin. Son œuvre est imposante, malgré sa courte vie (il mourra à l’âge de 38 ans, en 1847).
A 17 ans donc, Félix qui vient de lire la traduction allemande de A Midsummer Night’s Dream de Shakespeare (1594-1595), compose une ouverture éponyme (Ouverture du Songe d’une nuit d’été, opus 21). Mais c’est seulement 17 ans plus tard, à la demande du roi de Prusse Frédéric-Guillaume IV, qu’il en fera toute une musique de scène pour accompagner la pièce de l’auteur anglais (Songe d’une nuit d’été, opus 61, constitué d’une ouverture (l’opus 21) et de treize numéros). A sa création au nouveau palais du roi à Postdam, le succès fut grandiose et immédiat. La pièce de Shakespeare est une comédie dont l’action se déroule en Grèce et réunit pour mieux les désunir deux couples de jeunes amants. Si la Marche nuptiale est connue de tous, elle n’est probablement pas le numéro le plus emblématique de l’ambiance féérique et nocturne du texte qu’elle évoque. L’orchestre retranscrit musicalement les mystères de la nuit et les bruissements de la forêt. Mendelssohn déploie son talent d’orchestrateur et la subtilité de son écriture pour servir la poésie et la fantaisie shakespearienne.

La Symphonie Ecossaise est considérée comme la plus aboutie des quatre grandes symphonies (Réformation, Ecossaise, Italienne, Lobgesang) de Mendelssohn. Celui-ci en trouve l’inspiration originelle lors de son premier séjour outre-Manche (1929), quand il visita les ruines du Château de Holyrood où vécut la Reine Marie Stuart. Les critiques musicaux et musicologues ne s’accordent pas tout à fait sur la visée descriptive de l’œuvre. Ainsi, F.R. Tranchefort, dans le Guide de la Musique Symphonique en dit-il ceci : « La partition est toute imprégnée des Highlands, de leur histoire (revue et corrigée par Walter Scott), de leurs légendes (poétisées par Macpherson), de leurs sites grandioses et des sonorités des cornemuses. L’intention de peindre en musique affleure à chaque page : « Un paysagiste de premier ordre », déclara Wagner ». Gilles Benin, quant à lui, écrit : « Les deux symphonies apparemment évocatrices du voyage (l’Italienne et l’Ecossaise) n’ont en fait aucune visée descriptive et ne se rattachent absolument pas à la musique à programme pratiquée par Berlioz ou par Liszt. Cependant, Mendelssohn utilise plusieurs thèmes écossais. »

Ce qui est certain, en revanche, c’est que Félix Mendelssohn initie, bien avant Franck et ses disciples, l’idéal cyclique du thème générateur : la Troisième Symphonie est le fer de lance de d’un idéal d’unité parfaite, où l’ensemble des parties seraient dans une relation étroite avec l’origine, « le thème générateur », et donc avec le Tout… Les thèmes principaux se retrouveront donc dans toute l’œuvre. Cet idéal est poursuivi par les compositeurs romantiques, et par Mendelssohn en particulier (Beethoven, Schubert, Liszt, Franck, Berlioz…). Bien que composée de quatre mouvements principaux (et entourés eux-mêmes d’une introduction lente et d’une conclusion emphatique), la symphonie se joue sans arrêt entre les mouvements. Preuve encore, s’il en fallait, de la vise unificatrice. D’une durée approximative d’une quarantaine de minutes, elle requiert une nomenclature conventionnelle, càd les bois par deux, quatre cors, deux trompettes, cordes et timbales.

« Il est exemplaire de voir comment cet homme si honteusement sous une bonne étoile, lui qui allait de triomphes en triomphes et transformait en or tout ce qu’il touchait, vit tout son monde se fracasser si vite. Il n’était pas préparé à endurer des épreuves. Sa vie trépidante de compositeur, ce chef d’orchestre et de musicien en tant que pianiste virtuose, d’idole de l’Allemagne et de l’Angleterre, avait une vie de star. Cela, parfois, ne favorise pas la profondeur. Et parfois Mendelssohn en manque cruellement, tout reste classique et beau, mais superficiel aussi. Que ressent-t-on quand la mort survient au milieu du conte de fées ? Beau, charmant, extraordinaire musicien, il est le Prince Charmant de la musique, mais les mauvaises fées existent et tout s’écroulera. Lui qui n’avait que des amis, lui qui était lumière rayonnante va s’éteindre d’un seul coup. Surmené, usé. » Gil Pressnitzer

Tarifs et réservations
Adultes : 15€ – Jeunes (jusque 25 ans) : Gratuit – Seniors (60+) : 10€.
Par Email : reservations@imep.be
Par téléphone : du lundi au vendredi de 8H30 à 12H30 et de 13H00 à 16H30 au 081/736.437.
Inscription confirmée par le paiement sur le compte BE62 3500 1539 7861 (indiquer en communication le nom et la date du projet). Payement à effectuer minimum 4 jours ouvrables avant la date du projet. Pour tous les projets (avec ou sans réservation), le placement est libre.

Bon anniversaire, Monsieur Herreweghe !

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Philippe Herreweghe fêtera ce soir son 70e anniversaire à Bozar, entouré de nombreux collègues et amis au nombre desquels Patricia Kopatchinskaya, Christoph Prégardien, Marie-Elisabeth Hecker, Steven Isserlis, Martin Helmchen et, bien sûr, le Collegium Vocale Gent.

Marie Linden à Strasbourg

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Actuellement responsable du service production et apprentissage de la scène du Conservatoire National Supérieur de Paris, Marie Linden prendra ses fonctions de Directrice Générale de l'Orchestre Philharmonique de Strasbourg à partir du 1er septembre prochain.
Elle a été nommée sur proposition unanime du jury, (Alain Fontanel, premier adjoint en charge de la culture et du patrimoine, et d’Anne Mistler, directrice régionale des affaires culturelles) avec l’agrément d’Audrey Azoulay, Ministre de la Culture et de la Communication.
Marie Linden, « souhaite mettre en place un projet axé sur la diversification des publics, qui porte une attention particulière aux jeunes artistes et à leur insertion professionnelle », en relation étroite avec Marko Letonja, directeur musical de l’Orchestre. Les ressources numériques devraient également être développées et les collaborations avec les partenaires de l’Orchestre, comme l’Opéra National du Rhin renforcées.

 

Le 62e Prix Kathleen Ferrier

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Les lauréats du 62e Concours Kathleeen Ferrier sont connus.
Le Premier Prix revient au baryton néo-zeelandais Julien Van Mellarts.
Le 2e Prix va au ténor James Way (Grande-Bretagne), le Prix du Lied au contre-ténor Patrick Terry (USA, Wisconsin) et c'est au pianiste Gamal Khamis (Grande-Bretagne) que revient le Prix d'Accompagnement.