Le Journal

Décès d'un Grand d'Espagne

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Deux semaines après le décès d'Henry-Louis de La Grange, Gustav Mahler vient de perdre un autre de ses grands biographes, l'Espagnol José Luis Pérez de Arteaga.
Mais on ne peut résumer José Luis Perez de Arteaga à une biographie : présentateur sur Radio Clásica pendant 30 ans, sa voix a porté plus de dix mille concerts. Il était un Grand de la vie musicale en Espagne.
Son ami Luis Sunen lui rend un hommage vibrant dans la revue Scherzo dont il a dirigé la rédaction jusqu'il y a quelques mois.
José Luis Pérez de Artega était un ami et je lui dois une grande partie de mon engagement professionnel et de son évolution. José Luis occupait une place si importante dans la communauté de ceux que la musique rassemble qu'il est illusoire de vouloir combler cette absence si dure, si injuste, si inattendue.
Anti-dogmatique par nature, toujours ouvert aux nouveaux noms, aux nouvelles idées dans l'interprétation musicale, refusant de se laisser enchaîner au passé, il avait décidé d'être un musicien et il est toujours resté fidèle à lui-même, continuant d'enseigner, d'exprimer ses  idées sur la musique sans aucune arrogance mais avec l'assurance de celui qui sait de quoi il parle. Du fond, rien que du fond, c'est ce qui a toujours caractérisé son action, sa détermination.

Verdi et Rossini en sécurité

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Editeur de l'ensemble de l'oeuvre de Verdi pour l'Université de Chicago Press et Ricordi, et de celle de Rossini pour Bärenreiter, Philip Gossett a fait don de sa bibliothèque personnelle à la Juilliard.
A 75 ans, Philip Gosset voulait que son matériel de recherche reste à disposition du Metropolitan Opera pour que les interprètes puissent consulter les partitions "à la source".

John Adams : pas d'opéra sur Trump

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Le compositeur américain à qui l'on doit Nixon in China n'est pas prêt à remettre le couvert.
Dans une interview toute récente, il s'en explique : l'idée d'un opéra sur Trump ne m'intéresse pas du tout. D'abord parce que ce qu'il fait, c'est déjà du théâtre; une forme terrible de théâtre mais il n'y a aucun intérêt à faire du théâtre sur du théâtre. Et puis à quoi bon passer du temps, donner le meilleur de soi-même à un sociopathe ? Ce n'est pas un personnage intéressant, il n'a aucune capacité d'empathie sauf à l'égard de sa famille qui est une extension de son propre ego. Les autres ne sont là que pour être manipulés et contrôlés.
Nixon était vulnérable, ses faiblesses se mêlaient à son idéalisme. Il y avait en Nixon une certaine noblesse malgré toutes ses paranoïas et ses fautes.
Avec Trump, il n'y a rien. Que cet ego brut, très dangereux, et une vanité écrasante.

Cadeau empoisonné

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Le compositeur russe Nikita Suhih, musicien au Bolshoi, a participé à un concours organisé par le label australien Ablaze dont le Prix au gagnant était un enregistrement de l'oeuvre.
Nikita Suhih s'est classé en tête des 27 compositeurs internationaux qui se sont présentés.
Mais on lui a aussitôt appris qu'il devrait payer 19 000 $ : le coût de l'enregistrement.

Matthias Bamert au Daejeon Philharmonic Orchestra

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Le Daejeon Philharmonic Orchestra (Corée du Sud) a engagé le chef suisse Matthias Bamert pour deux ans comme chef invité. Il va donc travailler avec James Judd qui en est le directeur artistique et chef principal.
Matthias Bamert (75 ans) a été directeur musical de l'Orchestre Radio Suisse de 1977 à 1983 puis, de 1992 à 1998, directeur du Festival de Lucerne. Il y a fondé le Festival de Pâques et le Festival de Piano. Directeur musical des London Mozart Players, il a aussi lancé une série d'enregistrements d'œuvres des contemporains de Mozart qui comprend déjà plus de 50 symphonies.

Coach pour l'occasion

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Selon le journal L’Opinion, le candidat français à l'élection présidentielle Emmanuel Macron a fait appel au baryton-basse Jean-Philippe Lafont pour travailler sa voix en vue des meetings. Nos confrère saffirment que le chanteur donne régulièrement des cours au candidat.

This is not a pipe... a gagné son pari

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L'événement This is not a Pipe... Organ Festival a attiré quelque 2.500 visiteurs lors de sa première édition qui vient de se dérouler (du 3 au 6 février) à Bruxelles. L'ambition de la toute jeune organisation était de faire (re)découvrir aux Bruxellois la richesse du patrimoine de la capitale qui compte 165 orgues sur son territoire.
En quatre jours, 17 événements ont attiré les mélomanes-visiteurs en dix lieux différents, de la Cathédrale des Saints Michel et Gudule à la Chapelle Royale en passant par la Cinematek ou la Salle Gothique à l'Hôtel de Ville.
Pari réussi donc, et rendez-vous en février 2018 pour la deuxième édition !

Pierre Nentwig nommé à Marseille

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Ancien étudiant de la classe de violoncelle de l'Imep, Pierre Nentwig vient d'être nommé professeur au sein du Conservatoire National à Rayonnement Régional "Pierre Barbizet" (qui en fut le directeur) de Marseille en tant que Professeur d’Enseignement Artistique de Violoncelle à plein temps.
Interrogé sur son parcours, Pierre Nentwig ne fait aucun mystère : Ma situation actuelle n’est pas étrangère à mon passage à l'Imepcar s’il fut bref d’un point de vue scolaire, il n’en fut pas moins constructif dans mon évolution. Mon passage dans la classe d’Eric Chardon m’a apporté maturité, expériences et naturel […] La liberté dont j’ai pu y bénéficier, autant dans le domaine du répertoire (et des façons de le concevoir) que de l’enseignement (où j’ai pu expérimenter certaines idées de travaux, d’exercices, d’approches globales ou détaillées), a été très profitable.

Otto Tausk à Vancouver

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L’Orchestre Symphonique de Vancouver vient d’annoncer le nom du successeur de Bramwelle Tovey au poste de directeur musical à partir de juillet 2018 : il s’agit du Néerlandais Otto Tausk, par ailleurs chef de l'Orchestre et de l'Opéra de Saint-Gall (Suisse) depuis 2012.
A la même date, Bramwell Tovey deviendra directeur musical émérite.

Beau succès pour la Folle Journée

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Depuis 1995, la Folle Journée de Nantes affiche un succès qui se ne dédit pas : du 1er au 5 février, la 23e édition s'est déroulée autour d’une thématique sur la danse intitulée Le rythme des peuples et plus de 140 000 billets ont été vendus sur les 148 500 mis à la vente pour 292 concerts payants, soit un taux de fréquentation de 94 %.