En Grande-Bretagne, le gouvernement a décidé de soutenir la musique à l'école au cours des quatre prochaines années à hauteur de 300 millions de livres sterling -contre 271 pour les quatre dernières années.
L'organisation est conçue pour toucher un large éventail de population par l'apprentissage d'un instruments, des chœurs et d'autres activités musicales, fournissant aussi de l'emploi à des professeurs de musique dans les régions défavorisées du pays.
A la fin de cette journée marathonienne de demi-finale au Conservatoire de Bruxelles, le jury a retenu pour l'épreuve finale :
- Monsieur Kamil Ben Hsaïn Lachiri (chant, IMEP)
- Mademoiselle Kelly Poukens (chant, LUCA)
- Monsieur Maarten Vandenbemden (guitare, KCB)
La finale Honda Competition for Classical Music se tiendra le 19 février 2017 au Conservatoire royal de Bruxelles.
Chaque demi-finaliste proposera un programme au choix de 45’ de musique (maximum). Les œuvres présentées en finale peuvent être les mêmes que celles présentées en demi-finale. Le jury sera constitué des mêmes représentants de chaque établissement, membres du corps enseignant de celui-ci ou émérite, à l’exclusion des enseignants qui enseignent la discipline pratiquée par les candidats sélectionnés par l’école. Il sera toujours présidé par André De Groote et complété par deux personnalités du monde musical choisies par les directeurs du CRB et du KCB. Le mécène Honda Benelux offrira un montant de 16 000 euros en primes aux trois lauréats.
Le Concours musical international de Montréal (CMIM) vient d'annoncer une importante modification qui concerne les sessions de chant (la prochaine aura lieu en 2018).
Elles comporteront désormais deux orientations : une "branche" Aria sera réservée au répertoire voix et orchestre (airs d’opéra et de concerts, les cantates et les oratorios…) et une branche Mélodie pour lamélodie française, le lied allemand et les œuvres écrites originellement pour voix et piano).
Les candidats pourront s'inscrire dans l'une ou l'autre ou encore les deux. Le concours sélectionnera 40 chanteurs pour concourir : 24 pour Aria et 16 pour Mélodie.
Dans la nuit de samedi à dimanche, Marion Ralincourt, flûte solo des Siècles, a été victime d’un cambriolage à son domicile de Fontainebleau. Dix instruments qui lui appartenaient - à elle, ainsi qu’à l’ensemble - ont été volés, des flûtes rares et historiques, collectionnées depuis plusieurs années.
Toutes les personnes qui auraient d’éventuelles informations, ou qui verraient passer ces instruments peuvent contacter l’Ensemble Les Siècles pour l’aider à les retrouver
(+33620643291 - lessiecles@gmail.com).
Voici la liste des flûtes disparues: Flute Sankyo Argent N.10668 ; Flute Alto Jupiter N.J0129 ; Flute Bonneville N.2430 ; Flute Lot N.7782 ; Flute Thibouville N.74 ; Flute Lot N.3279 ; Flute Kohlert N.281994 ; Flute Powell N.237 ; Piccolo Haynes N.1208 ; Flute en Sol Gebrüder Mönnig N.13687
Regards croisés sur lutherie, informatique et musique, pourquoi ? L'IMEP (Namur) propose en ce mois de novembre de découvrir et d'explorer les mondes à la fois différents et pourtant si complémentaires de la pédagogie, de la lutherie et de l'informatique musicale ainsi que leurs mises en œuvre communes. La transmission d'un savoir, la création d'instruments, l'informatique au service de l'apprentissage intelligent du solfège, de l'optimalisation corporelle et de la composition ont pour objectif de permettre aux compositeurs et aux interprètes de donner leurs pleines mesures dans le partage et le développement de l'Art musical.
La Journée lutherie, informatique et musique se tiendra ce samedi 19 novembre à la Vieille Cense de Marche-en-Famenne (rue de la Station 4)
- de 13:00 à 14:30 et de 15:00 à 16:30, l'Atelier lutherie sera présenté par Gauthier Louppe (www.ecoledelutherie.eu). Réservation Obligatoire par téléphone (+32.84.44. 59.50 ou par mail (ecoledelutherie@marche.be) ;
- de 13:00 à 14:30, Atelier Informatique musicale présenté par Nicolas Debois ; - de 15:00 à 16:30, Atelier Formation corporelle présenté par Joseph Quoidbach ;
15H00 à 16H30
- de 15:00 à 16:30, Atelier Solfégiciel présenté par Jean-Julien Filatriau.
Mélomanes, musiciens amateurs, élèves en académie ou professionnels de la musique pourront découvrir et apprendre à manipuler ces nouveaux outils qui constituent aujourd'hui des composantes clés de la pratique musicale, devenus indissociables de l'interprétation et de la composition. Ils seront d'ailleurs mis en valeur à l'occasion de deux concerts proposés pour la circonstance par la soprano Jodie Devos et la Camerata IMEP à Marche-en-Famenne et à Namur.
La 31e édition de l’"Automne Musical de Spa" se clôture ce samedi 19 novembre avec le concert de l'ensemble français La Rêveuse et du répertoire vocal du compositeur anglais Henry Purcell. L’ensemble de réputation internationale, composé de Florence Bolton (viole de gambe), Brice Sailly (orgue et clavecin) et de Benjamin Perrot (théorbe) sera présent pour la première fois dans le cadre du festival. Avec les deux ténors Jeffrey Thompson et Romain Bockler et la basse Geoffroy Buffière, ils proposeront des chants pour trois voix d’hommes, un répertoire rare dans la musique vocale et ces Devotional Songs à trois voix sont effectivement peu connues. Considérées comme des méditations sur la fragilité de la vie humaine, elles comptent parmi les œuvres les plus belles et les plus touchantes du compositeur anglais. Les organisateurs rappellent avec plaisir que leur enregistrement Devotional songs & anthems a été récompensé par la presse musicale spécialisée. Infos : www.automnemusical.com
Ce jeudi 17 novembre 20h00, dans l'acoustique naturelle de l’Eglise protestante de Bruxelles, Ars Musica propose un concert réunissant les Quatuors Amôn, Donnacorda, MP4 et Zerkalo,quatre quatuors à cordes belges, professionnels, de la nouvelle génération, pour un programme exceptionnel :
- deux oeuvres écrites pour 4 quatuors à cordes : Perspectives création pour quatre quatuors à cordes d'Annelies Van Parys (1975) en création mondiale (commande d'Ars Musica) et Towards Silence pour quatre quatuors à cordes et 1 grand bol tibétain de John Tavener. L'oeuvre explore l’expérience ésotérique du parcours initiatique de « l’après », méditation sur quatre états de l’Atma dans la conscience universelle. - et quatre quatuors de Toshio Hosokawa, l’un des plus grands compositeurs du siècle: Landscape I, Silent Flowers, Blossoming et Kalligraphie.
Le Son du Silence, pour Toshio Hosokawa, est inspiré par l’énergie du geste et de ce qui l’entoure dans la calligraphie ainsi que par la puissance de vie du végétal et de son environnement dans l’expression temporelle de force et de fragilité.
Les 24 et 25 novembre prochains auront lieu au Conservatoire de Bruxelles deux concerts d'hommage au grand pianiste et pédagogue Eduardo del Pueyo, proposant au public les cinq concertos pour piano et orchestre de Beethoven interprétés par cinq anciens élèves du Maître : Michel Scohy, Pascal Sigrist, Burkard Spinnler, Mitchiko Tsuda et Jean-Claude Vanden Eynden. Ils seront accompagnés par l'Orchestre National de Belgique sous la baguette du chef britannique Christopher Warren-Green.
Né à Saragosse en 1905 et décédé à Rhode-St-Genèse il y a aujourd'hui 30 ans, Eduardo del Pueyo a profondément marqué les jeunes pianistes qui l'ont approché. Pour mieux comprendre le sens de ces deux soirées et en communiquer l'essence à ceux qui ne l'ont pas connu; nous avons donné la parole à David Baltuch"Tous les dix ans, depuis la mort d'Eduardo del Pueyo en 1986, des hommages sont organisés par ses élèves en Espagne (son pays natal) et en Belgique (son pays d'accueil). Ce fait est suffisamment singulier pour être mentionné et provoquer notre questionnement. Par delà l'affection naturelle et spontanée d'un élève pour son professeur, quelle est la nature des relations qui continuent d'unir del Pueyo à ses élèves ? Il n'y pas de réponse facile à cette question mais il est intéressant de retracer les grands traits de l'enseignement du Maître pour mieux comprendre la gratitude de ses élèves envers la personne qui le leur a prodigué.
Les témoignages sur del Pueyo mentionnent de façon récurrente quatre mots : rigueur, générosité, authenticité et intégrité. Rigueur dans son enseignement et sa pratique pianistique, générosité dans sa relation aux élèves, authenticité dans ses rapports au compositeur et à la partition, et intégrité de l'homme et de l'artiste sur un plan éthique et humain.
Issu d'une longue dynastie musicale et pianistique remontant à J.S. Bach (C-P E. Bach, Beethoven, Czerny, Liszt, Marie Jaëll et Jeanne Bosch formant les maillons de cette chaîne) l'intégrité artistique d'Eduardo del Pueyo semble ancrée dans l'appartenance à une tradition non seulement musicale mais aussi spirituelle et humaniste. Si une certaine prédestination semble avoir joué un rôle dans la direction artistique prise par del Pueyo, il serait important de souligner le rôle du libre arbitre dans cette démarche. Ces deux pôles, décrits avec éloquence tant dans les Entretiens sur le piano écrits par le Maître quelques mois avant sa mort que dans le documentaire « Eduardo del Pueyo ou la volonté d'être pianiste » (RTBF, 1978) doivent s'harmoniser, se conjuguer pour former une destinée. Le refus de tout dogme préétabli, la recherche constante d'une vérité musicale, pianistique et pédagogique, l'ouverture aux avancées scientifiques pour conforter l'intuition artistique, sont autant de facettes de ce libre arbitre (qu'il n'a jamais cessé de recommander à ses élèves, les engageant à se détacher dès que possible d'une attitude d'élève pour se positionner en véritables artistes).
La rigueur du Maître s'appliquait tant au travail au clavier (et hors clavier) qu'au rapport à la partition, qu'il exigeait qu'on approchât avec curiosité, intelligence et une attention soutenue au moindre indice pouvant guider l'interprète vers l'intention du compositeur. Le travail au clavier, et surtout hors clavier, constitue peut-être l'aspect le plus visible et le plus original de la pédagogie del Pueyo mais qui, seul, n'aurait pas porté les fruits que l'on sait. C'est que sa vision de la main dépassait de loin la simple physiologie, et celle de la musique le simple phénomène sonore, l'une et l'autre s'alimentant mutuellement. De fait, la musique constituait pour Eduardo del Pueyo une forme de spiritualité et le moyen de la communiquer (de communier pourrais-je dire), et la main représentait non seulement un outil de travail mais également, peut-être même surtout, le reflet d'une organisation mentale, éminemment humaine, et le moyen d'agir sur ce mental. C'est ainsi, je crois, que doivent être compris ses exercices hors clavier destinés à unifier notre main et l'image que nous nous en faisons, et à ouvrir des champs de sensations nouvelles permettant à la main de s'unir au clavier dans un geste toujours plus juste. Le travail en quasi apesanteur de la chaise basse forme la suite logique de cette pédagogie et fournit les conditions de cette union.
La générosité du Maître, enfin, formait le volet humain si nécessaire par lequel il encourageait ses élèves à croire dans leurs propres progrès, malgré l'aridité du travail. À croire en eux, en somme."
Le trompettiste américain Nico Segal, communément appelé Donnie Trumpet, a fait savoir qu'il ne veut plus désormais de ce surnom "trop proche du nom de nouveau Président élu".
"Je ne veux pas être lié au ton haineux de Trump ou à son message blessant. Les positions de Trump ne sont pas les miennes. A partir de maintenant, appelez-moi Nico. Je suis fier de faire partie d'une famille multiculturelle de la grande ville de Chicago. Je suis fier et reconnaissant de la diversité de mes amis et de ma famille qui m'ont enseigné, ont cru en moi et m'ont encouragé" a-t-il précisé.
Nous apprenons le décès de Sir Ralph Kohn.
Docteur en pharmacologie et à la tête d'une entreprise pharmaceutique, c'est lui qui, parmi d'autres causes, financé la série des Catates de Bach de John Eliot Gardiner.Né le 9 décembre 1927, il a créé en 1991 la Fondation Kohn qui soutient la recherche et l'innovation en sciences et en médecine ainsi que dans les domaines des arts et de l'éducation et qui attribue des prix à de jeunes scientifiques et musiciens.
Lui-même baryton, il n'a jamais fait mystère de son intérêt pour la musique et les musiciens : "Nous devons leur donner les moyens qui leur permettent de mener une existence raisonnable où ils peuvent se consacrer avec cœur, âme et corps à leur travail" avait-il affirmé, reprenant pour conclure les mots de Clifford Curzon : "N'est-il pas agréable de donner quelque chose aux jeunes artistes pour qu'ils puissent approcher des étoiles?"
Baryton enthousiaste, il a lui-même publié des enregistrements de Lieder de Schubert et Schumann, accompagné par Graham Johnson.
Il était membre honoraire de la Royal Academy of Music et président du Wigmore Hall International Song Competition.