Le Journal

A l'IMEP, MUSIQUE et ART d’APPRENDRE

par

La musique peut-elle contribuer à développer nos facultés d’apprentissage? De plus en plus d’études tendent à le démontrer. Quel impact cela peut-il avoir sur les élèves en général et, en particulier, sur ceux dits "à difficultés" ? La musique au service de la pédagogie, est-ce possible ? L’ASBL Educ’Art et l’équipe pédagogique de l’IMEP s’associent ce 12 mars (de 9h à 16h) pour mettre en lumière les bénéfices de la pratique musicale sur l’art d’apprendre. Trois ateliers sont proposés : informations théoriques, pistes de réflexion et exemples concrets d’activités musicales en lien avec le développement cognitif. Music Plus et le Centre de Chant Choral seront là aussi pour la démonstration et la distribution d’outils pédagogiques musicaux.

Atelier 1: Mon premier instrument d’apprentissage, c’est mon corps. Présenté par Arnaud Degimbe, danseur et musicien, diplômé de l’institut Dalcroze. Par la pratique et par l’observation il invite à prendre conscience des différents facteurs qui entrent en jeu quand nous bougeons: le corps, l’espace, le temps, l’énergie et la relation.
Atelier 2 : Tatiana De Barelli, graphothérapeute et psychopédagogue a créé Educ’art dont l’objectif est de lier des pratiques artistiques aux apprentissages. A l’origine de ces pratiques, le constat que de nombreux enfants en échec scolaire peuvent retrouver la réussite grâce à l’art, en particulier la musique.
Atelier 3 : Comment, à travers une expérience très concrète avec des enfants dyslexiques, a-t-on pu mettre en évidence l'influence directe de la musique sur l’acquisition des langages parlé et écrit ? Marielle Vancamp, musicienne et pédagogue, partage des activités musicales et des réflexions sur cette expérience pédagogique mise en place avec une équipe de recherche pluridisciplinaire.

Inscription : Maud Casimir maud.casimir@imep.be ou par téléphone (081/736437) du lundi au vendredi de 8H30 à 12H30 et de 13H00 à 16H30.
Prix: 30€/personne, repas et café compris.

 

Décès de Jerzy Godziszewski

par

Le pianiste et pédagogue polonais Jerzy Godziszewski est décédé à Bydgoszcz, la ville où il a enseigné depuis 1978. Godziszewski était né à Vilnius en 1935. Sa mère était pianiste et son père sculpteur. Il a étudié le piano à Poznan et Varsovie et fait une carrière de soliste et de chambriste qui l'a emmené dans de nombreux pays européens. Godziszewski embrassait un vaste répertoire qui compte l'intégrale des oeuvres pour piano de Ravel et de Szymanowski dont il a donné des séries de récitals à l'occasion des 100 ans des deux compositeurs, en 1975 et 1982.

Loi de "loyauté" en Israel

par

Je suis fière de dire qu’une institution culturelle portant atteinte à l’Etat ne bénéficiera pas de son soutien. C’est ainsi que la Ministre israélienne de la Culture et des Sports, Miri Regev, a célébré la validation de son projet de loi dit « de loyauté » par le procureur général, Avihai Mandelblit. Ce texte très controversé, qui a provoqué la fureur des milieux artistiques traditionnellement proches de la gauche, doit encore être débattu à la Knesset (parlement). Il offre la possibilité au ministère de couper les fonds attribués à des institutions qui se rendraient coupables des faits suivants : incitation au racisme et à la violence, soutien au terrorisme, négation de la légitimité d’Israël comme Etat juif et démocratique, avilissement des symboles de l’Etat.

Retour au berceau

par

Le Land de Saxe vient de participer à l’acquisition, aux Etats-Unis, d’un manuscrit de Robert Schumann (1810-1856) qui était aux mains d’un collectionneur privé : il s'agit des esquisses de son premier trio avec piano op. 63, 25 pages au crayon et à l’encre. Robert Schumann l'avait offert à Clara pour son anniversaire, le 13 septembre 1847.
La bibliothèque SLUB de Dresde possède déjà un fonds Schumann : des pièces de piano, des Lieder et un « Schumann-Album » qui rassemble des lettres et des notes de nombreux amis de la famille Schumann ainsi que des lettres du couple.
Rappelons que la Saxe est le berceau de Robert Schumann qui est né à Zwickau.

Nikolaus Harnoncourt est décédé

par

Le chef d'orchestre autrichien Nikolaus Harnoncourt, considéré comme le "pape" du renouveau baroque, est décédé ce samedi à l'âge de 86 ans. C'est sa famille qui en a fait l'annonce à l'agence APA : "Nikolaus Harnoncourt a rendu son dernier souffle paisiblement dans le cercle familial".
Le chef autrichien avait mis fin à sa carrière en décembre dernier en raison de problèmes de santé.
Le comte Nikolaus de la Fontaine und d'Harnoncourt-Unverzagt était né à Berlin le 6 décembre 1929. Sa mère est issue de la dynastie des Habsbourg. Son père descend d'un Lorrain passé au service de cette même famille qui a longtemps régné sur l'Europe centrale.
Rebelle aux académismes, Harnoncourt ne s'est jamais cantonné à un style, enregistrant le répertoire dans toute sa variété, jusqu'aux romantiques et à la musique du XXe siècle.

Caen après les Arts Flo

par

L'Ensemble Correspondances créé par Sébastien Daucé en 2008 entame une résidence à Caen, succédant aux Arts Florissants de William Christie implantés depuis 25 ans en Normandie.
Le partenariat (adopté ce 14 février) avec l'Ensemble est prévu pour une durée de trois ans à des conditions très différentes de celles dont ont bénéficié les Arts Florissants pendant un quart de siècle, à savoir 700 000 euros de subventions, dont une moitié provenant de la Ville et l'autre de la Région. Le partenariat avec l'Ensemble Correspondances sera lui uniquement financé sur le budget du Théâtre de Caen. Deux achats de productions sont prévus chaque année, auxquels s'ajoutent 120 000 euros minimum en coproduction sur les trois ans.
Cette résidence va permettre à l'Ensemble Correspondances de monter son premier spectacle lyrique alors qu'il n'a donné jusqu'alors que des concerts sans mise en scène.
Le Concert royal de la nuit (CD Harmonia Mundi) va ainsi faire l'objet d'une version scénique à Caen à l'automne 2017. Spécialisé dans la musique sacrée française, Correspondances (le nom est tiré d'un poème de Baudelaire), inscrit son travail de redécouverte des partitions du XVIIe siècle dans la lignée des recherches lancées par les Arts Florissants.

Les archives musicales de Claudio Abbado

par

L'Orchestre Philharmonique de Berlin a annoncé que les archives musicales de Claudio Ababdo allaient à la Bibliothèque d'Etat de Berlin et à la Fondation pour le patrimoine culturel de la Prusse (Berlin aussi), comme le chef en avait exprimé le souhait avant de mourir . Cet héritage comprend une vaste collection de partitions annotées, des notes écrites, des documents vidéo et audio, de la littérature musicologique et des lettres.
La Bibliothèque de l'Etat prévoit de rendre tous les documents accessibles dans une salle de lecture consacrée à Claudio Abbado et d'en numériser une grande partie.

Annulation du Festival Rostropovich 2016

par

Olga Rostropovich a annoncé l'annulation, en 2016, du festival en hommage à son père qui devait se dérouler à Bakou, sa ville natale.
Elle met en cause la crise économique qui touche actuellement la Russie et elle exprime clairement son souhait de remettre le festival en route l'année prochaine pour célébrer le 90e anniversaire de Slava.

Les difficultés de l'ENO

par

Nous avons évoqué à plusieurs reprises les difficultés rencontrées par l’English National Opera (ENO). La Directrice Générale, Cressida Pollock, explique : Nous devons être capables de vivre avec les 12,38 millions de livres sterling de subvention publique ou nous risquons de ne pas respecter nos obligations de paiement en avril 2017 ».
Poussée par son principal financeur public (le Arts Council England) à changer sa gestion, la maison d’opéra a décidé de supprimer quatre postes dans le chœur et de suspendre l’annualisation des salaires de l’ensemble des choristes pour ne les payer qu’en période d’activité. Le chœur a alors voté la grève et le syndicat Equity s'en est pris à des mesures propices à « détruire l’English National Opera une bonne fois pour toute ».
Une partie de la presse et de l’opinion publique pense que l’Arts Council doit sauver la maison d’opéra londonienne a tout prix tandis que d'autres considèrent que l’institution a eu le temps nécessaire pour s’adapter au changement.
Pour réduire les coûts et stabiliser les finances, le projet de Cressida Pollock est de changer la façon dont est construite la programmation de la saison : au lieu des saisons d’automne, de printemps et d’été, elle propose deux saisons de dix opéras en tout, en automne et au printemps au Coliseum, et une saison d’été hors-les-murs. Du côté des salariés, outre le passage à des contrats saisonniers (pour le chœur notamment), la directrice pense « demander aux employés de travailler plus longtemps pour moins d’argent » mais aussi opérer « quelques licenciements ».
Pour elle, il s'agit de « se concentrer sur ce que l’ENO fait le mieux et continuer à croître, à innover et à expérimenter » dans le but final d’«atteindre un public plus large, de Londres et de l’extérieur » et de « devenir plus flexible et plus souple financièrement ».
A suivre...

Nominations aux International Opera Awards

par

La Monnaie pourrait remporter en 2016, pour la deuxième année consécutive, l'International Opera Award de la "meilleure première mondiale" pour Penthesilea, le 7e opéra de Pascal Dusapin qui y était proposé en création mondiale en mars et avril 2015, dans une mise en scène de Pierre Audi.
"Nous saluons également les nominations de Sjaron Minailo (Medúlla, To Be Sung) dans la catégorie Best Young Director, ainsi que Mariusz Treliski (Powder Her Face), Damiano Michieletto (L'Elisir d'amore) et Laurent Pelly (Cendrillon, Don Quichotte) dans la catégorie Best Director", indique La Monnaie, que l'on retrouve ainsi liée aux nommés dans différentes catégories. L'an dernier, la maison avait reçu l'International Opera Award de la meilleure première mondiale avec "Au Monde", de Philippe Boesmans.
Quant à Opera Vlaanderen, il est nominé dans les catégories "choeurs" et "meilleure nouvelle production" pour l'opéra La Juive.
Rendez-vous à Londres le 15 mai prochain.