Le Journal

Alexandra Deshorties, Médée au pied levé

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Pour des raisons de santé, la soprano américaine Jennifer Larmore est obligée de renoncer aux représentations de Medea de Cherubini à Genève (du 9 au 24 avril). Alexandra Deshorties a accepté de reprendre au pied levé ce rôle exigeant, rarement au répertoire des artistes lyriques. Alexandra Deshorties fait ainsi ses débuts au Grand Théâtre.

Alexandra Deshorties a étudié au Conservatoire de Marseille puis à la Manhattan School of Music. En 1999, elle remporte le Leonie-Rysanek Memorial Prize lors de la George-London Foundation Audition. Membre ensuite du Lindemann Young Artists Development Program du Metropolitan Opera, elle fait ses débuts new-yorkais en Grande-Prêtresse (Aida) avant de se produire, toujours sous la direction de James Levine, en Elettra (Idomeneo), Fiordiligi (Così fan tutte), Première Dame (Die Zauberflöte), Konstanze (Die Entführung aus dem Serail), Donna Anna (Don Giovanni), Echo (Ariadne auf Naxos) et en Comtesse (Le Nozze di Figaro). Elle y a également incarné Musetta (La Bohème) et Tytania (A Midsummer Night’s Dream). Parmi ses engagements récents : Donna Anna à l’Opéra national d’Oslo, Juno (La Calisto) au Cincinnatti Opera, Elisabetta I (Roberto Devereux) au Welsh National Opera, Desdemona (Otello) et Juliana Bordereau (The Aspern Papers d’Argento) au Dallas Opera. Précédemment, elle a été Donna Anna à Palm Beach, Los Angeles, Aix-en-Provence et Gstaad, la Comtesse au Festival de Luleå en Suède et à Portland, Medea au Glimmerglass Opera, Fiordiligi à Valence, San Francisco, Seattle, Cincinnati, Aix-en-Provence, Barcelone et Paris, Valentine (Les Huguenots) au Bard Music Festival, Violetta (La Traviata) à Phoenix, Elettra à Houston, Cleopatra (Giulio Cesare) à Seattle et le rôle-titre de Lucia di Lammermoor à Portland. Elle participe régulièrement à des concerts symphoniques. Parmi ses projets: Julia (La Vestale) au Théâtre royal de la Monnaie de Bruxelles et le Barde de Germanie/la Reine de la forêt dans la création d’In Parenthesis d’Iain Bell au Welsh National Opera. Cet été, elle chantera encore Elisabetta (Maria Stuarda) à l’Astoria Music Festival (Oregon).

 

Les vérités interdites d'une grève

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1. La responsabilité de la tutelle publique française
Tous les observateurs l’affirment: Radio France paie aujourd’hui le prix de réformes toujours annoncées, mais jamais mises en œuvre au fil des dernières décennies. La réalité comptable est claire: le service public de la radio – dont le budget annuel d’environ 700 millions d’euros est lourdement sollicité par le maintien de deux orchestres symphoniques et d’un chœur (près de 15% du total des dotations) – a toujours fait les frais de mauvais compromis sur l’autel de la politique nationale et des favoritismes, sous les gouvernements de droite comme de gauche.
Les 80 millions d’euros d’économies annoncées par l’actuelle direction, dans un contexte de restrictions budgétaires, sont assez logiques. Le plan de départs volontaires qui devrait conduire à la suppression de 300 postes n’est pas non plus aberrant. Problème: ces mesures sont prises sur fond d’explosion incontrôlée du budget de rénovation de la Maison Ronde, le siège de l’entreprise sis sur les quais de Seine, en travaux depuis plus de dix ans.
Elles interviennent également alors que la direction de Radio France a budgeté près de 100 000 euros pour la rénovation du seul bureau du PDG, comme l’a révélé le «Canard enchaîné»! S’ajoute à cela le rôle du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) qui a, en février 2014, choisi de nommer Mathieu Gallet, technocrate de 35 ans sans aucune expérience radiophonique venu de l’Institut national de l’audiovisuel, à la tête de ce mastodonte. Vu de l’extérieur, Radio France ressemble fort à un gâchis public très français.

2. Le pari très coûteux de la qualité radiophonique
France Inter, France Info, France Culture, France Musique, les stations locales de France Bleu, la station musicale FIP à Paris… Les stations de Radio France sont toutes, dans leur genre, considérées comme des antennes de qualité, même si elles peuvent irriter par leur parti pris. France Inter, par exemple, est considérée comme la station de gauche par excellence, abhorrée de nombreux auditeurs de droite.
Gare toutefois aux clichés réducteurs: la grève qui paralyse Radio France n’est pas animée par les journalistes. Elle est surtout le fait des producteurs et des techniciens dont les conditions de travail n’ont pas été revalorisées, alors que les audits successifs de la Maison Ronde ont révélé des problèmes sérieux de gouvernance, avec par exemple de nombreux et coûteux «placards» permettant à des cadres écartés de conserver leur salaire sans intervenir à l’antenne.
Gare aussi aux raccourcis: la qualité radiophonique, l’implantation locale, l’information permanente, tout cela coûte cher. En France comme à l’étranger, les auditeurs suivent. France Inter, qui a connu récemment une belle progression, est la deuxième radio française après RTL en termes d’audience, et France Info, en belle progression récemment, est la cinquième radio de France. Il est triste de voir leurs programmes et journaux remplacés depuis trois semaines par des playlists musicales.
Qu’en déduire? «Que ce plan d’économies annoncé est mal fagoté, explique le spécialiste des médias, Dominique Wolton. La stratégie éditoriale devrait être au cœur des mesures.»
Il y a dix ans, sous la présidence de l’ex-journaliste vedette Jean-Marie Cavada, une grève de trois semaines avait paralysé la maison. Elle s’était soldée par des annonces d’augmentations de salaires et la promesse de «mesures stratégiques». Mais rien n’est venu. C’est dire.

3. Une bataille d’ego sur fond de dérapage budgétaire
Ils sont nombreux à mener une bataille d’ego:
Mathieu Gallet, le PDG trentenaire surnommé «Rastignac» pour ses ambitions affichées, dont l’absence lors de la dernière séance de négociations de crise a de nouveau été dénoncée par les syndicats;
Olivier Schrameck, 64 ans, le président du CSA, ancien bras droit de Lionel Jospin à Matignon à la fin des années 1990, technocrate sans expérience audiovisuelle propulsé à la tête de cette institution dont il a fait, selon les observateurs, une «citadelle d’influence politique»;
Fleur Pellerin, 42 ans, l’actuelle ministre de la Culture qui a approuvé vendredi le projet stratégique de Radio France, mais donne l’impression de ne pas avoir de prise sur la réalité et de ne pas être très à l’aise depuis son arrivée dans ce ministère pour remplacer la «frondeuse» Aurélie Filipetti;
Manuel Valls, premier ministre rendu, dit-on, très attentif au sort des orchestres de la Maison Ronde par son épouse, la violoniste Anne Gravoin.
Citons encore l’ancien PDG Jean-Luc Hees, journaliste respecté nommé par Nicolas Sarkozy, dont le mandat s’est caractérisé par une forte poussée des dépenses, avant d’échouer à se faire reconduire par le CSA.

Les syndicats de la Maison Ronde sont souvent rendus responsables du blocage et de sa paralysie. Mais au vu de l’incohérence des politiques suivies au sommet et de l’irresponsabilité souvent affichée par ses dirigeants, le constat d’impasse n’est guère surprenant.

19e jour de grève à Radio France

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Radio France entre ce lundi dans son 19e jour de grève, la plus longue de son histoire, et le conflit risque d'encore se durcir cette semaine car la direction doit présenter un plan de réductions d'effectifs.
Mercredi, Mathieu Gallet présentera son plan stratégique lors d'un Comité central d'entreprise (CCE) extraordinaire, avec plusieurs mesures d'économies qui visent à redresser les comptes plombés de Radio France (21,3 millions d'euros de deficit cette année). Parmi elles, un plan de 300 à 380 départs volontaires, en priorité pour les seniors, et 50 créations de postes dans des métiers qui jusqu'ici n'existaient pas à Radio France. Ces réductions d'effectifs sont déjà rejetées par les syndicats. Pout Ludovic Piedtenu, président de la Société des journalistes de Radio France, un tel plan serait "absurde" car il ne viserait pas les postes "non productifs et qui coûtent cher", et "coûterait à l'Etat une vingtaine de millions d'euros". La grève, jusqu'ici reconduite jusqu'à mardi matin, pourrait se poursuivre au moins jusqu'en fin de semaine, estiment plusieurs syndicalistes. "Avec le plan de départs, je ne vois pas comment éviter le durcissement", juge l'un d'entre eux.
Les syndicats réclament au gouvernement un médiateur, sans réponse pour l'instant. La Ministre de la Culture Fleur Pellerin a estimé vendredi que Mathieu Gallet avait "toutes les cartes en mains" pour débloquer le conflit. Mais ce dernier est largement discrédité depuis les révélations sur les dépenses de rénovation de son bureau et l'embauche d'un conseiller en image.  Vendredi, une assemblée du personnel a voté contre lui une motion de défiance et réclamé sa démission. Et samedi, une séance de négociations organisée en urgence par la direction, a "capoté".
Cinq syndicats ont lancé une grève illimitée depuis le 19 mars au nom de revendications très spécifiques dont le maintien des deux orchestres, une demande désormais soutenue par le ministère. Suivie surtout par les techniciens, elle paralyse les antennes. Bande musicale en lieu et place des émissions sur France Inter, France Culture, France Bleu, France Musique, Fip et Mouv'. La motivation des grévistes reste avant tout la défense de l'emploi, ainsi que la crainte que Mathieu Gallet et ses conseillers, qui selon eux mettent en avant des critères de rentabilité, menacent la vocation de service public de Radio France. "On ne nous parle que de formats et non de contenus, de marques et non d'identité d'antennes, d'argent et non de richesses. [...] Mathieu Gallet gaspille l'argent public pour son image et son confort personnel plutôt que de s'investir pour l'image de Radio France. Le CSA a peut-être été séduit par sa "modernité", nous sommes atterrés par sa désinvolture".
La colère monte aussi dans les 44 stations locales de France Bleu qui refusent la mutualisation des programmes par souci d'économies, au risque d'une perte de l'identité locale des stations. Une "syndication" prônée par Mathieu Gallet.

Novossibirsk, Tannhaüser, licenciement, suite...

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On se souvient qu'il y a quelques jours, la plainte de l'Eglise orthodoxe contre la production de Tanhaüser (Wagner) à Novossibirsk a débouché sur le licenciement du directeur de l'opéra par le gouvernement Poutine.
Le chef grec  Teodor Currentzis, directeur artistique de l'opéra de Perm (Oural), s'est ouvertement dit "préoccupé par ce qui se passe aujourd'hui dans la culture."
La liberté artistique est un indicateur de la démocratie dans un pays. Ce qui s'est passé à Novossibirsk n'est rien d'autre que de la censure: la production n'était en rien contraire à la constitution.
La mise à pied de Boris Mesdritsch, le directeur du théâtre de Novossibirsk, soulève à nouveau les questions récurrentes autour de la liberté de pensée, de création.
"N'avons-nous rien retenu des terribles leçons de l'histoire?" questionne Currentzis qui, dans une lettre ouverte, appelle à une réforme du Ministère qui s'illustre par son incompétence.

 

Concentration de talents !

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Valery Gergiev assure à Amsterdam une masterclasse de direction avec l'Orchestre du Concertgebouw. Au programme, Don Juan de Richard Strauss et La Mer de Claude Debussy.
Les élus avec qui il partagera son savoir sont avec trois jeunes talentueux: Ben Gernon (Royaume-Uni), Zaurbek Gugkaev (Ossétie du Nord) et Joshua Weilerstein (États-Unis). Ben Gernon et Joshua Weilerstein ont déjà pu témoigner de leurs qualités.
Quant à Zaurbek Gugkaev, il apparaît déjà dans l'organigramme du Mariinsky.
Mais son CV reste très discret sur l'entourage du jeune homme.
Pourtant, son père, Tamerlan Gugkaev, est directeur exécutif du même Mariinsky.
Tamerlan Gukgaev est aussi le mari de Svetlana Gergiev, la soeur de Valery.
Quant à sa tante Larisa, l'autre soeur de Valéry, elle est directeur artistique de l'Académie Mariinsky pour jeunes chanteurs, de l'Opéra d'État et du Ballet Théâtre de la République Ossétie du Nord.

 

Julian Lloyd Webber à Birmingham

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On se souvient que Julian Lloyd Webber a dû renoncer à sa carrière au violoncelle en mai dernier en raison d'une hernie discale dans le cou. Il vient d'être nommé Principal du Conservatoire de Birmingham, intégré à l'Université de Birmingham (Royaume-Uni).
Un nouveau bâtiment est en cours de construction: il abritera une salle de concert et studios de pratique. L'école accueille quelques 500 étudiants -collége et cycles supérieurs-et 200 élèves supplémentaires dans son "département junior".

L'Orchestre Symphonique de Galice à CLASSICAL:NEXT

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L'Orchestre Symphonique de la Galice (Espagne) a été nominé pour le Prix de l'innovation qui met en évidence les initiatives novatrices visionnaires dans le domaine de la musique classique dans le monde entier. Sa chaîne YouTube et le streaming HD ont été les arguments décisifs pour sa nomination avec d'autres orchestres et festivals par un comité d'experts de 14 pays en matière d'innovation dans la diffusion musicale.
NEXT se déroulera cette année à Rotterdam.

A la Fondation Esterhazy

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Maren Hofmeister, gestionnaire culturelle depuis plusieurs années du Staatsoper Unter den Linden, devient dès ce mois d'avril à la fois intendante de l'Opera de Steinbruch St Margarethen et responsable de  la direction de la musique et de la culture pour  la Fondation Esterhazy à Eisenstadt.
Maren Hofmeister a travaillé pour diverses télévisions allemandes, dans le domaine de l'opéra et des concerts diffusés et comme assistante de rédaction.
Après ses études à l'Université de Leipzig (musique et communication), elle a travaillé au Théâtre Aalto à Essen puis assuré la direction de l'administration artistique à la Triennale de la Ruhr avant qu'on la retrouve au Festival de Salzbourg. Elle  a été responsable aussi de l'engagement des chanteurs au Staatsoper de Berlin.

Au secours de France Musique

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Dans une lettre ouverte adressée à la Ministre de la Culture française Fleur Pellerin, de nombreux artistes demandent que France Musique soit sauvée de la fermeture ou de la «webisation».
Le contrat d'objectif présenté par son Président, le contesté Matthieu Gallet, pour Radio France, menace directement la station. Parmi les diverses pistes pour réaliser des économies, il préconiserait sa fermeture pure et simple ou sa transformation en web radio. Une " solution" qui permettrait d'économiser sur les émetteurs mais condamnerait la station à la désaffection. Une première fois repoussé par la Ministre, le projet refait surface, tant les difficultés budgétaires de Radio France semblent insolubles. Inquiets, des musiciens français de renom lui ont adressé cette lettre ouverte:

Madame la Ministre,
Depuis plus de cinquante ans, France Musique est la chambre d'écho du monde musical. Des générations de mélomanes et d'amateurs ont été formées par cette radio sans équivalent. Nous, musiciens, nous souvenons de la première fois où nous avons joué pour ses micros, de toutes celles où nos prestations furent par ses ondes portées bien au-delà des salles de concert. Elle a souvent allumé l'étincelle de nos carrières. Sans France Musique, la vie musicale française ne serait pas ce qu'elle est. Aujourd'hui, nous sommes inquiets car des réformes douloureuses sont annoncées à Radio France. On a évoqué pour France Musique des réductions budgétaires drastiques, la migration sur Internet, et même la fermeture pure et simple. Quoi qu'il en soit du degré d'avancement de ces projets, ils prouvent manifestement que l'antenne est menacée. Or, à travers la captation des concerts, la promotion des spectacles ou la diffusion des nouveautés, elle remplit une fonction capitale pour le milieu musical. Toucher à France Musique, ce n'est pas seulement priver des millions d'auditeurs de la possibilité de s'éduquer en goûtant aux plaisirs de l'écoute; c'est aussi fragiliser l'écosystème artistique tout entier.
Madame la Ministre, ne laissez pas abandonner France Musique. En vous prononçant clairement pour la défense de cette radio, vous donneriez au monde musical un signe clair de votre engagement à ses côtés, et de votre volonté de le replacer au coeur du projet culturel français

Signataires: Roberto Alagna
 (chanteur), Alain Altinoglu (chef d'orchestre), Gautier Capuçon  (violoncelliste), Renaud Capuçon (violoniste), Jean-Claude Casadesus (chef d'orchestre), William Christie (fondateur des Arts Florissants), Alexandre Desplat (compositeur), Natalie Dessay  (chanteuse), Pascal Dusapin (compositeur), Anne Gastinel (violoncelliste), Véronique Gens (chanteuse), Hélène Grimaud (pianiste), Emmanuel Krivine (chef d'orchestre), Katia et Marielle Labèque (pianistes), Didier Lockwood (violoniste), Patricia Petibon (chanteuse), Michel Portal (clarinettiste et compositeur), Christophe Rousset (fondateur des Talens Lyriques), Jordi Savall (fondateur d'Hespèrion XXI), Alexandre Tharaud (pianiste), Jean-Yves Thibaudet (pianiste).

Le nouvel hymne national suisse

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Pour remplacer le "Cantique suisse" d'Alberich Zwyssig datant de 1841, les Suisses sont appelés à choisir leur futur hymne national.
La Société suisse d'utilité publique (SSUP) souhaitait depuis plusieurs années remplacer le cantique "pas assez entraînant".  Elle a donc lancé un concours public en 2014 et a recueilli plus de 200 propositions en provenance de toutes les régions linguistiques.
Actuellement, 6 d'entre elles ont été retenues et les auteurs ont été volontairement laissés anonymes: deux hymnes en français, deux en allemand et le dernier vient de la Suisse rhéto-romanche mais tous ont été traduits dans les 4 langues officielles de la Confédération. La mélodie de l'hymne actuel devra, en principe, être reconnaissable et le texte doit se fonder sur l'esprit du préambule de la Constitution fédérale (en vigueur depuis 1999) qui met en avant l'alliance du peuple et des cantons pour "renforcer la liberté, la démocratie, l'indépendance et la paix".
Sur le site Chymne.ch , les Suisses peuvent voter pour la version de leur choix jusqu'au 15 mai. Les hymnes sont interprétés par le Choeur suisse des jeunes et proposent soit une reprise telle quelle de la musique originale, soit un air totalement neuf. Le poids du vote des internautes pèsera pour 50% dans la décision finale, l'autre moitié sera décidée par un jury composé de musiciens, de journalistes, de membres de chorales et d'association sportives.
Les trois propositions ayant recueilli le plus de voix seront départagées en demi-finale le 8 juin et le choix du vainqueur se fera le 12 septembre lors d'une émission télévisée.
Le choix devra encore être validé par le Conseil Fédéral, décidé par l'Assemblée fédérale puis soumis au référendum pour que le peuple suisse vote officiellement ce nouvel hymne national suisse.