Le Journal

Weigle continue à Francfort

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Sebastian Weigle, directeur musical de l'Opéra de Francfort -après le Gran Teatre del Liceu, renouvellera son contrat jusqu'en 2023 selon des sources théâtrales. Si certains esprits dénoncent ces "unions à long terme", d'autres rappellent que l'Opéra de Francfort a reçu de nos collègues anglais de la revue Opéra le statut de "meilleure entreprise" 2014 et que Weigle n'y est pas étranger.

Conservatoires de Paris: mutations à l'étude

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Palier le manque de mixité sociale, une sélection trop précoce et une formation trop académique : c'est le défi que veut relever la Ville de Paris dans ses 17 conservatoires.
Bruno Julliard, premier adjoint à la maire de Paris en charge de la culture, s'insurge: "Il n’est pas possible que la Ville de Paris investisse autant d’argent (36 millions d'euros par an) dans les conservatoires et qu’ils ne bénéficient qu’aux familles aisées". Les statistiques montrent en effet une surreprésentation des milieux aux revenus élevés. Il veut donc lutter contre les inégalités face à la culture et il dénonce également "
une défaillance du service public d’éducation musicale" liée à un recrutement "très sélectif et très jeune" et au caractère normé de l’enseignement. Plusieurs pistes sont sur la table, en concertation avec des directeurs qui ont déjà expérimenté de nouvelles voies ouvrant aux jeunes davantage de possibilités plus en cheville avec leurs motivations personnelles qui évoluent avec l'âge.
Anticiper les inévitables critiques concernant le risque de « baisse de niveau », Bruno Julliard et Noël Corbin, directeur des affaires culturelles de la Ville de Paris, répètent que le maintien de l’exigence n’est pas contradictoire avec la notion de plaisir  et rappellent que seuls 1 % des élèves de conservatoire municipaux deviennent des professionnels. "Nous ne sommes qu’au début de la réflexion, il y aura beaucoup de concertation, car c’est un dossier sensible" reconnaît Bruno Julliard.

 

Marche arrière à Rome

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Alors que la direction de l'Opéra de Rome prévoyait d'externaliser son choeur et son orchestre pour tenter de résoudre ses problèmes budgétaires, un accord de dernière minute a été trouvé dans le nuit de mardi pour éviter le licenciement collectif des artistes.

"El Sistema" remis en cause

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Dans un livre à paraître le 28 novembre aux Presses Universaitaires d'Oxford, "El Sistema : Orchastrating Venezuela’s Youth" le musicologue britannique Geoff Baker, docteur en musicologie et membre du département de musique de l’Université de Londres, remet en cause l’image d’un « miracle El Sistema » et dénonce au contraire un « modèle de tyrannie.
Selon les idéaux de son fondateur au Venezuela, José Antonio Abreu, "El Systema" offre à des milliers de jeunes issus de milieux défavorisés une formation à la musique. "La musique pour adoucir les mœurs, pour effacer les différences, pour extraire une certaine jeunesse du cercle vicieux dans lequel elle évolue et ainsi 'avoir un avenir social digne' (J-A Abreu). Fondé en 1975, la réussite et la popularité d'"El Systema" ont contribué à la multiplication d’initiatives similaires à travers le monde et l'orchestre fondé au départ de la réalisation éducative "l'Orchestre Simon Bolivar" est dirigé depuis le début par Gustavo Dudamel.
Tout ne semble pourtant pas rose au pays d’El Sistema ? Dans son ouvrage, le musicologue britannique relate son investigation au Venezuela, et dénonce un système qui « oublie les enfants les plus démunis ». Plus encore, l’auteur s’attaque à la figure-même du fondateur d’El Sistema : l’économiste et politicien José-Antonio Abreu, qui serait comparé dans son pays natal à Machiavel et surnommé « L’ogre philanthrope ». « J’ai rencontré de nombreux musiciens d’El Sistema qui ne sont pas convaincus que le projet soit destiné aux enfants vulnérable ; la plupart des musiciens viendraient des classes moyennes » confie le musicologue au quotidien "The Guardian". Loin d’être le projet révolutionnaire décrit, le musicologue pointe du doigt un modèle éducatif comparable à celui connu en Europe au XIXe siècle « où l’éducation musicale a été promue dans un objectif général d’enrichissement moral et financier, un moyen d’éloigner les travailleurs des tavernes, d’accroître leur productivité et de diminuer leur potentiel révolutionnaire ».El Sistema reposerait sur les mêmes fondations : « la discipline, l’obéissance et l’ordre ». Geoff Baker s’inquiète de l’exportation d’un modèle éducatif qui, selon un musicien vénézuélien, consiste à « crier sur les enfants et leur dire qu’ils sont inutiles ».

L'Espace du Son 2014 a livré son verdict

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Les membres du jury du concours d'interprétation des œuvres acousmatique (Francois Bayle , Francis Dhomont, Julien Guillamat, Tomonari Higaki, Joao Pedro Oliveira, Hans Tutschku, Annette Vande Gorne)  ont attibué le Premier Prix à Åke Parmerud (Suède, °1953) et le Second Prix à Jean-Baptiste Zellal (France, °1981).
Concours d'interprétation spatialisée, le concours "Espace du Son", le seul du genre qui soit au monde, pré-sélectionne les candidats sur base du relevé graphique de l’œuvre imposée qui est jouée par chacun, et qui permet la comparaison des styles de jeu. Cette année, Bleu, blanche, rouges de Maxime Bathelemy a été choisie parmi les œuvres envoyées au concours de composition « Métamorphoses ». Les candidats jouaientt  également deux œuvres tirées au sort la veille parmi les huit œuvres qu’ils ont travaillées selon un répertoire d’une trentaine qui leur avait été proposé en juillet. Ce concours (huitième édition) donne l’opportunité de prendre en charge un répertoire riche de 60 années d’existence, de dizaines de milliers d’œuvres, et d’enrichir d’autres domaines artistiques (installations, expositions, défilés de mode, cinéma, raves et clubs, musées...) de leur compétence quant aux relations Espace-Son-Musique.
La projection des sons dans l’espace, liée à la production des musiques acousmatiques sur support et à leurs conditions d’écoute (pas d’instrumentiste, fermer les yeux et tout imaginer...) fait naître une nouvelle conception de l’interprétation et rend indispensable l’existence même du concert. Le « spatialisateur » est aux commandes d’une console de projection et d’un ensemble de haut-parleurs disposé en fonction de l’acoustique et de la géographie du lieu. Á partir d’un support stéréo ou multiphonique, il met en évidence les structures musicales, en relief les espaces déjà créés par le compositeur ou recrée lui-même des mouvements dynamiques et spatiaux.
Comme toute interprétation, cela nécessite une solide connaissance analytique et mémorisée de l’œuvre, aidée par un relevé graphique. La connaissance du dispositif de haut-parleurs en terme de couleurs, fréquences, disposition et rendu spatial, rôle musical, et  la connaissance pratique de l’ergonomie de la console de projection permettent les multiples variations et styles de jeu offerts par chaque interprète.
Ce nouvel art est né avec les premières projections publiques sur grand ensemble de haut-parleurs. Depuis 25 ans, un vocabulaire spécifique de figures spatiales s’est peu à peu constitué. On retrouve quelques archétypes comme : rotation, oscillation, élargissement/rétrécissement, ouverture/fermeture, stabilité/mobilité, soliste/tutti...

Honneur au Quatuor Danel

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C'est le Quatuor Danel aura l'honneur d'ouvrir, ces 25 et 26 octobre, le Festival en Pays de Fayence.  Une édition qui revêt un caractère particulier pour tous ceux qui travaillent depuis 26 ans avec le directeur artistique, Daniel Bizien, à l'origine de la création de l'événement puisqu'il quittera ses fonctions à l'issue de celle-ci. Son engagement et son exigence passionnée ont mené le festival parmi les grands rendez vous européens dédiés à ce répertoire immense du quatuor à cordes.

Gestion musicale, un symposium à Madrid

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Du 19 au 21 novembre, spécialistes et gestionnaires des institutions qui protègent les sources de la musique se réunissent à Madrid pour un symposium centré sur la situation actuelle et les perspectives d'avenir. Une initiative du Centre de la Musique et de la Danse INAEM (Ministère de l'Education, de la Culture et des Sports).

A Namur, "Allemagne-Belgique, 100 ans d'histoire commune"

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Dans le cadre des 100 ans d'histoire commune qui relient l'Allemagne et la Belgique, l'IMEP s'associe au REHnam et à l'Université de Namur pour un colloque proposant des œuvres musicales en rapport direct avec cette thématique le 5 novembre prochain.
Dominique Huybrechts écrit "Alors que nous sommes plongés dans les commémorations du centenaire de la guerre de 1914, il est intéressant de se pencher un instant sur les musiciens-soldats de la Grande Guerre. Qu'ils soient Français, Anglais, Belges, Allemands, Américains, Australiens, Autrichiens, Canadiens ou Italiens, ces jeunes musiciens partis pour la guerre, étaient souvent affectés aux sections de musiciens-brancardiers. Leur parcours est assez semblable : à l'enthousiasme des premières semaines succède la souffrance et la désillusion d'une vie peu propice à la création artistique. L'art tient-il encore sa place dans un univers où chacun est confronté à l'idée de sa survie ou de sa propre mort ? Telle est la question... Les partitions qui naîtront alors, reflets de l'âme et du corps qui souffrent, ont couleurs de sang et de boue. Elles sont la preuve que l'homme demeure créatif aux pires moments de sa vie" écrit Dominique Huybrechts (Musiciens des tranchées, éd. Racine, 2014).
Comme instrument de communication à vocation universelle, la musique ne peut échapper aux enjeux sociaux d'un lieu, d'une époque, d'une entité humaine. Qu'elle soit œuvre d'un individu ou expression de masse, cette pratique culturelle s'imprègne, consciemment ou non, d'esthétiques, de courants, de phénomènes sociaux et donne ainsi, avec les moyens qui lui sont propres, le reflet d'une production médiatrice à chaque fois spécifique.. La musique utilisée comme outil de revendication agit directement sur les mécanismes qui régissent l'organisation sociale, qui gouvernent la cité. Comme outil de revendication, la musique s'inscrit bien évidemment au cœur même du politique
Car "C'est le cœur des hommes qui peut transmettre la mémoire et défier la mort. Et tel est le rôle des artistes: poser leur regard sur le monde, porter témoignage, faire œuvre de mémoire, transmettre aux générations futures ». (Bernard Foccroulle, Entre passion et résistances, éd.. Labor, 2004).
Programme disponible sur www.unamur.be/rehnam/colloque-05-11-2014/programme

Depardieu à Bruxelles

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Gérard Depardieu sera au Festival Musiq’3 et Flagey ces 29 et 30 novembre avec le violoniste Philippe Graffin pour plusieurs spectacles mêlant musique et mots : « La nuit nous appartient », « Le carnaval des animaux » et « La nuit transfigurée ». 

Soutenir la création luxembourgeoise

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La Fédération des Auteurs et Compositeurs Luxembourgeois (FLAC) déplore que les oeuvres des compositeurs autochtones restent mal connues. Ce lundi 20 Octobre, elle a tenu sa première assemblée générale. L'association cherche à représenter les intérêts de tous les compositeurs et assurer leur place dans le paysage culturel du Luxembourg. Pour davantage d'informations, consultez le site www.pizzicato.lu