Les organisateurs du Concours Reine Elisabeth ont publié une déclaration condamnant la guerre en Ukraine, mais ils précisentt que les candidats russes ne devraient pas être désavantagés par les actions de leur gouvernement.
L’édition 2022 verra des violoncellistes talentueux s’affronter du 9 mai au 4 juin.
Tout au long de son histoire, le Concours International de Musique Reine Elisabeth de Belgique a été réputé pour son ouverture et pour rassembler les gens en partageant de la musique. Les artistes du monde entier ont toujours trouvé un accueil chaleureux ici, même dans les jours les plus difficiles de la guerre froide.
Le concours poursuit en notant que prendre une position politique n’est pas sa mission, ni son domaine d’expertise, et donc sa condamnation de la guerre en Ukraine mérite une attention particulière. Le Concours Reine Elisabeth condamne fermement l’agression de la Fédération de Russie contre l’Ukraine et exprime sa solidarité avec les personnes qui souffrent des terribles effets de cette guerre.
Les règles du concours stipulent que tous les candidats peuvent postuler et ne peuvent être rejetés pour leur nationalité, ou pour toute autre raison qui constituerait une discrimination idéologique. Par conséquent, le concours accueillera les candidats russes en 2022. En ces temps troublés, où certaines personnes sont promptes à utiliser la culture et les arts à des fins nationalistes et guerrières, nous croyons, au contraire, que les arts doivent continuer à unir les gens autour de valeurs universelles telles que la paix, la justice et la liberté, précise encore dans le communiqué.
Le 21 mars 2022 à 20:00 aura lieu le concert de l’EVD (European Vocal Department) dans la salle de concert de l’IMEP.
Victoire Homez et Rita Popescu, toutes deux élèves de l’EVD, ont concocté un programme illustrant le fruit de leur travail : l’occasion de voyager grâce à un florilège d’extraits notamment tirés d’opéras célèbres.
Elles seront accompagnées par la pianiste Marie Datcharry. Le public sera envoûté par les voix de ces deux chanteuses. De plus, elles sauront guider les spectateurs entre l’ombre et la lumière des oeuvres du répertoire lyrique allemand, français, italien, autrichien et américain. C’est une belle soirée musicale en perspective !
Programme:
Ulricht, G. Malher.
Glück, das mir verblieb,
E.W. Korngold Air de Marietta dans l’opéra « Die Tote Stadt »
Non più di fiori, W. A. Mozart Air de Vitellia dans « La Clemenza di Tito »
Le spectre de la rose, H. Berlioz Extrait de « Les nuits d’été »
Kaddish, M. Ravel Extrait des « Deux mélodies hébraïques »
Willow Song & Ave Maria, G. Verdi Air de Desdemona dans « Otello »
Quis est homo, G. Rossini Extrait du « Stabat Mater »
Senza Mamma, G. Puccini Air de Suor Angelica dans « Suor Angelica »
Dich, teure Halle, R. Wagner Air d’Elisabeth dans « Tannhäuser »
My man’s gone now, G. Gershwin Air de Serena dans « Porgy and Bess »Mira, o Norma, V. Bellini Duo d’Adalgisa et Norma, « Norma »
Tarifs: 15€ – 10€ (60+) – Gratuit (→ 26 ans)
Pour une question organisationnelle, il est demandé aux spectateurs d’arriver entre 30 et 45min avant le début du concert.
On a appris le décès du baryton norvégien Emil Havold Næshagen à l'âge de 29 ans.
Né en 1992, Emil Havold Næshagen est décédé subitement la semaine dernière et la cause de sa mort nest pas connue.
Doté d'un importante voix de baryton-basse, le jeune interprète était l'une des voix les plus prometteuses de sa génération, avec un répertoire comprenant certains des principaux rôles de Wagner et de Mozart.
Le Festival e verbier a annoncé aujourd’hui un programme remanié pour sa soirée d’ouverture du 15 juillet, après l'exclusion de Valery Gergiev.
C'est le chef italien Gianandrea Noseda qui dirigera l’orchestre du festival dans un programme comprenant la Symphonie n° 4 de Chostakovitch et le Concerto pour piano n° 2 de Rodion Shchedrin interprété par la pianiste ukrainienne Anna Fedorova, ancienne élève de la Verbier Festival Academy (2012 et 2017). Invité régulièrement depuis 2006, Gianandrea Noseda était déjà programmé pour diriger Un ballo in maschera de Verdi, et il remplacera également Gergiev pour les trois premières représentations du Verbier Festival Orchestra, notamment avec le pianiste Mikhail Pletnev.
Bien que nous condamnions à la fois les actions du gouvernement russe et ceux qui les soutiennent, nous ne tournerons pas le dos aux musiciens russes ni à la grande tradition de la musique russe, a déclaré déclare Martin T:son Engstroem, fondateur et directeur du festival.
Le compositeur français Fromental Halévy, né le à Paris, est décédé le à Nice.
Jacques François Fromental Élie Halévy est issu d'une famille juive : son père, Élie Lévy, est originaire de Fürth (Bavière). Il est arrivé en France à la suite de l'émancipation des juifs par la Révolution. Il va militer toute sa vie pour la culture juive, et cela aura des répercussions sur son fils Fromental. Élie Lévy épouse en 1798 Julie Mayer, originaire de Malzéville, près de Nancy. En 1807, la famille change de nom pour s’appeler Halévy. Fromental a un frère cadet, Léon, qui sera un proche de Saint-Simon. L'influence de ce dernier, partisan de l'abolition des frontières entre les religions et du brassage des élites, se fera sentir puissamment sur toute la famille Halévy, génération après génération.
Dès l’âge de 7 ans, Fromental entre au Conservatoire de Paris où il devient l’élève de Félix Cazot, Charles Lambert, Henri Montan Berton et Étienne Nicolas Méhul. En 1811, il entre dans la classe de Cherubini, où il restera cinq ans. Cette rencontre fut un événement capital de la vie artistique de Fromental. Le jeune garçon assimila l'enseignement sévère et exigeant de ce grand maître avec une facilité prodigieuse et devint vite son élève "chéri". Dès 1814, il donne des cours de solfège au Conservatoire. En 1817, il obtient le premier second Prix de Rome, puis le Premier Grand Prix en 1819. Il part à Rome en 1820, séjourne à Naples, puis à Vienne en 1822 où il rend visite à plusieurs reprises à Beethoven qu'il admire, tout en se sentant plus proche de Mozart et de Cherubini.
Rentré à Paris à la fin de 1822, il reprend les cours de solfège qu'il donnait au Conservatoire. En 1827, il y est nommé professeur d’harmonie et d'accompagnement. Parallèlement, il est chef de chant au Théâtre italien, puis à l'Opéra. En 1828, il obtient enfin la commande d'un opéra. Il en composera au total plus de trente. C'est en 1833 qu'il reçoit du docteur Véron, directeur de l'Opéra, la commande d'un grand opéra en cinq actes sur un livret de Scribe, La Juive, créé le . Dans le même temps, Meyerbeer reçoit commande des Huguenots, toujours sur un livret de Scribe.Au cœur de chaque ouvrage figurent des représentants caractéristiques des minorités religieuses israélite ou protestante, qui sont finalement anéantis par le pouvoir de l'Église et (ou) de l'État ; les juifs comme les protestants refusent d'abjurer leur foi et « choisissent le martyre ». Ces spectacles impressionnants attirèrent des foules énormes. » Si les libéraux accueillent avec chaleur La Juive, il faudra compter avec une opposition résolue des légitimistes qui la considèrent comme "une insulte à la religion".
Le succès de La Juive amène l'Opéra à lui commander une nouvelle œuvre, ce sera Guido et Ginevra, créé le , sorte de transposition de l'histoire de Roméo et Juliette à Florence pendant la peste. Son style a nettement progressé depuis La Juiveet l'œuvre est aussi un grand succès. Du coup, le Conservatoire fait de plus en plus appel à lui : après lui avoir confié une classe de fugue et de contrepoint en 1833, il le charge d'une classe de composition en 1840.
Suivent dans les années quarante encore deux grands opéras : La Reine de Chypre et Charles VI. Leur thème commun est celui de la royauté et des menaces auxquelles elle doit faire face. Dans La Reine de Chypre, créé en 1841 sur un livret de Saint-Georges, c'est la famille régnante des Lusignan qui est attaquée par la République de Venise. Richard Wagner aima tellement l'œuvre qu'il en fit une réduction pour piano et chant. Créé en 1843, Charles VI étonne un peu par les libertés prises par les auteurs du livret, Casimir Delavigne et son frère, qui introduisent parmi les personnages centraux la maîtresse de Charles VI, Odette de Champdivers, transformée en une sorte de Jeanne d'Arc, qui va réconcilier le roi et son fils. L'ouvrage comprend un chant contre les Anglais qui jamais ne régneront en France, apprécié du public mais pas du roi, qui vient de conclure une première entente cordiale...
Le cycle des grands opéras se termine dans les années cinquante par deux ouvrages sur le thème de la faute et de son pardon éventuel : Le Juif errant (1852) et La Magicienne (1858). Dieu refuse son pardon au premier, condamné à errer sans fin à travers le monde, mais l'accorde à la seconde, la fée Mélusine, qui mourra chrétiennement. La Magicienne a été remontée à Montpellier avec Norah Amsellem dans le rôle principal.
Généralement, de tous les opéras de Fromental Halévy, seul La Juive se joue encore de nos jours. Mais en 2008, Cecilia Bartoli fait revivre sur scène Clari, opéra créé en par La Malibran. Par ailleurs, le Dilettante d'Avignon a été remonté à... Avignon et a fait l'objet d'un enregistrement discographique.
Fromental épouse le Léonie Rodrigues-Henriques, une artiste cultivée, fille de banquier juif et sœur d'Eugénie Foa, ancienne élève de Frémiet et dotée d'un certain talent pour la sculpture. On avait parlé de l'influence des idées saint-simoniennes sur les Halévy, qui les auraient poussés vers des mariages mixtes. Cette union serait-elle une exception ? Pas vraiment, car les Rodrigues baignent dans le saint-simonisme : le cousin de Léonie, Olinde Rodrigues, est le disciple préféré et le confident des derniers jours de Saint-Simon ; c'est d'ailleurs lui qui a introduit auprès du maître Léon Halévy. Proches aussi Émile et Isaac Pereire, parents des Rodrigues-Henriques, Gustave d'Eichthal, marié à une Rodrigues, de même que le grand industriel Ernest Goüin. Fromental a eu deux filles, l'aînée morte en 1864 alors qu'elle est fiancée à son cousin Ludovic Halévy, et Geneviève (1849-1926), qui va épouser à l'instigation de son oncle Hippolyte Rodrigues le grand compositeur Georges Bizet.
Fromental a été un mélodiste très abondant, parfois inspiré, souvent sincère jusqu'à la naïveté. Par contre, il s’est montré peu doué pour la musique de ballet, bien que celui composé pour La Juive soit particulièrement inspiré. Il avait également un réel talent d’écrivain : Lettres sur la musique, parues sous le pseudonyme de « Gervasius » qui a failli le faire élire aussi à l'Académie française.
Parmi les trente-six ouvrages qu’il a écrits pour le théâtre, les plus applaudis sont La Juive, Guido et Ginevra ou la Peste de Florence sur un livret de Scribe (), La Reine de Chypre sur un livret de Saint-Georges () et Charles VI sur un livret de Casimir et Germain Delavigne ().
On peut citer, parmi ses opéras-comiques, L’Éclair (), ce dernier étant particulièrement apprécié d'Offenbach, Les Mousquetaires de la Reine (), Le Val d’Andorre () et La Tempesta (). Son œuvre comprend également quelques cantates, diverses pièces de musique vocale, un De profundis pour la cérémonie funèbre du Duc de Berry. Sa Dame de Pique a été créée avant celle de Tchaïkovski. Le Théâtre de la Porte Saint Martin a remonté Le Guitarrero sous la baguette d'Alexandra Cravero.
Élu, en , à l’Académie des Beaux-Arts en remplacement d'Antoine Reicha, il en devient le secrétaire perpétuel en . À ce titre, il bénéficie d'un logement de fonction quai Conti, où son frère Léon est déjà installé dans l'appartement de son beau-père, Hippolyte Le Bas, architecte de l'Institut. Il sera par la suite l'objet d'une cour assidue de la part d'Eugène Delacroix, qui a une maison en face de son château de Fromont, de l'autre côté de la Seine, et désire entrer à l'Académie. Après la mort de Fromental de la tuberculose, une pension de 5 000 francs, demandée au Corps législatif, est accordée à sa veuve comme récompense nationale.
Comme professeur, il compte des élèves qui deviendront célèbres, dont Charles Gounod, Victor Massé, François Bazin et Georges Bizet, qui épouse sa fille Geneviève en 1869. On compte également parmi ses élèves Théodore Mozin, frère du peintre Charles Mozin, Charles Lecocq, auteur d'opérettes et d'opéras-comiques à succès comme la Fille de Madame Angot ou Aimé Maillart, auteur des Dragons de Villars.
Son neveu Ludovic Halévy a écrit les livrets de nombreux opéras et opérettes, au premier rang desquels Carmen de Georges Bizet, ainsi que La Belle Hélène de Jacques Offenbach, auquel il participa.
Le Franco-monégasque Slava Guerchovitch et le Tchèque Jan Čmejla sont les vainqueurs ex aequo du XXVIIIe Concours international de Piano d’Épinal. Deux autres musiciennes : In-Ae Ha et Yeram Park étaient également finalistes de ce concours français.
De nos confrères de ResMusica :
Après avoir remporté au mois de janvier le concours de super soliste à l’Orchestre National de Metz, le violoniste Nicolas Alvarez prend ses fonctions a pris ses fonctions au sein de la formation.
Né en 1988, diplômé du CNSMD de Paris, il joue au sein de l’Orchestre de l’Opéra National de Paris et de l’Orchestre Philharmonique de Radio France avant d’intégrer, en 2016, l’Orchestre de Chambre de Paris. Il est régulièrement invité en tant que violon solo à l’Orchestre National des Pays de la Loire ou à l’Orchestre Victor Hugo de Franche-Comté. Il s’est également produit à l’ElbPhilharmonie de Hambourg, au Konzerthaus de Berlin, à la Philharmonie de Paris, au Théâtre des Champs-Elysées, au Victoria Hall de Genève, à la Salle Cortot, ou encore au Tchaikovsky Concert Hall de Moscou.
Le pianiste Peter Rösel est nommé sénateur honoraire du Conservatoire de Musique de Dresde. Le recteur Axel Köhler a déclaré mardi que l'institution montrait ainsi son estime pour les services rendus par Rösel dans la formation de piano.
Né en 1945 à Dresde, Rösel a occupé jusqu'en 2010 un poste de professeur à l'école supérieure "Carl Maria von Weber" de cette ville, et jusqu'en 2011, il était chargé de cours.
Déjà adolescent, il aimait écouter ses enregistrements de Schubert et a découvert plus tard la grande variété du répertoire de Rösel.
En 1966, Rösel a été le premier Allemand à remporter un Prix au Concours Tchaïkovski de Moscou. En 1972, il a été honoré par le Prix artistique de la RDA et en 2009 par le Prix artistique de la capitale du Land de Dresde. En 2016, il a reçu le Prix Mozart de la Sächsische Mozart-Gesellschaft. Au cours de sa carrière, il a été invité par des festivals et des orchestres internationaux. Rien qu'avec Kurt Masur et l'orchestre du Gewandhaus de Leipzig, il a donné plus de 200 concerts.
Le pianiste Igor Levit devient co-directeur artistique du Heidelberger Frühling, en duo avec le directeur artistique fondateur Thorsten Schmidt à partir de 2022-23
La collaboration est prévue pour une durée initiale de cinq ans. La proposition de direction artistique commune présentée par le directeur du Printemps de Heidelberg a été approuvée par le maire et le comité principal et financier de la ville de Heidelberg, actionnaire du festival, et présentée hier au public lors d'une conférence de presse.
Le Printemps de Heidelberg fêtera son 25e anniversaire en 2022.
Igor Levit est étroitement lié au Printemps de Heidelberg depuis de nombreuses années. Depuis 2011, il se produit régulièrement au festival en tant qu'artiste, et en 2013, il a été artiste en résidence. Plus tôt, il a déjà contribué en partie au travail programmatique du festival en tant que directeur artistique de l'Académie de musique de chambre et curateur du pôle de musique de chambre "Standpunkte". Le nouveau duo de direction artistique a déjà commencé son travail commun en préparation de la prochaine saison.
Thorsten Schmidt et Igor Levit poursuivent l'objectif de faire progresser le Heidelberg Frühling en tant que plateforme pour les artistes émergents et pour le développement de formats. Ils définissent le Heidelberger Frühling comme un espace de discussion et un lieu de rencontre des idées. La collaboration avec d'autres partenaires culturels, l'intégration des possibilités de communication actuelles dans le domaine numérique et le développement d'un programme écologiquement durable sont au cœur de la coopération.
Le Printemps de Heidelberg 2022 fêtera son 25e anniversaire sous le thème principal "FESTspiel". Le festival a été cofondé en 1997 par Thorsten Schmidt à l'occasion des 800 ans de la ville de Heidelberg et s'est développé depuis comme l'un des grands festivals de concerts dans les pays germanophones et en Europe.
Le Theater an der Wien, le troisième opéra de la capitale autrichienne avec le Wiener Staatsoper et le Volksoper, va subir une rénovation complète. Au cours des deux ans et demi à venir, la structure du bâtiment et les installations techniques seront entièrement adaptées aux besoins nouveaux. En outre, l'avant et l'arrière du bâtiment seront rénovés. La rénovation et la modernisation du théâtre historique est une étape urgente et nécessaire pour que l'opéra soit prêt à affronter l'avenir à long terme, a déclaré le Directeur Général de Wien Holding, Kurt Gollowitzer.
Le budget est estimé à 60,05 millions d'euros au total.
Le Theater an der Wien, construit en 1801 par Emanuel Schikaneder, a été rénové de fond en comble pour la dernière fois en 1962. Depuis, des rénovations partielles et des remises en état ont eu lieu, principalement pendant les périodes où le théâtre ne jouait pas.
La direction artistique de Stefan Herheim débutera à l'automne 2022 dans le hall E du Museumsquartier. La réouverture de la maison mère est prévue pour l'automne 2024.