Le Journal

Le "Triptyque" de La Monnaie sur Arte

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La nouvelle production du Trittico de Giacomo Puccini, mise en scène par Tobias Kratzer (décor et costumes de Rainer Sellmaier, vidéo de Manuel Braun, lumière de Bernd Purkrabek et dramaturgie de Marie Mergeay), sera diffusée sur Arte le 26 mars 2022 (19h) depuis le Théâtre Royal de La Monnaie à Bruxelles.

Alain Altinoglu dirige l'Orchestre Symphonique de la Monnaie, les ensembles choraux de la Monnaie (chef de chœur Alberto Moro), ainsi qu'une distribution comprenant des interprètes tels que Lianna Haroutounian (Giorgetta, Suor Angelica), Péter Kálmán (Michele, Gianni Schicchi), Elena Zilio (La badessa, Zita), Raehann Bryce-Davis (La azia principessa), Adam Smith (Luigi, Rinuccio).

Le Triptyque a été créé en décembre 1918 au Metropolitan Opera de New York, faisant se succéder la tragédie grossière Il Tabarro, le lyrisme et la sensibilité de Suor Angelica et la comédie Gianni Schicchi. Trois opéras en un acte, trois registres complémentaires, trois lieux différents et trois "couleurs" différentes. Pour cette deuxième collaboration avec La Monnaie, Tobias Kratzer conserve l'ordre original des œuvres, les imbriquant les unes dans les autres pour former un tout, comme un cercle sans fin.

Une salle Rudolf Buchbinder à Grafenegg

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La salle de l'ancienne école d'équitation de Grafenegg (Basse-Autriche) sera rénovée et modernisée. Grâce à une meilleure acoustique et à un nouvel équipement électronique et multimédia, une salle de concert à part entière verra le jour.Une fois achevée, la salle portera le nom du directeur artistique du Festival de Grafenegg, le pianiste Rudolf Buchbinder.

Le manège est, avec la scène en plein air Wolkenturm et la salle de concert Auditorium, le troisième lieu de représentation central de Grafenegg. Le projet de changement de nom vise à rendre hommage à Buchbinder pour son importante activité au sein du festival. Il a contribué au développement de Grafenegg dès la première minute et en a fait un lieu musical d'envergure internationale.
Le pianiste dirige le festival depuis sa création en 2007. Il a lieu chaque année de fin août à mi-septembre. L'accent est mis sur des concerts avec des orchestres et des solistes internationaux.

Cinq sontaes inédites de Luis Mison

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L'Instituto Complutense de Ciencias Musicales (ICCMU) vient de présenter l'édition de cinq sonates pour flûte et basse continue de Luis Misón (Mataró, 1727-Madrid, 1766) par le musicologue Juan Miguel Illán. Les sonates, jusqu'à présent inconnues, ont été récemment localisées dans le fonds documentaire de la Casa Palacio Condesa de Lebrija à Séville par les chercheuses Mercedes Fernández et Magdalena Illán, sans avoir pu clarifier l'origine de la présence de ces manuscrits dans le palais sévillan. Il s'agit de copies des mains de cinq copistes différents du XVIIIe siècle, dans un assez bon état de conservation et de propreté, ce qui a facilité le travail d'édition. Une seule d'entre elles est datée de 1751.

Cette découverte enrichit considérablement la connaissance de la musique instrumentale d'un homme qui était autrefois loué comme un interprète consommé de la flûte et du hautbois, mais qui est passé à la postérité essentiellement pour sa contribution fondamentale à la formation et à la consolidation de la tonadilla scénique.
Jusqu'à présent, les œuvres pour flûte connues de Misón se limitaient à quatre sonates pour flûte et continuo, trois sonates en trio pour flûte, violon et basse, un seul Adagio pour flûte, une sonate pour hautbois et une autre pour guitare d'attribution douteuse.
Par rapport à ces œuvres, les cinq nouvelles sonates représentent un apport substantiel en quantité et en qualité car leur écriture offre un niveau qualitatif supérieur à ce qui était connu jusqu'à présent. Dans ces sonates, la particularité est la présence d'une note (C3) en dessous de la tessiture des traversos de l'époque, ce qui amène Juan Miguel Illán à suggérer que Misón disposait d'un instrument très récent avec une clé qui permettait l'émission de cette note, ce qui ajoute un intérêt organologique et élargit la connaissance de la littérature pour flûte pas très abondante dans l'Espagne du XVIIIe siècle.

Adriane Post à l'IBO

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L'Indianapolis Baroque Orchestra -dont le directeur artistique est Barthold Kuijken- a choisi la violoniste Adriane Post comme nouvelle cheffe.
Elle succède au violon solo fondateur Allison Nyquist, qui a pris sa retraite en 2019.

Adriane Post est la cofondatrice de l'ensemble ACRONYM et du Quatuor à cordes Diderot, et elle a été violon solo du National Cathedral Baroque Orchestra, co-concertmaster d'Apollo's Fire à Cleveland, et chef invité avec Seraphic Fire et The Thirteen.

 

Riccardo Frizza nommé à la tête de l'Orchestre symphonique de la Radio hongroise

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Le chef italien Riccardo Frizza (50 ans) est nommé chef d'orchestre en chef de l'Orchestre symphonique et du chœur de la Radio hongroise à partir de la saison 2022-23.
Directeur musical du Festival d'opéra Donizetti de Bergame depuis 2017, Riccardo Frizza est régulièrement engagé par des orchestres, des opéras et des festivals du monde entier.

Un entretien filmé en quatre parties avec le musicologue Marcel Marnat

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Figure majeure de la musicologie française et éminent biographe de Maurice Ravel, Marcel Marnat est une personnalité incontournable dans la compréhension de l’art du compositeur français. En 2017, à son domicile, il accordait un long entretien à Geoffroy de Longuemar, président de la Fondation Maurice Ravel, pour une conversation intense et enrichissante sur le compositeur.

Dans le cadre des vidéos « Maurice Ravel Papier à musique », découvrez cet entretien en quatre parties sur la chaîne Youtube de la Ravel Edition et de la Fondation Maurice Ravel.

 

 

Dans le cadre des vidéos « Maurice Ravel Papier à musique », découvrez cet entretien en quatre parties sur la chaîne Youtube de la Ravel Edition et de la Fondation Maurice Ravel.

 

Du nouveau aux Innsbrucker Festwochen

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Le claveciniste et chef d'orchestre italien Ottavio Dantone sera le directeur musical des Innsbrucker Festwochen de 2024 à 2028.

Ottavio Dantone a étudié le clavecin et l'orgue au Conservatorio Giuseppe Verdi de Milan. En 1989, il a commencé à travailler avec l'Accademia Bizantina, d'abord comme claveciniste, puis, à partir de 1996, comme directeur musical.
En 1999, il fait ses débuts en tant que chef d'opéra au Teatro Dante Alighieri de Ravenne.

Il a enseigné au Conservatorio della Svizzera Italiana. Il a dirigé l'Opéra de Zurich, a joué au Festival Haydn du Burgenland et au Festival de Beaune, s'est produit au Staatsoper de Berlin, à l'Opéra du Rhin à Strasbourg, au Teatro Real de Madrid et au Musikfest de Brême, où il a également reçu le prix du Musikfest de Brême en 2014.

Pesaro, capitale de la culture

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La ville de Pesaro a été désignée capitale italienne de la culture en 2024.
Le Rossini Opéra Festival n’est évidemment pas étranger à cette désignation et prépare un millésime 2024 en conséquence.

Trois soirées de promotion au Concertgebouw

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Le pianiste et compositeur italien Ludovico Einaudi a réservé le Concertgebouw pour une demi-semaine en novembre pour promouvoir son prochain album Decca intitulé "Underwater".

Les vieux de la vieille ne se souviennent pas de la dernière fois où un compositeur vivant s'est produit trois soirs consécutifs dans la première salle d'Amsterdam, et avec l'espoir de faire salle comble. Einaudi s'est déjà produit six fois au C'bouw, toujours devant une salle comble.

Cette fois, les 14, 15 et 16 novembre, il se produira avec le violoniste Federico Mecozzi (violon, alto), Redi Hasa (violoncelle) et Francesco Arcuri (percussions).

L'édition complète de Haydn en passe d'être achevée

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Les éditions Henle et l'Institut Joseph Haydn publient les derniers volumes de l'édition complète
Ce grand projet commun de l'Institut Joseph Haydn et des éditions G. Henle prouve que la musicologie historique est une discipline extrêmement vivante et qu'elle peut influencer durablement les pratiques d'exécution actuelles : après presque 70 ans de recherche et de travail de détective intensif, les derniers volumes de la première édition complète au monde de l'héritage musical de Joseph Haydn paraîtront en avril 2022.

Bien plus que pour d'autres compositeurs du 18e siècle, la transmission de l'oeuvre de Haydn pose problème : les autographes de Haydn ne sont disponibles que pour environ un tiers des œuvres. Par conséquent, quiconque souhaitait par le passé reproduire fidèlement sa musique courait souvent le risque de tomber sur des copies erronées ou des œuvres mal attribuées.

Une édition complète en 113 volumes
En 1955, l'Institut Joseph Haydn de Cologne a été fondé en collaboration avec l'éditeur Günter Henle dans le but de publier une édition scientifiquement fondée de l'œuvre musicale complète de Haydn. Après plusieurs décennies, ce projet ambitieux s'achèvera en avril 2022 : avec le volume "Arrangements d'airs et d'ensembles d'autres compositeurs", l'édition complète en 113 volumes sera disponible à partir d'avril 2022.

En vérifiant et en publiant les œuvres, les scientifiques impliqués n'ont pas seulement apporté une grande contribution à l'état actuel de la recherche en histoire de la musique, ils ont également ouvert de véritables coffres aux trésors qui étaient restés fermés jusqu'à présent pour de nombreux passionnés de Haydn : certaines œuvres ont été rendues accessibles pour la première fois au public scientifique et musical grâce à ce projet, notamment des opéras entiers, des cantates pour la maison princière Esterházy, 126 trios pour baryton et plus de 400 arrangements de chansons populaires britanniques.

Le travail philologique effectué à cet effet a souvent été considérable et parcellaire. Les copies de partitions qui n'ont pas été réalisées dans l'entourage immédiat de Haydn ont par exemple été évaluées dans le cadre d'un processus de traçabilité complexe. Pour ce faire, on établissait à chaque fois un "stemma" (une sorte d'arbre généalogique des sources) à partir duquel les textes musicaux originaux pouvaient être reconstruits.

Parfois, les scientifiques ont dû faire preuve d'un flair presque criminologique. C'est ainsi qu'en 1993, six sonates pour piano de Haydn, considérées comme perdues, ont soudainement fait leur apparition et ont suscité un certain battage médiatique, mais les chercheurs de l'Institut Haydn les ont rapidement démasquées comme des contrefaçons.

En raison des lacunes de la tradition, la figure historique de Joseph Haydn et l'œuvre variée du compositeur n'ont longtemps pu être reconnues que de manière un peu floue. Grâce à l'édition complète de l'Institut Joseph Haydn et des éditions G. Henle, cette silhouette se dessine désormais beaucoup plus clairement et permet d'avoir des contours beaucoup plus nets de l'actualité musicale du 18e siècle et du génie de Joseph Haydn.