Le Journal

Prolongation pour Muti

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Le contrat de Riccardo Muti (80 ans) à l'Orchestre Symphonique de Chicago est prolongé jusqu'à la fin de la saison 2022-23.
Son contrat devait prendre fin avec cette saison, mais il a été interrompu par la pandémie.

Voce et Organo, un siècle de madrigaux

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« Musica Poética », plus d’un siècle de madrigaux, c'est à savourer au deuxième concert proposé par le Festival Voce et Organo. Le mercredi 29 septembre 2021 à 20h, à l’église Notre-Dame de la Chapelle de Bruxelles, l’ensemble Imago Mundi et l’organiste Ilze Bertrand proposent un programme éclectique et profane faisant la part belle aux madrigaux italiens et à leur évolution au fil du 16e siècle, sous diverses influences successives. On retrouvera ainsi des œuvres de compositeurs franco-flamands et italiens qui ont marqué le genre, chacun à sa manière : Merula, Willaert, Verdelotto, Cavazzoni, de Rore, Phalèse, Monteverdi, de Lassus, Picchi et de Wert.

Au début du XVIe siècle, le madrigal, à l’origine fortement polyphonique, se simplifie pour clarifier l’expression du texte, sous l’influence de la frottole, le style prédominant des chansons populaires italiennes de l’époque. Vers la seconde moitié du siècle, on assiste au retour d’arrangements plus polyphoniques. Parallèlement, les compositeurs franco-flamands Adriaan Willaert et Cipriano de Rore se distinguent par un usage plus fréquent des imitations et des chromatismes. La fin du siècle est le théâtre d’expérimentations diverses sur le plan harmonique, tandis que, avec Monteverdi et de Wert, le madrigal solo devient un nouveau genre : la monodie avec basse continue.
Au programme :
Toccata del secondo tono - Tarquinio Merula (1595-1665)
Amor Fortuna - Adriaan Willaert (1490-1562)
Con l’angelico riso - Philippe Verdelotto / arr. Willaert
Se mai provasti, donna, qual sia Amore P. Verdelotto / arr. A Willaert
Ricercar I - A.Willaert
Quando amor i begli occhi - P. Verdelotto
Quanto sia liet’il giorno - P. Verdelotto
Perdone Moi sie Folie - Marcantonio Cavazzoni (c.1490-c.1560)
Beato mi direi - Cipriano de Rore (1515-1565)
Non è ch’io duol mi scemi - Pierre Phalèse (1510-1573)
Non è ch’il duol mi scemi - C.de Rore
Ricercada ii tono - M. Cavazzoni
Lamento d’Arianna - Claudio Monteverdi (1567-1643)
Canzon sopra Falt d’argens - Girolamo Cavazzoni (c.1525-1577)
Dessus le marché d’Arras - A. Willaert en Orlandus Lassus (1532-1594)
Baisez-moi - A. Willaert
Allons, allons gay - A. Willaert
Pass’e mezzo - Giovanni Picchi (1571/72-1643)
Dunque lasciar si belle e dolce labbia - Giacges de Wert (1535-1596)
Il dolce sonno - G. de Wert

 

Rififi à Wiesbasden

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Le directeur musical général du Hessisches Staatstheater Wiesbaden, Patrick Lange, veut mettre fin prématurément à son contrat en raison de divergences artistiques avec le directeur artistique Uwe Eric Laufenberg.
Le Land de Hesse et la ville de Wiesbaden annoncent qu'ils se plieront à cette demande, même s'ils la regrettent.
Mais nous apprenons par ailleurs que Uwe Eric Laufenberg ne renouvellera pas son contrat qui court jusqu'en 2024. Sa décision fait suite à l'absence de négociations sur une prolongation de contrat,qui auraient dû commencer au début du mois.

Né en 1981, Lange est GMD à Wiesbaden depuis la saison 2017-18. Après avoir étudié à Würzburg et à Zurich, il a commencé sa carrière de chef d'opéra à Zurich et à Lucerne. De 2008 à 2009, il était premier chef au Komische Oper Berlin puis, de 2010 à 2012, chef principal. Son expérience, il l'a acquise à l'Opéra d'État de Vienne, Munich, Stuttgart et Hambourg, au Semperoper de Dresde, au Royal Opera House de Londres, à l'Opéra National de Paris et à l'Opéra de Francfort. En concert, il a notamment dirigé l'Orchestre Philharmonique de Vienne, les Orchestres Symphoniques de Hambourg et de Bamberg et les Orchestres de la radio BR, SWR et WDR.

Musique au féminin

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Au moment où l’Association Française de Normalisation (AFNOR) attribue pour la première fois, au Festival d'Aix-en-Provence, le label « Egalité professionnelle entre les femmes et les hommes » pour ses bonnes pratiques et son engagement dans ce domaine, une étude révèle que les oeuvres composées par des femmes ne représentent que 5% des programmes orchestraux.
L’étude a analysé les œuvres prévues pour la saison 2020-21 dans 100 orchestres de 27 pays à travers le monde. La recherche a été entreprise par l'organisation britannique Donne, Women in Music créée par la soprano Gabriella Di Laccioto pour développer la promotion des femmes dans tous les domaines artistiques. Sans surprise, les résultats mettent toujours en évidence une large marge entre les compositeurs masculins blancs vs les compositrices et ceux de couleur malgré une légère évolution : 747 des 14 747 oeuvres programmées par les 100 orchestres tout au long de la saison 2020-21 ont été composées par des femmes, soit 5 %. En outre, seulement 1,11% des pièces ont été composées par des femmes noires et asiatiques et seulement 2,43% par des hommes noirs et asiatiques.

Parmi les orchestres inclus dans l’étude, l’Academy Of St Martin In The Fields, le London Symphony Orchestra, le Berlin Philharmonic, l’Orchestre Philharmonique de Radio France, le St. Petersburg Philharmonic Orchestra, l’Israeli Philharmonic, le New York Philharmonic, l’Orquesta Filarmónica de Montevideo, le Melbourne Symphony Orchestra et le Japan Philharmonic Orchestra.

L’étude se termine par une liste de plus de 500 œuvres de compositrices mais précise qu’il y a bien davantage à découvrir. Donne, Women in Music a également publié une liste d'oeuvres disponibles sur YouTube.

 

Isaac Stern, 20 ans

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Le violoniste américain Isaac Stern, né le  à Kremenets (Pologne), est décédé le  à New York.

Rappel pour les plus jeunes.
Isaac Stern naît dans une famille juive, fils de Solomon Stern, peintre en bâtiment à Kiev, et de Clara Stern, artisteIl a un an lorsque sa famille s'installe à San Francisco. Il reçoit de sa mère ses premières leçons de musique. À huit ans, il entre au Conservatoire de San Francisco où il étudie le violon avec Louis Persinger et Nahum Blinder (1932-1937).
Pour son premier concert public (1936), il interprète le Concerto pour violon n° 3 de Camille Saint-Saëns avec l'Orchestre Symphonique de San Francisco sous la direction de Pierre Monteux.

En 1950, il rencontre Pablo Casals au Festival de Prades et découvre l'univers de la musique de chambre. Il y jouera avec le hautboïste Marcel Tabuteau le Quatuor K.370 et le Concerto pour hautbois et violon BWV 1060 de Bach. En 1961, il fonde avec le pianiste Eugene Istomin et le violoncelliste Leonard Rose le Trio qui se produira pendant plus de vingt ans.

En 1960, à la tête d'un comité de soutien, il s'oppose avec succès à la démolition du Carnegie Hall à New York. En 1996, le grand auditorium du Carnegie sera rebaptisé en son honneur.

Musicien engagé, il n'hésite pas à mettre la musique au service de ses convictions. En témoignent ses tournées en Union soviétique en pleine guerre froide, son voyage en Chine au lendemain de la Révolution culturelle (il fut le premier musicien occidental à accepter l'invitation du gouvernement chinois), son premier séjour en Allemagne après avoir refusé pendant des années de s'y produire, son engagement actif pour Israël aux côtés de Golda Meir et David Ben Gourion ou encore le récital donné à Jérusalem en pleine guerre du Golfe devant un public équipé de masques à gaz.
Il a également découvert et soutenu nombre de jeunes talents parmi lesquels Yo-Yo Ma, Itzhak Perlman, Pinchas Zukerman, Shlomo Mintz.

Ses instruments de prédilection ont été deux Guarnerius : le Vicomte de Panette (1737) acquis en 1947, puis l'ex-Ysaÿe (1740) acquis en 1965. Il a également possédé deux Guadagnini, un Vuillaume de 1846, le Tsar, un Bergonzi et un Stradivarius de 1721, le Kruze.

Il nous laisse de nombreux témoignages : il a publié l'intégrale des concertos de Brahms, Bach, Beethoven, Mendelssohn ainsi que les œuvres de compositeurs plus modernes tels que Samuel Barber, Béla Bartók, Igor Stravinsky et Leonard Bernstein ; il a également créé les concertos d'Henri Dutilleux, George Rochberg et Peter Maxwell Davies.

En 1995 et 1996, Sony Classical a fait paraître une série de quatre coffrets intitulée Isaac Stern, A Life in Music où est rassemblée la quasi-totalité de sa production discographique comme soliste, chambriste et concertiste.

Concours Aeolus 2021

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C'est le hautboïste italien Gioele Coco qui a remporté le 1er Prix (20 000 euros) du Concours Aeolus. Le 2e Prix (15 000 euros) et le Prix du Public ont été attribués au bassoniste roumain Traian Sturza. La flûtiste Anna Komarova de Russie a reçu le 3e Prix doté de 10 000 euros. Le Prix Spécial de 7 000 euros pour la meilleure interprétation d'une œuvre contemporaine a été attribué au flûtiste italien Tommaso Pratola. Un quatrième, un cinquième et un sixième prix ont été décernés pour la première fois cette année.
Le jury était composé de Marc Tardue, Jean-Louis Capezalli, Christian Wetzel, Dag Jensen, Gabor Meszaros, Andrea Lieberknecht, Ulla Miilmann et Raimund Wippermann.

Gioele Coco est né en Sicile en 1993. Il a étudié à Catania et Lugano avec Angelo Palmeri et Fabien Thouand. Il est ensuite entré au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Lyon. Pendant et après ses études, il a été actif dans divers orchestres, dont le dernier en date est celui du Teatro Carlo Felice de Genova, en tant que hautbois solo.

Le concours Aeolus Wind a lieu chaque année à Düsseldorf depuis 2006, à la Robert Schumann Hochschule. L'organisateur est la Fondation Sieghardt Rometsch. Alors que le concours n'a pas pu se dérouler en 2020, cette édition a connu un record d'inscriptions : 320 candidatures de 42 pays, 112 pour le basson, 109 pour la flûte et 99 pour le hautbois.

La révolte des Orgues à Milan

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"La Révolte des Orgues", ce sera un concert unique au Duomo de Milan, le rendez-vous le 30 septembre de neuf organistes d'importantes cathédrales européennes : Emanuele Carlo Vianelli, organiste titulaire du Duomo, l'Espagnol Juan de la Rubia (Sagrada Familia, Barcelone), Hansjörg Albercht (Münchner Bachchor), Martin Baker (Westminster Cathedral), Giulio Bonetto (Eglise de San Fermo Maggiore, Vérone), Roberto Bonetto (Conservatoire de Vérone), Omar Caputi (Sanctuaire de Santa Rita, Turin), Martin Kovarik (Zurich), Marco Lo Muscio (Rome) et Paolo Oreni (Treviglio).

Avec le percussionniste Christian Benning et le chef d'orchestre Johannes Skudlik, le programme comptera la Fugue BWV 577 de Bach, le Boléro sur un thème de Charles Racquet de Pierre Cochereau, le Concerto pour 4 clavecins BWV 1065 de Bach dans un arrangement pour 5 orgues et se terminera par La Révolte des Orgues pour 9 orgues, percussion et chef d'orchestre de Jean Guillou (2007).

 

Le premier Festival Mahler à Leipzig

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Le Gewandhaus de Leipzig a confirmé les dates définitives du Festival Mahler dont la première édition a été annulée par la pandémie. Le festival aura lieu du 11 et le 29 mai 2023.
Le programme prévoit la participation de dix grands orchestres : l'Orchestre du Gewandhaus de Leipzig bien sûr, rejoint par l'Orchestre Philharmonique de Munich, celui du Concertgebouw d'Amsterdam, l'Orchestre Symphonique de Birmingham, l'Orchestre Symphonique de la Radio Bavaroise, l'Orchestre du Festival de Budapest, le Gustav Mahler Jugendorchester, la Staatskapelle Dresden, le MDR Symphony Orchestra et l'Orchestre Philharmonique tchèque avec leurs chefs habituels.
Des récitals aussi, et on annonce déjà le pianiste Igor Levit et le baryton Thomas Hampson.

 

Remy Durupt, lauréat du Concours Antal Dorati

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Le jeune chef français Rémi Durupt est le lauréat du 3e Concours International de direction d'orchestre Antal Doráti, organisé tous les trois ans à l'Académie Franz Liszt de Budapest. Le 1er Prix est doté de 5 000 euros et des concerts avec l'Orchestre Philharmonique national de Hongrie, l'Orchestre Symphonique de Budapest, l'Orchestre Symphonique de Plock, l'Orchestre Symphonique d'Arménie et l'Orchestre de Genève.

Cette année, les épreuves ont débuté en mars avec 65 candidats issus des 200 inscriptions. Le jury était composé de John Axelrod, Oleg Caetani, Anna Duczami Mroz, Gyorgy Lendvai, Myron Michailidis et Sergey Smbatyan.

Né à Nancy en 1983, Rémi Durupt est passionné de musique du XXe et XXIe siècles.
Percussionniste de formation (Strasbourg, Genève) il a remporté le Concours de Genève en 2009.
Il est à l’origine de nouvelles oeuvres solo, musique de chambre et pour ensemble et exerce sa passion pour la transmission dans des établissements comme le Conservatoire de Mantes-La-Jolie et le pôle Aliénor Poitou-Charentes mais aussi à l’international sous forme de masterclasses.
Comme chef, il est ouvert aux collaborations artistiques originales décloisonnant les divers styles et formats de concert. Il a dirigé, en France et à l’étranger, des ensembles contemporains tels que Linéa, Dedalo, Umze, Impronta, Ars Nova ainsi que Links dont il est cofondateur. Son expérience symphonique s’est forgée avec des orchestres tels que l'Anhaltische Philharmonie Dessau, le Gürzenich Orchester Köln, l’Orchestre Symphonique et Lyrique de Paris, le Danubia Obuda Orchestra et le Toulouse Wind Orchestra. En 2019, il a dirigé plusieurs sessions orchestrales à Budapest et assisté Peter Eötvös au Concertgebouw Amsterdam et au Berliner Philharmoniker.

 

Décès de Sylvano Bussotti

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Le compositeur italien Sylvano Bussotti est décédé à l'âge de 89 ans.

Né à Florence le 1er octobre 1931, Bussotti avait également cultivé d'autres disciplines artistiques tels la poésie, la peinture, le roman et le cinéma.
À Florence, il reçoit l'enseignement de Luigi Dallapiccola et à Paris, il rencontre Pierre Boulez qui l'encourage à suivre les célèbres cours d'été de Darmstadt. C'est en 1958 que sa musique est entendue pour la première fois en public, grâce à son ami et pianiste David Tudor, qui était également étroitement associé au travail de John Cage.
Son style s'éloigne des principes exposés à Darmstadt et se rapproche de celui de John Cage, sans toutefois perdre de vue l'influence décisive de ceux qu'il considère comme ses maîtres, les expressionnistes et les romantiques tardifs tels que Gustav Mahler, Giacomo Puccini et Alban Berg.

Sylvano Bussotti a également été directeur artistique du Teatro La Fenice de Venise, responsable de la programmation du festival Puccini de Torre del Lago et responsable de la section musicale de la Biennale de Venise. Il était également membre de l'Académie nationale de Santa Cecilia. Il a participé à des productions dans certains des principaux théâtres internationaux, du Maggio Musicale Fiorentino à la Scala de Milan, au Liceu de Barcelone et à la Zarzuela de Madrid.