Le Journal

Antonio Pappano, "Emérite"

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A Rome, Antonio Pappano sera chef émérite lorsque son mandat de directeur musical prendra fin (2023) pour garder vivace "une collaboration grâce à laquelle nos ensembles artistiques resteront liés au maestro, poursuivant la relation qui a donné des résultats passionnants, appréciés par le public et les critiques du monde entier".

Parmi les projets communs, une Butterfly au Festival de Pâques de Salzbourg en 2024.

Rudolf Kelterborn est décédé.

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Le compositeur, chef d'orchestre et pédagogue suisse Rudolf Kelterborn est décédé le 24 mars à l'âge 89 ans.

Rudolf Kelterborn était né à Bâle le 3 septembre 1931. Enfant, il prend des leçons de piano, de direction et de théorie, et ses premières compositions suivent. À partir de 1950, il suit des cours de direction d'orchestre avec Igor Markevitch à Salzbourg et commence à étudier la direction d'orchestre avec Alexander Krannhals à la Musik-Akademie der Stadt Basel. Il a étudié la théorie musicale avec Gustav Güldenstein et Walter Müller von Kulm, le piano avec Eduard Henneberger et la composition avec Walther Geiser. À l'université de Bâle, il a étudié la musicologie, puis la composition avec Willy Burkhard, Boris Blacher, Günter Bialas et Wolfgang Fortner.
Entre 1956 et 1960, il enseigne la théorie musicale à l'Académie de musique de Bâle et, jusqu'en 1968, la théorie musicale, d'analyse musicale et la composition à l'Académie de Detmold. Il a ensuite enseigné par intermittence à l'Académie de musique de Zurich jusqu'en 1983 et il a aussi donné cours à l'Académie de musique de Karlsruhe.
Comme conférencier, il est invité aux États-Unis, en Angleterre, au Japon, en Corée du Sud, en Chine, en Lituanie et en Russie.
De 1983 à 1996, on le retrouve à nouveau à la Musikakademie de Bâle qu'il dirige jusqu'en 1994. Il occupe le poste de rédacteur en chef de la Schweizerische Musikzeitung et travaille pour la radio suisse DRS.
On doit au compositeur des opéras, des symphonies et des œuvres pour orchestre et petits ensembles.
La dernière fois qu'il s'est vu décerner le Prix suisse de musique en 2020 pour son œuvre, il avait auparavant été honoré du Prix d'art de la ville de Bâle (1984), entre autres prix. Rudolf Kelterborn est décédé le 24 mars 2021 à Bâle.

 

 

Un musée interactif consacré à Giuseppe Tartini

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Le 8 avril, c'est l'anniversaire du violoniste et compositeur Giuseppe Tartini (1692-1770). Le Conservatoire de Trieste ouvre aujourd'hui "La Stanza di Tartini", un musée qui lui est consacré.

Du fait de la pandémie, la Stanza di Tartini est ouverte virtuellement sur le site www.discovertartini.it. On y trouve une large documentation le compositeur, des témoignages historiques et des documents pour découvrir un des plus importants violonistes de son temps mais aussi un homme aux intérêts multiples, des enregistrements audio et vidéo de ses œuvres, des objets lui ayant appartenu, des partitions manuscrites, des lettres autographes, des éditions imprimées de l'époque, des notes, son étui à violon avec les initiales GT, son masque mortuaire en cire et des présentations vidéo explicatives par les musicologues Margherita Canale et Paolo Da Col.

La lutherie est en deuil

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Nous venons d'apprendre le décès, hier, du luthier français Philippe Dupuy. Il était âge de 88 ans.

Fils du luthier Georges Dupuy, membre fondateur de l'Association internationale des luthiers et archetiers (EILA), petit-fils de l'archetier Eugène Sartory (sur lequel il a écrit un livre publié en 2019), il oeuvrait rue de Rome à Paris, avec Pierre Caradot.

Avant sa formation de luthier, Philippe Dupuy avait étudié le solfège et le violon. À 14 ans, il rejoignait la lutherie avec Léon Mougenot à Mirecourt avant d'aller travailler avec Walter Hamma à Stuttgart.

La Gioconda a 145 ans

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L'opéra en quatre actes d'Amilcare Ponchielli (livret d'Arrigo Boito d'après Angelo, tyran de Padoue de Victor Hugo) fut créé à la Scala le .
C'est l'un des seuls opéras qui offre un rôle d'importance à chacun des six grands types de voix : soprano, mezzo, contralto, ténor, baryton et basse et les plus grands du 20e siècle s'y sont illustrés :  Maria Callas, Montserrat Caballé, Renata Tebaldi, Giuseppe di Stefano, Mario del Monaco,...

Les autres créations durent attendre la décennie suivante : Saint-Pétersbourg le Vienne le Londres le New York le Nice le 

Quand le Teatro Real met les choses au point.

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Le Teatro Real (Madrid) a réagi à la publication aujourd'hui, dans le journal ABC, d'un article faisant état de plus de 20 cas positifs de covid-19 au cours des répétitions de Peter Grimes qui sont en cours. Et c'est on ne peut plus clair !

Les répétitions de l'opéra Peter Grimes, la mise en scène très attendue de l'œuvre de Benjamin Britten dans une mise en scène de Deborah Warner et une direction musicale d'Ivor Bolton, se poursuivent à un rythme soutenu sur la scène du Teatro Real où la première mondiale de cette production aura lieu le 19 avril.

Dans cette nouvelle coproduction avec le Royal Opera House, l'Opéra national de Paris, le Teatro de la Opera di Roma et le Teatro Real, plus de 250 personnes participent et, depuis le 3 mars, des tests PCR et antigènes sont effectués systématiquement plusieurs fois par semaine, conformément aux protocoles sanitaires.

Grâce aux mesures de suivi et de surveillance établies, il est confirmé qu'il n'y a pas eu d'épidémie au Teatro Real et que les infections ont été des cas isolés provenant d'environnements personnels ou familiaux. Tout cas positif a été immédiatement isolé et fait l'objet d'une surveillance étroite. Ceci a été déterminé par la Communauté de Madrid et le service de prévention de Quirón.

Cette société de prévention déclare expressément que, "comme il n'y a pas eu de contacts étroits simultanés avec les cas établis qui ont finalement une PCR positive, ils sont considérés comme non liés et ne peuvent donc pas être déclarés épidémie", étant des contagions externes au Théâtre Royal.

Le Teatro Real a établi que toutes les personnes participant à la production devaient porter un masque pendant les répétitions et s'asseoir à des tables individuelles pendant les déjeuners.

Cette première a connu un premier report, du 8 au 13 avril, en raison des restrictions de mobilité imposées par la pandémie et le Brexit, et aura finalement lieu le 19 avril, afin d'atteindre la plus haute qualité artistique en toute sécurité sanitaire.

Des effets positifs de la pandémie

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Pour l'Orchestre Philharmonique de New York et le Lincoln Center, la pandémie n'aura pas été que dévastatrice. Elle a permis d'accélérer la rénovation -longtemps reportée- du David Geffen Hall : les concerts ayant été annulés, le chantier a pu débuter. Et puisqu'il doit durer un an et demi, le calcul est simple : la réouverture est annoncée à l'automne 2022, soit un an et demi plus tôt que le calendrier initialement prévu.
La rénovation doit améliorer l'esthétique et l'acoustique de la salle, et des sièges ceindront la scène qui bénéficiera d'une avancée de 10 mètres (jusqu'à l'actuelle rangée J) pour un plus grand sentiment d'intimité. Le nouvel espace comptera environ 2 200 sièges, contre 2 738 actuellement.
L'orchestre passera néanmoins, on l'a bien compris, encore une grande partie de sa prochaine saison hors-les-murs.

Katharina Wagner, encore

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Née à Bayreuth en 1978, fille de Wolfgang Wagner, Katharina Wagner est Directrice artistique du Festival de Bayreuth (depuis 2015), Directrice générale de Bayreuther Festspiele GmbH et Directrice générale de BF Medien GmbH, filiale du Festival.
Elle vient d'être nommée aussi membre du Conseil universitaire de l'Université de musique de Nuremberg à dater du 1er avril 2021.

C'est au Conseil de l'Université qu'il revient de prendre les décisions relatives à la planification du développement, la structure de l'université, l'approbation du règlement de base, l'établissement de nouvelles filières, et de répondre aux questions de fond ou plus ponctuelles telles que le budget ou l'élection du président et des vice-présidents.
Il est composé de neuf membres élus par le Sénat, issus en proportions égales des milieux scientifiques, artistiques, économiques et professionnels.

 

Lucas Pohle, de Leipzig à Bayreuth

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Depuis le 1er avril, Lucas Pohle (°1986), Cantor à l'église St-Nicolas de Leipzig, a succédé à Mareile Krumbholz au poste de professeur d'orgue (spécialisation en improvisation et orgue de service) à la Hochschule für evangelische Kirchenmusik de Bayreuth.

Lucas Pohle pose ses premières bases musicale avec Johannes Arnold à Ebersbach. De 2004 à 2008, il fréquente la Hochschule für Kirchenmusik de Dresde pour devenir musicien d'église de grade B (orgue : Martin Strohhäcker) et y obtient son diplôme avec distinction. De 2008 à 2010, il se consacre à un master à l'Université des Arts (UdK) de Berlin (orgue : Paolo Crivellaro ; improvisation : Wolfgang Seifen) et passe avec succès les examens de concert en matières d'interprétation de la littérature pour orgue (2012, Leo van Doeselaar) et d'improvisation (2013, Wolfgang Seifen). Suit encore un troisième cycle en clavecin (2014-15) avec Raphael Alpermann à la Hochschule für Kirchenmusik de Dresde.
En 2012, il remporte le 3e Prix et le Prix du public au Concours d'orgue du Fugato Festival Bad Homburg. Il a suivi aussi les classes de maîtres de Jon Laukvik, Wolfgang Zerer, Ben van Oosten, Olivier Latry, Jaroslav Tůma, Pieter van Dijk et Martin Schmeding.

Soliste, organiste de continuo, il donne des concerts en Allemagne et à l'étranger et participe à des enregistrements (CD et radio).

À partir de 2010, il est Cantor à Crostau, Kirschau et Schirgiswalde. À Crostau, il monte la série de concerts sur l'orgue Silbermann de 1732 -dont il initie et supervise la restauration en 2016. Conférencier, il ouvre à la littérature d'orgue et l'improvisation à la Kirchenmusikhochschule, et à la basse continue à la Hochschule für Musik Carl Maria von Weber de Dresde.

C'est en 2020, qu'il succéde à Jürgen Wolf comme Nikolaikantor.

Le Prix Goyer Mécénat Musica à Nicolas Ellis

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Le jeune chef Nicolas Ellis (29 ans) vient de remporter le Prix Goyer Mécénat Musica (125 000 $) accordé à un « artiste collaboratif émergent ».

Le prix porte le nom de Jean-Pierre Goyer, ex-Président du Conseil des Arts de Montréal et de l’Orchestre Métropolitain,  en hommage à ses contributions à la musique, aux arts et à la culture à Montréal, au Québec et au Canada. Un jury composé de six membres évalue les candidats au fil du temps alors que les candidats ignorent que leur  candidature est à l’étude. 

Nicolas Ellis, fondateur de l’Orchestre de l’Agora, avait déjà remporté la Bourse de carrière Fernand-Lindsay d’une valeur de 50 000 $ en 2017 et, en 2015, le Prix Heinz Unger.

Détenteur d’une maîtrise en direction d’orchestre complétée sous la direction d’Alexis Hauser à l’École de musique Schulich de l’Université McGill, Nicolas Ellis a été chef assistant en résidence de l’Orchestre Symphonique de Québec pendant trois ans. Il est aussi collaborateur artistique de l’Orchestre Métropolitain dont il dirige des concerts au titre de chef invité, comme c'est le cas aussi avec d'autres orchestres.